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Surprise fus-je hier de voir tomber la neige, vu que je n’avais pas regardé la météo..

En ce moment, j’hiberne. Oh bien sûr, je vais au cours de yoga et à la piscine. Mais, ouh lala, que j’ai froid !! J’ai tout le temps froid. Alors que fais-je ? Je sors ? Je plonge dans la généalogie ?

Lorsque j’étais jeune, dans la fougue de mon impatience (qualité héritée de tous les miens (sauf ma mère) et que je m’évertue maintenant à étouffer), j’avais remonté à toute allure les quatre branches principales. Or, l’une d’entre elles (ancêtres auversois) révèle un fils de père inconnu, ce qui était courant autrefois, pour le malheur de nos mères et des enfants d’icelles.

Je fais ici une parenthèse : depuis que je me suis re-penchée beaucoup plus minutieusement sur ma lignée d’Auvers, j’ai pu constater qu’une large majorité de mes ancêtres est de ce village! Moi qui depuis toujours me clame chti, Belge et Suisse! Pf ! Eh bien pas du tout : la majorité de mes ancêtres est auversoise !! Mon plus ancien ancêtre connu, Enguerrand, y est décédé avant 1499 !

Heureusement, au fil de mon enquête, je viens de découvrir qu’un peu de sang neuf a été apporté à ces gens-là – mes gens – sang venu de Seine-et-Marne, du Jura et même de Savoie ! J’adore, oui, j’adore ça, vraiment !! Découvrir une information, un détail, un élément qui me met sur la piste non pas de leur état-civil (peu m’en chaut),  mais de ce qui fut, sans doute, leur quotidien.

Ainsi, dans les pas de mon arrière-grand-mère Valentine, découvre-je petit à petit des histoires tellement différentes de celles à laquelle ma généalogie paternelle m’a habituée !

Du côté de l’histoire familiale de mon père, une Julie miséreuse, fille-mère, rejetée. Une Julie de la honte. Une Julie qui, pour ma famille, n’a jamais existé. Une enquête longue (toute ma vie, en somme), avant de la réhabiliter, et peut-être me réhabiliter moi-même, tant je l’ai toujours sentie en moi.

Du côté de Maman, sur le même air (naissances hors-mariage, précarité, fils morts trop jeunes), une chanson si différente ! Des femmes, mes femmes, la tête haute, le regard droit, jamais battues, toujours rebelles !

J’en suis soufflée.

Celle-ci, née en 1798, s’appelait Marguerite, Victoire (ça ne s’invente pas). Deux fils sans père, si on veut..  Car le père était là, à ses côtés. Le père et puis bien d’autres ! Des hommes, elle en a eus. Elle devait être séduisante, aimable : elle s’affichait avec, les registres en témoignent. Là, la voilà qui vit avec un homme marié !

Fi du regard des autres ! C’était pourtant en 1818 !!

Valentine, 20 ans en 1900, qui se pavanait avec son ventre rond et ses cheveux défaits comme le font les femmes de mauvaise vie, ma Valentine, elle avait de qui tenir, non ? Digne descendante d’une Marguerite qui aimait les hommes, qui aimait l’amour et ne s'en cachait point!!