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Il y a eu le décès d’Hélène (la mère du père de mes filles, dont je suis divorcée), puis celui de la femme avec qui mon ex a vécu quelques temps, assez pour faire beaucoup de mal (j’excelle dans le rôle de victime, il va falloir que je remédie à ça).

J’ai eu besoin de poser des mots, je l’ai fait.

Après quoi j’ai déposté, reposté, déposté, reposté. Une de mes grandes spécialités.

J’oublie parfois que vous me lisez - que vous me faites la grande faveur de me lire - ce dont je vous remercie infiniment. J’oublie que vous essayez de suivre, ce qui n’est pas une mince affaire. Je vous prie donc de m’excuser pour mes postages intempestifs, mes sautes d’humeur, et de manière générale mes comportements quelque peu impulsifs. Je vais essayer de me calmer (tout un programme).

Je remercie chaleureusement tous ceux qui commentent et qui me permettent ainsi de mieux me rendre compte de ce qui cloche chez moi (LOL).

 

La femme dont j’ai parlé hier est partie, comme on dit pudiquement. Qu’elle soit en paix.

Sa fille est bien jeune, bien jeune et bien mature aussi, comme j’ai pu le constater une fois encore lors de notre échange d’hier. Il est des situations où l’on n’a pas d’autres choix que d’être le parent de ses parents.

J’ai parlé également avec mes filles. Deux enterrements coup sur coup, c’est bouleversant. On réagit comme on peut, du boire un petit coup c’est agréable aux crises de larmes intempestives.

La colère aussi, l’agressivité.

Avez-vous remarqué le nombre de souffrances tues qui, souvent, dans ce contexte, remontent à la surface? Les rancoeurs, les cris? Comme si d’un seul coup, on se sentait le droit de tout lâcher. Combien en ai-je vu, des familles qui explosent et se dispersent à la suite d’un tel drame. À commencer par la mienne, qui a failli. Oh, pas de mon fait, pas de danger, je vis au pays des bisounours, j’aime tout le monde dans un monde qui n’existe pas (ça aussi il faudrait que ça change).

 ღ˛° 。* °ღ ˚

Il y a eu les cours de yoga. Beaucoup de mal à me concentrer. Ça m’énerve quand je suis comme ça, j’ai l’impression que mon cours est gâché, et du coup, pas envie d’y aller.

Et puis mardi, cinq minutes avant l’heure où j’étais censée partir, une copine du cours me téléphone, me demande si j’accepterais de passer la prendre puis de la raccompagner après le cours car elle ne se sent pas bien et son mari serait rassuré qu’elle n’y aille pas seule.

Petit sourire dans ma tête. Ah, tu voulais sécher le cours ? Raté ! Ah, ah, tu voulais t’enfermer dans ta tour d’ivoire ? Re-raté !

Merci la vie, souvent tu sais ce qui est bon pour nous.

On a fait la Salutation à la Terre. Je ne connaissais pas. Ou bien j’ai oublié.

J’ai adoré.

 ღ˛° 。* °ღ ˚

Il y a eu les fous rires. J’en ai beaucoup ces jours-ci, vous savez, de ceux dont on dit "C’est nerveux". C’est dommage que je ne puisse tout vous raconter pour vous faire rire aussi (je voudrais bien réussir à appliquer la parole impeccable, c’est-à-dire ne pas déblatérer sur les autres, fussent-ils toxiques. Déjà, rien que de dire ça, c’est trop, non ?)

Bref. Les fous rires.

Hier soir, avec ma fille aînée au téléphone (elle m’a dit Maman, merci-merci-merci-merci pour ce fou rire!) mais aussi lundi, salle d’attente chez mon médecin. Il y avait du monde, et même pas sa musique que j’adore (CD ramené d’Inde, m’a-t-il répondu le jour où je lui ai posé la question). Du coup, comme je ne pouvais pas fermer les yeux en planant, j’ai fait comme tout le monde, j’ai pris mon portable et je me suis mise à écrire à mon fils. Or, comme la plupart le sait (à part ma cousine qui vit dans le Limousin au milieu des chevaux (les siens) sans téléphone, sans télévision et sans internet), quand on commence à écrire certains mots, des trucs automatiques se placent dans la phrase, si bien qu’à la fin ça donne des trucs tout-à-fait bizarres. C’est au bout de dix minutes de ce petit jeu que le fou rire est monté. C’était horrible. Je ne pouvais quand même pas me mettre à me marrer toute seule! Déjà que ma réputation dans le coin est limite (ça m’arrive souvent de rire toute seule en marchant) (oui, j’aime bien penser à des trucs marrants et me raconter des bonnes blagues)! J’avais beau me pincer les lèvres en cherchant quelque chose de triste à me mettre dans la tête, pas moyen! Comme par hasard, c’est tous les fous rires sans queue ni tête que j’ai eus dans ma (déjà) longue vie qui me venaient! Je n’ai plus eu qu’à baisser la tête et à me faire la plus discrète possible!

ღ˛° 。* °ღ ˚ 

Il y a eu le texte d’hier. " Ça sent le vécu ", certes, mais pas par moi ! C’est quelque chose qu’on m’a raconté et comme d'hab, j'ai brodé.

Moi, vous savez, je suis une femme ben’ordinaire. Mes goûts sont d’un banal! Un homme, de sexe masculin (impératif), de mon âge ou plus vieux, tout seul (ni avec sa femme, ni avec une autre femme ou un autre homme ou un poisson rouge), non, rien que lui, sans gadget d’aucune sorte.

Quant à la ceinture, qu’il la pose gentiment sur le dossier de la chaise.

 

Je vous promets d’essayer de tout faire pour que mon blog reste digne du nom que je lui ai donné (quant à l'objectif du blog précédent - devenir zen - j'ai laissé tomber!).

Je vous souhaite une bien douce journée.

  (- ̮-)
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