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Lorsque nous sommes entrés dans la cathédrale, des chants s’élevaient. Surprenant dans une église où on a plutôt tendance à chuchoter. Célébrait-on une messe ?

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À y porter plus d’attention, ce n’était pas du Français, pas du latin non plus. Des voix graves et chaudes, de l’espagnol peut-être, ou de l’Indien, de l’Indien d’Amérique. Le chant nous accompagnait tandis que nous marchions dans la cathédrale, nous enveloppant de chaleur, de vibrations qui tombaient autour de nous comme des fleurs.

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Le ruban sonore empruntait les voies principales de la nef, remontait sur les bas-côtés, s’entortillant autour de la chaire, se dirigeant vers le chœur pour aboutir en déflagration lumineuse dans nos oreilles, notre respiration, chacun de nos pas.

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Puis, d’un seul coup, ils étaient là: une famille entière, dix personnes au moins, les cheveux très noirs, les mains serrées sur un châle ou simplement l’une contre l’autre. Leur chant terminé, l’un après l’autre, du plus vieux des adultes au plus jeune des enfants, ils sont allés, avec un infini respect, baiser les pieds de St Antoine de Padoue qu’ils venaient de prier.

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