Quelques jours avant Noël, j’ai eu envie de me faire couper les cheveux. Je n’en avais pas besoin, étant donné que j’étais allée chez le coiffeur récemment, mais je ne sais pourquoi j’ai éprouvé ce désir. Il paraît qu’il faut apprendre à s’écouter..

Il faut savoir que j’ai toujours aimé les cheveux, les cheveux longs, veux-je dire. Quand j’étais gamine, je rêvais d’une chevelure infinie, descendant jusqu’aux pieds.. Je rêvais de n’être habillée que de mes cheveux. J’avais d’ailleurs de beaux cheveux longs, que je tressais souvent (j’attachais les nattes autour de ma tête).

Savez-vous que les femmes ne portent leurs cheveux épars que depuis peu ? Autrefois (pas si vieux puisque ça date de l’époque de mes grands-mères), seules les filles de mauvaise vie lâchaient leurs cheveux. Les autres, les "bien comme il faut", ne détachaient leurs cheveux pour la première fois que dans l’intimité de la nuit de noces. Je trouve que c’était un bien joli cadeau pour leur mari.

Mais bref, pour en revenir à mes cheveux, j’ai toujours eu avec eux un rapport particulier. Quand j’étais jeune je les coupais rageusement chaque fois que je ne pouvais pas exprimer quelque chose ou que j’étais en colère. Et avec un père comme le mien, c’est arrivé quelques fois. La première, à 17 ou 18 ans, j'avais les cheveux dans le dos, cinq minutes après je ressemblais à un Du Guesclin avorté. La tête de ma mère! Mon père sans se démonter avait tenté d’arranger les dégâts. Ça, mon père, ce n’était pas un homme à qui on pouvait dire non. Ni quoi que ce soit d’autre, d’ailleurs.

Pour en revenir à Noël dernier, me voilà donc avec l’envie de ressembler à Demi Moore dans "À armes égales". Mais franchement, je n’ai pas eu le cran. Sur les photos de famille, ça aurait fait bizarre! Et je ne vous dis pas la tête de mes enfants! Déjà qu'ils ont tiqué alors que je ne suis même pas chauve !

Eh bien vous savez quoi ? J’adore ma nouvelle coupe.

Près du crâne, près du corps.

Près de moi.

Voilà.