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Un peu de silence ..

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8 janvier 2026

Où sont les neiges d'antan?

 

.. demandait Délia ici..

 

Réponse : en Île-de-France !

 

Ici, dès qu'il tombe trois gouttes tout est paralysé, tellement c'est rare et inhabituel, alors 9 cm de neige, je ne vous raconte même pas!

Mais c'est tellement joli !

 

❤♥●•٠·˙. ˙·٠•●♥❤

 

PS À Noël on a fait la connaissance de l'amoureuse de mon petit-fils.

Outre le fait qu'elle est dotée d'une très grande qualité (elle adore la photo), c'est une jeune fille charmante. Elle m'appelle spontanément "Mamy" et depuis qu'on s'est rencontrées, elle m'envoie des messages et des photos..

 

Que la vie est facétieuse ! Moi qui attendais une nouvelle petite-fille en 2025, je l'ai eue! Ce n'est pas celle à laquelle je pensais, voilà tout ! 

 

 

Très belle journée à vous !

 

 

La vie de tous les jours

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2 janvier 2026

Bonne année 2026 !

(image chipée à Saby)

 

Je vous souhaite une bonne et heureuse année 2026

et une bonne santé, notre bien le plus précieux !

 

J'espère que tout va bien dans votre vie, ou en tout cas pas trop mal !

Pour ma part le réveillon n'a finalement pas eu lieu pour cause d'incident que je vous narre illico : l'amie de mon petit-fils, en revenant de Paris mercredi 31, s'est fait voler son portefeuille dans le métro, avec ses cartes de crédit et tous ses sous .. Le jeune couple est allé porter plainte, complètement sonné … Ils étaient tellement choqués qu'ils ont annulé le dîner de réveillon qu'ils étaient censés préparer …

Bien sûr j'ai été déçue (chose que je n'ai pas dite), car maintenant je ne sais pas du tout quand on pourra se revoir. Mais ça fait partie des "surprises" de la vie !

Le principal est que ça n'ait pas été une agression plus grave !

Bonne soirée à vous mes loulous !

 

❤♥●•٠·˙. ˙·٠•●♥❤

 

PS Neigera ? Neigera pas ? Aujourd'hui en Ile-de-France on a eu une espèce de bébé-neigeouille qui fondait à peine arrivée au sol … Mais qui mouillait quand même !

À suivre !

 

 

Catégorie Entre nous

31 décembre 2025

Le bonheur est un papillon

 

Bonjour mes loulous,

Un petit mot en ce dernier jour de l'année 2025.

Je sais que pour certains et certaines d'entre vous, ces derniers jours s'éteindront sans regret, dans l'attente d'une année nouvelle plus clémente et plus douce…

De mon côté, ce soir, on prend (presque) les mêmes et on recommence. La grande manquera à l'appel (elle réveillonne avec des amis) et cette fois c'est chez ma cadette qu'on se réunira.

Que ce soit entouré-e ou seul-e, dans la joie de la fête ou la sérénité d'une douceur tranquille, je vous souhaite une très jolie soirée.

 

Que ces mots de Nina vous portent vers l'année nouvelle !

 

Le bonheur est un papillon ♪♫

¸.*
¸.•´¸.•*¨) ¸.•*¨)
(¸.•´ (¸.•´ .•´ ¸¸.•`¨•

♥

 

 

Nina chez Délia (Des hirondelles et des papillons: 19/12: Bonheur)

 

✿◠‿◠)˙·٠•●♥❤

 

 

 Catégorie Entre nous

29 décembre 2025

Ça sent l'amour!

 

Lorsque j'offre des vêtements à mes enfants, j'ai l'habitude de les laver avant (les habits, pas les enfants) pour qu'ils puissent les porter directement.

Dans le paquet, j'ajoute le petit mot : Lavé avec amour

Mon petit-fils de 22 ans, reniflant le jean que je viens de lui offrir (en plus, il adore l'odeur de ma lessive) :

"Hm ! Que ça sent bon ! Ça sent l'amour!"

 

Les photos sont de l'amie de mon petit-fils.

Elle est passionnée ! on va bien s'entendre !

 

 

Catégorie La vie de tous les jours

23 décembre 2025

Attendre (Calendrier de l'Avent, 23)

 

J'ai passé ma vie à attendre.

Les câlins de ma mère d'abord.

Petite, je lui réclamais inlassablement : des câlins, des bisous, des câlins et des bisous. Maman ne savait pas les donner, peut-être parce que personne ne lui avait montré, ou peut-être pour une autre raison, ça n’a plus d’importance maintenant.

Je la prenais dans mes bras, tout le temps, sans me lasser, dans l’espoir insensé qu’elle allait me serrer contre elle. Maman me disait "Arrête de faire la meule!" (réclamer incessamment quelque chose).

Ah ? Ben comment tu fais pour dire ce que tu veux si tu ne dois pas réclamer ?

Là où un seul Non a suffi à ma sœur pour ne plus jamais rien lui demander, moi je continuais ..

 

Le Prince Charmant ensuite.

Ah ! Le Prince Charmant ! L'amour, les sentiments !

Déjà, rien que le mot est magnifique ! Et puis les sentiments, c’est la seule véritable spontanéité incontrôlable : la souffrance ou la jalousie qui poignarde le plexus, la joie, le désir qui fait battre le cœur et vous coupe le souffle. On ne décide pas de ressentir des sentiments, ce n'est pas quelque chose qui s'atténue, s'annule, s'évite, se rejette. Les sentiments s’imposent et on doit vivre avec. Même si certaines personnes croient avoir du pouvoir sur ce qu’elles éprouvent, même si elles s’empêchent de se laisser submerger, moi je crois qu’au final, ça leur revient comme un boomerang.

En tout cas pour ma part j’ai décidé de me laisser faire, comme une poupée de chiffon. Quand je les sens m’envahir, je ne me défends pas. En plus, je suis une ressenteuse née. Maman disait toujours que ce que je ressens se lit sur mon visage. Eh oui, je suis une nana lisible.

C'est bizarre d'ailleurs l’image que je peux donner : fofolle, mais aussi forte et posée.

Ce n’est pas tout à fait faux, notez.

Mais c'est tellement pas vrai, notez aussi. On m’a tellement souvent dit que je suis solide.. Solide ! J’en déménagerais sur une autre planète. Ce n’est pas parce qu’on ne peut s’appuyer sur personne qu’on a besoin de personne, croyez-moi.

 

Plus tard, j'ai attendu l'Amant.

L'Amant. Voilà quelque chose de palpable. J’étais remplie, au sens littéral du terme. J’étais remplie, mais dès que ça s’arrêtait j'attendais encore. Quoi ? Je ne savais pas. J’étais amoureuse, pleine de désirs..

Mais j'étais aussi pleine de vide. Un vide intersidéral.

Je me rappelle un jour, mon amant venait de partir. Je me suis adossée contre le mur, comme en état de choc. J’étais littéralement vidée de quelque chose, mais je ne savais pas de quoi. J’ai glissé le long du mur sans m’en rendre compte, je me suis retrouvée assise par terre, avec ce truc qui béait sur le monde. Il fallait que je referme tout jusqu’à ce qu’il revienne, mes yeux, mon cœur, mon corps, tout.

Je n’y survivrais pas.

Bien entendu j’y ai survécu, mais uniquement à ce prix. Me remplir, me remplir "d’amour".

Enfin, ce que j’appelais l’amour, ce qu’on appelle l’amour.

 

Maintenant, beaucoup plus modestement, j'attends de voir ma petite-fille.

Ça n'a aucun sens.

Au lieu d'être obsédée par ça je ferais mieux d'avoir hâte de faire la connaissance, demain, de l'amoureuse de mon petit-fils.

C'est quand même à nous, sa famille maternelle, à moi, sa grand-mère, qu'il a choisi de la présenter en premier.

C'est énorme !

Et moi je suis là, à attendre … des photos de la petite qu'il faut que je réclame chaque jour ?

Allons, allons, Ambre, laisse-les donc tranquilles !

Concentre-toi sur les petits bonheurs que tu as là, sous les yeux, devant toi !

 

 

Je vous souhaite, à chacun et à chacune,

un très Joyeux Noël,

dans la paix, dans l'amour et dans la félicité !

 

 

(¯`•.•´¯) (¯`•.•´¯)
*`•.¸(¯`•.•´¯)¸.•´
                                             `•.¸.•
´         Joyeux Noël !

 

 

Catégorie Entre nous

 

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21 décembre 2025

NOIR (Calendrier de l'Avent, 21)

Deauville, 1957

 

Est-ce possible que cette femme m’ait câlinée ?

C’est curieux, je n’en ai aucun souvenir. Pourtant, elle était "mère au foyer", Papa travaillait à l’extérieur, mais c’est lui que je vois s'occuper de nous, omniprésent. Pas tendre, certes, mais là.

Là.

De Maman, quels souvenirs ?

Je ne la vois pas..

Rien, rien. Une ombre.

Une ombre que je serre dans mes bras. Qui garde les siens ballants.

Une ombre qui m’abandonne à l’école. Je cogne contre la porte fermée. Mes cris, mes larmes. Et rien.

De Maman, rien.

Ah si peut-être .. elle tricotait.

Les yeux, les mains, le cerveau occupés, anesthésiés,

que voulais tu donc fuir, ma maman tricoteuse, rang après rang, bien protégée ?

la mort de ton père ? mais tu ne t’en souviens pas, tu n’avais que quinze mois..

Que ta mère t‘ait laissé partir sans même te regarder ?

Tes sœurs, elle les a gardées près d’elle, mais toi.. toi tu as grandi au loin pendant seize années ..

T’as toujours fait comme si ..

Avec ton boulet au cœur, sans rien dire, rien. Jamais.

Ramassée sur toi, cadenassée.

Rang après rang, bien protégée.

Septembre 2009

 

•.¸¸.•*`*•.¸¸♥

 

Franceville, 1965

 

Maman avait un pull noir.

En fait, elle tricotait beaucoup. Elle ne savait pas coudre de vêtements mais elle tricotait tous les pulls de la famille. Au fur et à mesure qu'on grandissait les pulls étaient détricotés, il s'agissait ensuite que je tienne les écheveaux face à elle pour qu'elle en fasse une belle pelote qui lui servirait pour de nouveaux pulls, de nouveaux gilets.

 

Maman avait un pull noir.

Elle avait fait le même pour Papa.

Pour ma sœur et moi, elle tricotait souvent le même modèle.

La dernière personne pour laquelle elle a tricoté, c'est ma grande. Elle lui avait même fait une gigoteuse orange ! Ma couleur fétiche à l'époque !

 

je préfère vous montrer ma fille

dans une jolie robe jaune tricotée par sa grand-mère

 

Aujourd'hui, je me dis..

 

 

Quand Maman tricotait,

c'était sa façon de nous aimer .. 

 

 

 

Catégorie Entre nous

 

 

19 décembre 2025

Tout va bien !

 

Je ne pensais pas que ce serait aussi dur d'être privée de voir ma petite-fille. Ma magnifique petite-fille. En plus d'être belle, elle est sage !

J'ai la sensibilité à fleur de peau et les larmes au bord des yeux.

 

À part ça

 

Cette année le réveillon se passera avec mes filles et avec l'aîné de mes petits-fils et sa copine (on va faire sa connaissance à cette occasion).

Les deux autres garçons seront dans leur famille paternelle.

 

Et vous ?

Quels projets pour Noël ?

 

PS J'ai perdu du ventre. Ah ! Je savais bien que je faisais une couvade !

PS2 Je viens d'avoir ma grande au tel. Elle m'a parlé de sa frustration de ne pas voir le bébé (et de la colère qui revient). C'est fou, je croyais être la seule à être triste..

Alors on a partagé nos frustrations.

Ça ne l'a pas empêchée d'acheter quelque chose pour le bébé et quelque chose pour la maman.

"Tu offres quelque chose à la femme qui t'empêche de voir ta nièce ?" s'est exclamé une de ses collègues.

Eh oui.

Telle mère telle fille ! J'ai un peu tendance à être comme ça aussi ..

 

Bonne soirée les loulous !

 

(¯`*´¯)
`*.¸.*

¸.*¨ ¸.*¨)
(¸. .´ ¸¸.`¨
*

avec le premier de mes petits-fils

 

Catégorie Humeur du jour

14 décembre 2025

COCON (Calendrier de l'Avent, 14)

16 novembre 2025

À l'occasion d'un "calendrier de l'Avent" proposé par Anne (Blogallet)

 

Tout d'abord, il faut que je vous explique que j'ai eu le grand bonheur d'avoir des petits-enfants dans les années 2000.

Pour chacun des trois, ma cadette m'avait prévenue dès les premières contractions.

Après chacun des accouchements, mon gendre m'avait appelée, me taquinant : "Ouiiiiii ? Qu'est-ce que vous voulez savoir?" au lieu de me dire tout de suite si le bébé se portait bien, si tout s'était bien passé…

Sauter dans mes chaussures, aller à la maternité le jour même pour voir le bébé et le visage tout fatigué mais ô combien béat de ma fille.

Clic clac, photo avec le petitou dans les bras et/ou avec les autres grands-parents.

Rien de si différent, finalement, de ce que j'avais connu à mes propres accouchements.

Mon père avait eu cette même hâte de connaître ses petits-enfants puisque la naissance de mon aînée a signé la fin de la période où il me faisait la tête pour avoir quitté son giron.

Quant à la naissance de mon fils, il se tenait déjà à la porte de la clinique alors même que mon bébé n'avait pas encore ouvert les yeux sur ce monde.

Pourquoi vous raconte-je cela ?

Parce qu'assez rapidement, la Gazelle m'a annoncé qu'ils ne voulaient aucune visite à la maternité.

Vous connaissez le sketch de Muriel Robin, "Noir, noir??"

Ben voilà.

(moi) "Un instant. (Bouuuuuuuuuuh !) Tu disais ?"

 

La chance que j'ai eue, c'est d'être prévenue suffisamment tôt pour avoir le temps de me faire à l'idée … C'est leur choix après tout (me disais-je entre deux larmichettes), ils ont envie de vivre ça tout seuls, tous les deux, dans leur petit cocon.

Mais j'avoue que ….

"Un instant. (Bouuuuuuuuh !) Tu disais ?"

 

Assez rapidement je m'en suis ouverte à ma sœur qui m'a avoué à cette occasion que ça s'était passé de la même manière avec son dernier petit-fils qui a un an : elle l'a vu pour la première fois 15 jours après la naissance et n'a pas eu le droit d'y toucher !

Ah ? Pas le droit d'y toucher ?

"Un instant. (Bouuuuuuuuh !) Tu disais ?"

J'ai essayé de me rappeler.

Avais-je ressenti cela avec mes petits ? Est-ce que ça m'embêtait qu'on les touche ?

Je ne crois pas. Pourquoi ça m'aurait embêtée qu'on les touche ?

Pour les microbes ? Mais les parents, grands-parents, ils savent quand même un peu comment se comporter avec un nouveau-né, non ?   

En tout cas, après la naissance de son 3e, ma cadette est venue s'installer chez moi pendant huit jours avec ses petits au sortir de la maternité, et ça ne lui a posé aucun problème qu'on les touche et qu'on s'en occupe ! Au contraire !

Si bien qu'il y eut ce genre de scènes :

Je retrouve le paquet de céréales intégralement renversé dans les deux pots de chambres des grands (2 et 4 ans). Je me tourne vers eux : "Qui a fait ça ?"

Les deux, d'une même voix, pointant leur petit frère de 5 jours dormant dans son couffin : "C'est pas nous ! C'est lui !"

 

Puis il y a eu mon fils au téléphone qui m'apprend qu'on ne se reverra pas avant … janvier (la naissance est prévue mi-décembre).

"Un instant. (Bouuuuuuuuh !) Tu disais ?"

Une heure après j'y pensais encore, je l'ai rappelé, je lui ai dit "Tu ne veux pas me voir ? Tu ne veux pas qu'on touche à ton bébé ?"

Non ce n'était pas ça du tout, c'est juste qu'ils veulent vivre cela tous les deux.

Dans leur petit cocon.

Ils ne savent pas encore, les jeunes, à quel point un tout petit change la première année, et que ce dont ils nous privent ne se rattrapera pas ..

Je suis passée par tous les états d'âme, coupable, triste, frustrée, avais-je fait quelque chose de mal ?

Et je me suis mise à en parler autour de moi. Stupéfaction : je ne suis pas un cas isolé !

L'une des femmes à qui c'est arrivé a eu le droit pour sa première petite-fille – sa première petite-fille ! – qui a maintenant 8 ans, à un quart d'heure à la maternité avec interdiction de toucher au bébé et ensuite, la petite avait 3 mois ! Elle avait pleuré pendant des jours en se demandant ce qu'elle avait bien pu faire de mal !

Sa première petite-fille en plus ! La pauvre !

Finalement, j'ai eu de la chance avec mes trois premiers petits-enfants !

J'ai aussi regardé sur internet, parce que tout cela finissait par m'intriguer, et j'ai découvert que c'est l'attitude adoptée par la plupart des nouveaux parents. Il y a même certaines maternités qui interdisent les visites !

 

J'ai fini par accepter.

Que je puisse voir ce bébé tout de suite ou pas, est-ce si grave ?

Ce qui compte, c'est que TOUT AILLE BIEN*.

Que mon fils aille bien, que sa compagne aille bien, que le bébé aille bien.

Tout le reste, ma foi ..

 

*Mes filles et mes petits-fils ne sont pas d'accord ! enfin si, ils sont d'accord que ce qui compte c'est que tout aille bien mais ils trouvent étrange cette lubie des nouveaux parents, "C'est zarbi, ça s'fait pas !"

Quant à ma grande, après s'être enfermée dans sa colère contre le jeune couple pendant tout le temps de la grossesse, clamant haut et fort "Et comment je vais faire partie de la vie de cette enfant si on n'a pas le droit de la voir ?" a fini par dire à sa belle-sœur ce qu'elle avait sur le cœur (ce qui a eu pour effet de désamorcer sa colère).

 

 

☼*´¨`*•.☼*´¨`*•.☼*´¨`*•.☼

 

(photo du net)

 

"La crevette" est née, elle est MA-GNI-FI-QUE ! 

Tout s'est bien passé.

Belle soirée à vous ♥

 

(¯`*´¯)
`*.¸.*

¸.*¨ ¸.*¨)
(¸. .´ ¸¸.`¨
*

 

Catégorie Journal du bébé

 

9 décembre 2025

Ah bon, tu avais un petit ami ?

À l'occasion d'un jeu proposé par Anne de Blogallet.

CLIC

Toutes douces les températures d'aujourd'hui ! Quel plaisir de marcher sous un immense ciel bleu !

On a un hiver bien printanier, pas vrai ?

Alors sinon, le mot du jour est "question".

Oui, je sais, j'en ai sauté plein, je me suis contentée d'écrire dans ma tête.. Je n'ai le temps de rien, au contraire de mes hanches les journées s'amenuisent sans que j'y comprenne quoi que ce soit !

Tiens ça me fait penser à la chanson d'Adamo, "Laisse mes mains sur tes hanches", vous la connaissez ? Ma mère adorait Adamo, elle écoutait ses 45 tours sur le pick-up dans la cuisine, en faisant la vaisselle .. Comme moi, en somme! Enfin, l'inverse, plutôt !

Question, donc.

Ça, c'est une chose qu'on m'a souvent dite, que je (me) pose trop de questions. Et qu'on continue de me dire, d'ailleurs.

Je ne comprends pas pourquoi, personnellement je ne me trouve pas spécialement curieuse, enfin je me trouve normale quoi.

Comment fait-on, quand on s'intéresse aux gens et aux choses, pour en savoir plus sans poser de questions ?

Tant pis si je suis la seule personne à le penser, mais pour moi, la curiosité est une grande qualité. Si je n'étais pas née curieuse, je n'aurais pas passé mon temps à questionner tout mon entourage et en particulier mes grands-mères. Et comment saurait-on tout ce qu'on sait sur ma famille maintenant qu'ils ne sont plus là, hein, je vous le demande ?

Sans parler de ma frangine qui a tout oublié, "les mauvais souvenirs avec les bons" comme elle dit, s'il avait fallu compter sur elle qui ne pose aucune question et ne se souvient de rien..

Bref, la plupart des gens me trouvent curieuse (alors que je suis juste normale).

En fait, c'est une question de personnalité je crois.

Sur mes trois enfants, seule ma grande me comprend. Enfin je veux dire, je peux lui poser toutes les questions que je veux, elle ne trouve pas que c'est de la curiosité. D'ailleurs elle passe son temps à me raconter sa vie (avec les petits détails, comme dit mon fils) et j'adore ça. J'adore qu'on me raconte sa vie.

Si je devais compter sur mes deux autres enfants ! Alors eux deux c'est plutôt le genre, on te met devant le fait accompli.

Par exemple ma cadette m'a présenté celui qui deviendrait le père de mes petits-enfants en même temps qu'ils m'ont annoncé la date des fiançailles.

Ah bon, chérie, tu avais un petit ami ?

Bref, donc, la curiosité est une grande qualité et poser des questions, c'est bien.

Encore que .. je me laissais aller à ma nature profonde (ma curiosité normale) vis-à-vis de mes petits-enfants (qui sont tous majeurs maintenant) quand je me suis dit, Ohla ! Faut peut-être que t'arrêtes de les saouler avec toutes tes questions, ce sont de jeunes adultes, ils n'ont sûrement pas envie de subir des interrogatoires de leur vieille grand-mère ! (J'avoue que parfois, je ne sais pas forcément où est la limite – avec ma fille aînée, tout comme autrefois avec ma mère, on parle de "tout")

Et donc je me suis mise à faire attention à ne plus trop les questionner.

Pour rien ! Ils me racontent d'eux-mêmes leurs petites histoires ! Surtout le plus jeune, qui comme vous vous en rappelez peut-être, a une vie amoureuse bien remplie ..

Bon, voilà.

Et vous, vous en pensez quoi de tout ça ?

Êtes-vous curieux/curieuse ?

Pour vous c'est une qualité ou un défaut ?

Aimez-vous qu'on vous pose des questions ou cela vous gêne-t-il ?

 

 

Je vous souhaite une belle soirée !

 

☼*´¨`*•.☼*´¨`*•.☼*´¨`*•.☼

 

Catégorie Entre nous

4 décembre 2025

Recherche (Calendrier de l'Avent, 4)

Jeu proposé par Anne de Blogallet

Recherche du "grand amour", recherche du bonheur ..

On passe notre vie dans cette quête, non ?

Parfois, je me demande si on n'était pas plus heureux avant.

Enfin, quand je dis avant, je veux dire, il y a longtemps. Quand on ne le cherchait pas, le bonheur.

On avait trop de choses plus urgentes à faire. Travailler, prier, remercier d'avoir de quoi manger ..

De toutes façons, "le grand amour" n'était pas de rigueur. C'était même fortement déconseillé.

Après tout, il ne s'agissait pas d'être heureux en amour, encore moins de prendre son pied (quelle horreur !), mais de faire des enfants, des enfants, des enfants.

Valait mieux en effet, si on voulait qu'au moins un ou deux arrive à l'âge adulte !

Finalement, la vie d'alors est tellement éloignée de notre manière de penser que l'on ne saura sans doute jamais si les gens étaient heureux.

Sans doute même la notion de bonheur telle qu'on l'évoque de nos jours leur échappait complètement !

Peut-être nous est-il impossible de comprendre à quel point nous ne comprenons rien à ces gens d'autrefois. Comment pensait-on, agissait-on, parlait-on ?

Déjà, il m'arrive de m'imaginer que mes grands-parents, nés dans les années 1900, reviennent à la vie, notre vie d'aujourd'hui …. Notre vie avec toutes sortes de progrès, certes, mais aussi avec les débandades, les laisser-aller .. Les pauvres ! Ils seraient atterrés ! Ils ne comprendraient rien à cette mode du "bonheur à tout prix", penser à soi … Pourquoi faire ? aurait dit ma grand-mère..

Et elle serait retournée à sa table à repasser (elle était teinturière).

Donc ce qui est sûr, c'est qu'on ne peut pas savoir avec certitude quelle était la façon de voir des gens d'avant. Quels rêves faisaient-ils ? Quelles étaient leurs recherches, leurs espoirs ? Comment se représentaient-ils le monde qui les entourait ?

Autant de questions que je me pose plus intimement depuis que j'essaie de décrire la vie de nos ancêtres, cette vie d'il y a longtemps qui m'a toujours fascinée.

Pourquoi, d'ailleurs ? Pourquoi un tel intérêt dès mon plus jeune âge ? (je devais avoir 11 ans quand ça m'a pris).

Ma mère disait toujours que je ne suis pas née à la bonne époque, que j’aurais dû naître bien avant, genre au temps des preux chevaliers, j’aurais été une princesse et on se serait battus pour mes beaux yeux, tout ça. Sauf que si ma nature profonde est d’aimer ce qu’il se passe avant, ma mère de l’époque des chevaliers m’aurait dit que j’aurais dû naître au temps des Cro-Magnons, et ainsi de suite.

Mais bref.

Je cherche, je recherche, je fouille dans le passé. Cette passion ne me quitte pas.

Elle me quitte d'autant moins que je suis sollicitée de toutes parts par ma famille qui se bat presque pour que j'explore pour chacun sa lignée.

Après je m'étonne de n'avoir le temps de rien !

 

Et vous ?

Vous qui aimez les recherches généalogiques, comment cela vous est-il venu ? À quel âge ?

 

Belle soirée à chacune et à chacun !

 

(¯`*´¯)
`*.¸.*

¸.*¨ ¸.*¨)
(¸. .´ ¸¸.`¨
*

 

Catégorie Entre nous

3 décembre 2025

Calendrier de l'Avent bloguesque (1 et 3)

 

Bonsoir mes loulous,

Dimanche j'ai eu l'idée de vous proposer un "calendrier de l'Avent bloguesque" (1 jour/1 texte) comme je l'avais fait il y a quelques années.

Au même moment j'ai lu chez Délia Jolie une proposition similaire, inspirée d'Anne (de Blogallet), mais avec un mot donnant le thème du jour.

https://blogallet.blogspot.com/2025/11/en-avent-les-blogopotes.html

Je me suis dit : Oh, trop bien l'idée !

Seulement voilà, par un phénomène inexplicable, je suis passée directement de dimanche matin à ce soir.

Ça vous arrive aussi de n'avoir le temps de rien ?

Déjà, voyez, on est en décembre. EN DÉCEMBRE !

Non mais, vous le croyez, vous, que l'année a filé si vite ?

Bon, tout ça pour dire que je suis très légèrement en retard. Je vous en demande infiniment pardon.

Je vais donc vous faire un petit condensé des 3 jours qui viennent de s'évanouir sans que j'y sois pour quoi que ce soit.

 

Alors, jour 1 et premier mot : PROJET.

Mes projets, c'est simple : prendre la vie, les gens et les choses comme ils se présentent. Si ce sont de bonnes choses, ne pas oublier d'être dans la gratitude.

Harmonie, douceur, paix .. si seulement tout le monde épousait ce projet !

 

Jour 2 et deuxième mot : FUGACE.

C'est drôle ! J'avais écrit un texte portant ce titre sur un de mes premiers blogs (2007).

Ceci étant, je sais que certains d'entre vous n'aiment pas ce genre de textes, alors je le mettrai en lien pour ceux qui veulent le lire. (CLIC)

 

Jour 3 et troisième mot : AIMER.

C'est (encore) drôle ! J'avais (aussi) écrit un texte portant ce titre sur un de mes premiers blogs (2007).

Je vous le soumets (oui, je sais, je ne me foule pas, en même temps je suis déjà à la bourre, alors !)

 

‘‘ Une sensation nouvelle est née en moi avec mon premier enfant, un sentiment ingénieux, imaginatif, comme si mon cœur, après la naissance de chacun de mes enfants, était devenu plus éminent, plus voluptueux, plus vivant,

je déborde tellement d’amour que j’en glisse dans chaque geste quotidien, dans le linge que je lave, que je plie après y avoir mis des bisous, dans les objets sur lesquels je dépose un sourire avant de les ranger,

d’une main douce j’ouvre la fenêtre, je me laisse interpeller par la lumière du soleil qui va caresser la vie de mes filles, de mon fils, et un dialogue muet s’établit entre mon cœur gonflé d’amour et le vaste ciel.

J’ai envie d’embrasser mes enfants, de les serrer contre moi, mais tout autant d’aimer plus fort, plus large, plus loin,

c’est comme si une partie de moi s’était dissoute pour me laisser tout doucement me recharger d’amour.

Et depuis que je suis mère et grand-mère, j’en ai tant, de cet amour à donner,

et dans cette délicieuse nécessité, je réalise que plus je donne, plus il me reste à donner

l’amour se répand autour de moi, me façonne, me montre comment vivre,

indépendamment de moi le contenu de mon cœur devient utile à tout, m’élève et me nourrit,

d’une nourriture suffisante,

il ne saurait en être autrement, puisque ce que j’éprouve pour mes enfants et pour mes petits-fils est un amour

inconditionnel

Et je me mets à penser aux personnes que j’aime, est-ce que, parfois, je ne les juge pas ?

mais qui me permet de juger ?

Ne m’arrive-t-il pas d’éprouver de la rancœur ?

Est-ce que je les aime encore lorsqu’ils ne sont plus aimables ?

alors je me pose la question :

la seule condition d’aimer ne serait-elle pas d’aimer sans condition ? 

 

Voilà ! Je vous souhaite une belle soirée !

Prenez soin de vous !

 

Smouiiiiiiiich !

 

 (¯`v´¯)
`·.¸.·´

☻/
/▌
/ \

 

Catégorie Entre nous

3 décembre 2025

Fugace (calendrier de l'Avent 2)

 

Fugace cette langue dans ma bouche. Dommage qu’on ne puisse être pénétrée en plein milieu d’une gare.

Il y a une boule liquide qui m’est descendue au moment où tu es parti. Mes yeux ont traîné sur ton visage et maintenant je le connais presque. Il y aura un moment où mon âme saura le dessiner.

J’ai aussi écouté tes mains, tu dis que je suis nerveuse mais toi tu l’étais aussi derrière tes sourires impassibles de clown triste.

Souvent, j’ai envie de hurler, je veux dire de courir très vite et très loin sous une pluie violente. Comme si la pluie allait noyer tes yeux clairs que le silence ne dérange même pas.

Souvent j’ai envie de te voir, et j’attends ton regard comme une gourmandise, et à chaque fois, ces sensations violentes qui s’enlacent au creux de mes reins...

Je les oublie quand je te vois. Je me mets à te parler, à t’écouter et sur le moment je n'ai pas envie que ça s’arrête. Mes mots te caressent et tu tombes amoureux de ce désir que j’ai de toi.

Tu me fais me surpasser quand j’ai envie de te toucher, tu me fais mourir quand tu me touches.

Ce soir ce sont des mots au gingembre que je te donne parce que je suis restée un moment avec mes doigts qui criaient après ta peau absente.

Maintenant la mer est venue mourir sur la berge et je me suis éloignée de ton corps.

Tout à l’heure quand tu m’as téléphoné, ça m’a projetée directement sur ton regard, j’ai eu envie de t’embrasser vraiment, longtemps, profondément,

une envie comme une mémoire de désir quelque part très loin, comme un jouet trop cher.

Une envie

Une envie de

Une envie de toi

Catapulté sur ma chair douce

Comme une bombe au napalm qui la brûle.

 

4 janvier 2007

 

27 novembre 2025

Une incomprise avec un beau sapin

photo de ma pré-bru

(je sais bien que j'ai du bidon, mais pas à ce point-là, quand même !)

 

Ma pré-bru adore Noël ! cette année, elle a fait son sapin plus tard que l'année dernière (le 2 novembre au lieu du 1er).

Mais c'est vrai ! je ne peux plus l'appeler ma pré-bru ! Mes enfants vont se pacser !

Se pacser .. Quel mot extrêmement moche ! 

Voyez, mellifère, anadyomène, anastylose – que c'est beau, anastylose ! ou même spicilège .. c'est doux, aérien ..

Mais pacs ? SÉRIEUX ?

Et comment appelle-t-on une bru de pacs, hein ? Je vous le demande ?

Enfin.

Après tout, mieux vaut un bon pacs qu'un mauvais mariage.

Pour en revenir à Noël, mon sapin a fait son irruption dimanche, en même temps que le cadet de mes petits-fils.

À qui j'ai raconté mes dernières aventures (diététicienne).

- T'es sérieuse Mamy ? T'es allée voir une diététicienne ?

- Ben oui pourquoi?

- T'es allée voir une diététicienne alors que t'as enfin un poids normal ? (il me semble bien qu'Alain m'a fait exactement le même commentaire !)

Je suis une incomprise.

Avec un beau sapin !

 

Catégorie La vie de tous les jours

23 novembre 2025

Le bonheur, quoi !

 

Ça y est ! Ma grande a déménagé!

Ça lui a pris comme ça, un beau jour de l'été dernier, elle s'est dit qu'elle en avait assez de son 20 m²sombre, humide et froid au rez-de-chaussée.

Une nouvelle vie allait commencer.

Pourquoi pas la banlieue ? elle avait envie de plus grand, enfin tout est relatif, un T2 quoi .. et à Paris, les locations sont chères …

Pour commencer, elle a cherché en banlieue nord (au grand désespoir de sa sœur consanguine dont elle aurait été fort éloignée et au plus grand bonheur de sa sœur germaine et de sa mère (moi) vu qu'on y habite).

Après quoi, elle a cherché en banlieue sud, à notre grand désespoir et au plus grand bonheur de sa sœur consanguine qui était prête à lui payer le loyer, la caution et tout ce qu'elle voulait pour avoir sa grande sœur auprès d'elle (elle lui avait même trouvé un appartement juste à côté).

Ma pauvre fille en était là de ses recherches, ne sachant plus où donner de la tête tant elle était sollicitée de toutes parts (que c'est dur d'être aimée !), quand, paf, coup de cœur pour un mignon T2 parisien à deux pas de chez elle, dans son quartier qu'elle adore ! 

Bon, un mignon T2, certes, mais .. au 7e étage sans ascenseur.

"Au 7e étage sans ascenseur ?! Tu fais un déni de vieillesse !", lui a dit son meilleur ami, "tu crois que t'as encore 20 ans!"

Il faut dire qu'il n'y a pas si longtemps, elle lui a soutenu que j'avais 60 ans .. "Mais Adeline enfin, ta mère ne peut pas avoir 60 ans !"

Mais si, trépignait ma fille, indignée, elle connaissait l'âge de sa mère, tout de même !

"Adeline, tu vas avoir 50 ans, tu vois bien que c'est pas possible !"

Ma fille a été outrée.

Moi aussi.

Qu'est-ce qu'ils en savent, ces hommes, de notre âge, hein ? Moi-même, j'ai longtemps cru que j'avais 60 ans. Voire 50. Est-ce de notre faute si on ne voit pas le temps passer ?

Bref, donc, ma fille a un nouveau logement au 7e étage (sans ascenseur).

Heureusement, elle a aussi beaucoup d'amis, ce qui lui a permis, le jour du déménagement, d'en placer deux à chaque étage, comme ça ils ont fait la chaîne. Futé!

Depuis, elle nage dans le bonheur et dans les cartons.

Oui, parce que par un phénomène totalement inexpliqué, avec 5 m²de plus il lui reste 12 cartons non déballés dont elle se demande où elle va bien pouvoir mettre le contenu (il n'y a plus de place).

Encore une énigme incompréhensible.

En tout cas, il y en a au moins un qui est content, c'est le chat.

Pensez ! Dans l'autre logement, il avait vue sur une petite cour avec poubelles. On ne peut pas dire que des poubelles, ça bouge beaucoup.

Maintenant, il se met à la fenêtre, regarde les oiseaux, les avions, les gens minuscules en bas qui courent en tout sens, c'est comme une petite télé avec un épisode différent tous les jours, le bonheur, quoi !

 

Catégorie La vie de tous les jours

20 novembre 2025

Chez le coiffeur

 

Il pleut et c'est ma très grande faute ! Mille pardons !

Pour la plupart des gens c'est quand on vient de finir de nettoyer les vitres qu'il se met à tomber des trombes d'eau, voire quand on étend le linge au jardin (cf Délia).

Eh bien moi, c'est quand je vais chez le coiffeur.

Ainsi, lundi, me trouvai-je dans mon Leclerc préféré et en profitai-je pour m'arrêter au salon de coiffure.

Le charmant jeune homme qui se trouve là me propose de me prendre sans attendre (c'est une image)(hélas) alors évidemment, je saute sur l'occasion (je parle de la coupe de cheveux, pas du jeune homme).

Il s'appelle Nikles :

"On va donner de la structure à vos cheveux, un peu d'angle, parce que là c'est plat plat plat, sans caractère, si vous voulez garder vos cheveux courts, voire très courts comme vous me dites, il va falloir du mouvement entre les lunettes et le menton pour faire ressortir le doré dans vos yeux, là je vais épouser votre implantation, challenger votre texture, trouver un vif argent qui vous appartienne vraiment, parce que là c'est terne terne terne, ce gris naturel c'est pas le vôtre, et moi je dis non non non, je vais déstructurer tout ça et vous redonner de la lumière."

J'ai pensé : Au secours ! Au secours !  Au secours ! 

J'ai dit : OK.

De toutes façons il avait déjà commencé.

Je suis sortie avec

1) des yeux dorés (moi qui ai toujours cru avoir des yeux de cochon),

2) des cheveux vif argent qui m'appartiennent vraiment

3) et allégée de 44 euros !

 

Et vous, chez le coiffeur, ça se passe comment ?

 

Catégorie La vie de tous les jours

15 novembre 2025

Le syndrome de l'écran blanc

Bonjour mes loulous,

Non je n'ai pas abandonné le blog, c'est juste que l'inspiration m'a désertée depuis un moment déjà… je suis donc plus à plaindre qu'à blâmer !

Ça ne vous arrive jamais, le syndrome de l'écran blanc ?

Je marche beaucoup en ce moment, ça vous intéresse ?

Je marche, je m'émerveille de marcher. Je m'arrête, je lève le nez et je me perds dans l'immensité du ciel. Bleu, gris, gris et bleu. Les nuages jouent à cache-cache avec le soleil. C'est beau !

Je m'enivre de l'étendue des champs, des feuilles mortes tout en or, c'est magnifique! J'adore les couleurs de l'automne !

Ça me manque, vous savez, ça me manque de ne plus réussir à partager. Il y a pourtant comme avant des tas de choses dans ma tête, je vous parle en marchant, je vous parle en dansant (je danse en faisant la vaisselle) mais une fois assise devant l'écran, pft !

Bon, je vous montre les merveilleuses photos faites avec mon nouveau téléphone, ok ?

 

ici, c'est la "mare aux canards" (CLIC)

Bon week-end mes chéris, prenez soin de vous !

 

(¯`v´¯)
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Catégorie Entre nous

8 novembre 2025

Blablabla

 

Cette semaine, je suis allée consulter une diététicienne (rapport au fait que je suis devenue une grosse patate).

Alors déjà, lorsque je suis entrée dans le cabinet, j'ai bien vu à son regard qu'elle se demandait ce que je venais faire là, mais je ne me suis pas laissée démonter. Je n'ai pas pris rendez-vous il y a des mois pour me laisser déstabiliser bêtement par son regard narquois.

Elle m'a demandé ce qu'elle pouvait faire pour moi, et je ne sais pas ce qui m'a pris, je me suis mise à lui raconter ma vie. Ma chute en 2022, la fracture, l'immobilisation, le gavage de tout et n'importe quoi pour me faire oublier mon désespoir, le moment où j'étais censée remarcher et où l'arthrose de hanche s'est réveillée, mon refus de me faire opérer de la hanche puisque c'est au genou que j'avais mal, la rencontre avec Stromae (mon chirurgien), le coup de foudre, le désir absolu de me faire opérer tout de suite de la hanche  alors que c'était au genou que j'avais mal, et même la grossesse de mon fils, enfin de sa compagne, qui m'a fait gonfler le ventre d'un seul coup (cas rare de couvade de grand-mère auquel personne ne croit).

"Ben alors tout va rentrer dans l'ordre après la naissance !" qu'elle m'a dit.

Ben oui. Sans doute. On verra. Encore qu'enceinte je n'ai jamais eu de bourrelet, mais passons !

Ensuite, elle m'a demandé comment je mangeais.

Pas comme il faut, visiblement!

Je ne mange pas assez de protéines (à vrai dire, je ne mange presque pas de viande). Il faut en manger deux fois par jour, ou au moins au repas de midi, parce que la masse musculaire, à mon âge, blablabla. 

Je ne mange pas assez de féculents. Il faut en manger tous les jours, en plus des légumes, aussi pour le fonctionnement des muscles. Parce qu'à mon âge, blablabla. C'est fou, on ne m'a jamais autant parlé de mon âge !

Et puis alors, il faut arrêter les tiramisus et le chocolat.

Pour les tiramisus je veux bien faire un effort, mais pas le chocolat, quand même, quoi ! (je plaisante, je sais bien qu'il faut que je lève le pied sur le sucre, mais qu'est-ce que je vais devenir, moi, si on me prive de toutes les bonnes choses qui commencent par s ?)

Et remplacer tout ça par des laitages, parce que mes os, à mon âge, l'ostéoporose, blablabla.

Je suis repartie avec une belle feuille pleine de consignes alimentaires. Je ne sais pas si je vais perdre mes 10 kgs, mais en tout cas je vais essayer de me nourrir mieux !

Conclusion, j'avais besoin qu'on me redise ce que je savais déjà : faut que j'arrête les tiramisus !

Alors, prise de poids, point positif : je peux amortir, enfin, mon achat de pantalons en prévision du post-opératoire hanche, Stromae m'ayant dit que ma jambe risquait de doubler de volume. Finalement, elle n'a pas enflé, je ne fais rien comme tout le monde et mes pantas sont restés dans l'armoire.

Évidemment, ce sont des pantalons d'été puisque j'avais été opérée en juin, mais comme on a un automne qui ressemble à un printemps qui perdrait ses feuilles, ce n'est pas trop gênant.

Prise de poids, négatif : j'appréhende la prochaine mammo. Certes, on cherchait où étaient mes seins mais au moins il n'y avait pas grand-chose à écrabouiller.

 

Bien !

La prochaine fois, je vous parle de mon nouveau téléphone.

(Ma vie est passionnante. Vous comprenez maintenant pourquoi je n'écris plus?)

 

PS pour mon fan-club :

Si je vais sur FB (et depuis peu sur Insta, sur lequel je m'étais inscrite il y a 10 ans pour voir ce qu'y mettaient mes petits-fils, mais j'ai jamais compris comment ça marche, j'avais perdu les codes, il a fallu que je me ré inscrive. Alors si vous avez vu une Ambreneige sur Insta, c'est bien moi mais je ne sais pas comment me contacter). Oui donc, si je vais sur FB, ce n'est pas pour vous faire des infidélités en écrivant des romans fleuve – ça fait longtemps que je n'écris plus de romans fleuve – mais pour voir les "stories" de ma pré-bru qui, donc, est enceinte.

D'ailleurs, au sujet de la naissance qui approche, je vais de …. surprise en surprise ..

J'en parlerai peut-être. Ou pas.

C'est délicat.

On verra.

D'ici là, 

 

bon week-end à chacun et à chacune !

 

Soyez sage(s) !

 

Smouiiiiiiiich !

(¯`*´¯)
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Catégorie La vie de tous les jours

20 septembre 2025

Où l'on voit que j'ai gardé l'habitude de faire des parenthèses plus longues que le texte !

 

Aujourd'hui il fait un temps merveilleux, en tout cas pour moi : il pleut !

Je vais patarder (*) à me rendre chez ma deuxième fille pour l'anniv de la première ainsi que pour celui d'un de mes petits-fils.

(*) Patarder : se dit de quelqu'un qui ne va "pas tarder" à …. Je patarde, tu patardes ..

Voici comment le terme est né.

 

C'était il y a bien longtemps, puisque j'étais encore jeune et mariée au père de mes filles. 

 

Et donc, ni les anims ni encore moins les connectés n'arrivions à déconnecter… Enfin si, on n'allait pas tarder …   

 

 

♥

 

Mais revenons à aujourd'hui.

Pour moi, bonheurs en perspective : un samedi mouillé peut-être, mais bien rempli !

 

Et vous ?

Quoi de beau en cette journée pluvieuse ? (pour Délia, je sais : étaler sa lessive au jardin!)

 

(¯`v´¯)
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Catégorie Entre nous

 

19 septembre 2025

La fille la plus zen de la terre

 

Résumé :

Il y a quelques temps, ma TSH s'est effondrée en même temps que j'ai pris 10 kilos (tiramisus et chocolats divers). Autant mon médecin chéri d'avant (à la retraite à présent) gérait cela avec le reste, autant le docteur que je vois maintenant (le seul qui est encore là à vrai dire, car l'intégralité de l'équipe médicale a déserté la commune) m'envoie sans arrêt chez des spécialistes ..

Il m'a donc expédiée chez un endocrino qui se trouve en être une et que j'ai vue hier.

 

Compte-rendu à ma descendance :

Bonjour mes enfants,

Voici le compte rendu de ma consultation endocrino

Ma TSH est encore basse mais à mon âge ça lui paraît normal, du moment que je n'ai pas d'essoufflement (j'en n'ai pas vu que je ne fais rien) ni de palpitations cardiaques (idem).

Pour mon poids il est tout à fait normal pour mon âge .. si je pesais 50 kgs avant c'est que j'étais maigre ! (j'étais pas maigre j'étais juste bien, mais passons !)

Je me suis pesée, aujourd'hui j'étais à 62 kgs (encore 2 de plus !) elle m'a dit que ça fait un IMC de 22, donc normal !

Je lui ai dit que j'ai un bourrelet sur le bas du ventre. Un bourrelet ! j'ai jamais eu de bourrelet de ma vie !

Réponse, je vous le donne en mille : À mon âge c'est normal ! Sans compter que dans son compte rendu au médecin traitant elle a parlé de sa patiente âgée (moi).

Quant à la fatigue je cite : "l'asthénie persistante peut être multifactorielle (âge, anxiété, etc)" (ça, c'est au cas où j'aurais oublié mon âge)

Elle a donc cherché à me rassurer et je lui ai demandé où elle avait vu que je suis stressée ? Sérieux ? Moi, la fille la plus zen de la terre?

 

Bon un peu plus sérieusement tout va bien, je reste au même dosage de Lévo pour l'instant et on se revoit dans trois mois, le 18 décembre. J'ai dit que j'attendais un petit-enfant à cette date, donc quand elle a dit "à décembre" j'ai dit "Si j'ai pas mon bébé !"

 

Gros gros bisous ♥

Votre maman très âgée !

 

PS Je sais que les couvades de grand-mère, ça n'existe pas, mais attendons janvier au cas où mon ventre se dégonfle.. Ce ne serait pas la première fois que je fais quelque chose que personne ne connaît !

 

La vie de tous les jours

23 août 2025

Back to the past (2)

 

Une bien jolie après-midi ce mercredi avec ma grande : elle voulait que je lui montre les endroits de la ville où j'ai grandi.

La dernière fois que j'y suis allée en tant que "touriste", c'était avec ma cadette il y a 15 ans ! Elle aussi voulait que ses enfants voient où le dinosaure qui leur sert de grand-mère a passé son enfance.

La rue avec le petit immeuble à quatre étages où nous habitions (ainsi que mon ami d'enfance Jean-Paul) n'a pas changé. 

Toujours là aussi le muret qui entoure la cité et le bac à sable au pied du bâtiment, et même l'école maternelle qui m'a laissé un seul souvenir : je tape de toutes mes forces contre la porte qui s'est refermée sur ma mère en pleurant à chaudes larmes. Il faut dire que c'est la première fois que je suis séparée d'elle, je dois avoir 5 ans. Jusqu'alors nous vivions tous les 4, mes parents, ma sœur et moi, chez mes grands-parents paternels. Il avait fallu ce miracle – l'attribution à mes parents, au bout de quatre ans de mariage, enfin! d'un petit F2 situé juste à côté de l'école maternelle – pour que je fasse connaissance avec le milieu scolaire. Je savais déjà lire, grâce aux "bons soins" de mon père ..

Perpendiculaire à cette rue, celle où habitaient les parents de mon père. Maintenant elle est méconnaissable, toutes les maisons ont été démolies. Toutes, sauf une, celle du bout de la rue, une librairie en fait, librairie qui existait déjà quand mon père était petit.

Combien de temps ai-je passé dans cette librairie, ou plutôt dans l'ancêtre de cette librairie, à rêver devant des livres que je ne pouvais pas m'offrir?

Et tout-à-fait à l'autre bout, la gare, ainsi dans mes souvenirs de gosse,

qui maintenant ressemble à cela.

À l'époque je ne prenais pas le train, je me contentais de passer sous le pont pour me rendre au "CES" (collège d'enseignement secondaire, comme on disait alors). Mon père avait une "bonne situation", ce qui nous permettait non seulement de partir en vacances pendant les deux mois d'été (ce qui était loin d'être systématique pour tous dans les années 60-70) mais aussi de nous déplacer en voiture ! (C4, Traction dont il fallait tourner la manivelle à l'avant, 404, 2 CV, …) 

Un jour, ma grand-tante de Suisse nous a demandé, à ma sœur et moi, ce qui nous ferait plaisir, on a répondu : "Prendre le train !"

C'est donc à Yverdon qu'on a pris le train pour la première fois, on devait avoir 8 ou 9 ans!     

Ça m'a fait vraiment plaisir de me promener dans la ville de mon enfance, de retourner à chacun des endroits où habitaient les membres de ma famille.

Aucune nostalgie, non, mais un grand plaisir.

(ma mère était fane d'Adamo, elle écoutait ses 45 tours sur le pick-up dans la cuisine !)

 

Et vous ?

ça vous arrive de retourner sur les pas de votre enfance ?

 

(¯`v´¯)
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   Très belle journée à vous !

 

La vie de tous les jours

 

17 août 2025

Cela fait si longtemps

 

La scène se passe entre la grand-mère et son petit-fils. Un de ses petits-fils. De phrases en phrases, elle en vient à parler de son père, de la façon dont il se comportait lorsqu'elle était enfant.

Le petit-fils ne savait pas; il a envie de poser une question, pense que la grand-mère ne voudra pas répondre.

"Mais si, vas-y, pose-la!"

"Est-ce que ton père battait sa femme ?"

"Non, pas du tout, il ne l'a jamais touchée. Mes parents s'aimaient profondément".

Simultanément, la grand-mère pense "Alors, frapper c'est ne pas aimer ?"

Puis ça s'évapore comme un nuage.

Le petit-fils ne semble pas choqué, il continue de poser des questions, il essaie de comprendre.

"Alors c'était pour votre bien que votre père faisait ça, pour que vous réussissiez"

La grand-mère est perplexe. La violence est-elle à ce point banalisée dans l'esprit de ce jeune adulte ? "Quand même", dit-elle, "on était si petites, il nous filait des baffes tous les jours".

Le petit-fils ne semble pas choqué et la grand-mère se demande si elle a bien fait d'aborder ce sujet.

Le fils ne pipe pas mot. Lui, il connait l'histoire. Il a connu le père de sa mère, qui en tant que grand-père fut un grand-père comme en rêveraient tous les petits-enfants.

La grand-mère se sent mal. Pourquoi convoquer ces souvenirs? Pourquoi restent-ils présents, collants comme de la glu ? Cela fait si longtemps … si longtemps …

C'est exactement ce que sa grande lui a dit, "Cela fait si longtemps ! Je vais avoir 50 ans !" quand la grand-mère lui a demandé pourquoi, ado, sa fille refusait de la voir lorsqu'elle vivait avec son père.

Elle a quand même répondu à la question : "Je ne suis pas sûre d'avoir tout su. D'avoir su quand tu venais. Comme je n'ai jamais eu tes lettres, P. (la compagne de son père) ne voulait pas que ça me perturbe, c'est ce qu'elle disait. On m'a toujours dit que tu n'aimais que ma sœur, que c'était ta préférée".

La grand-mère savait cela, mais elle n'avait jamais osé poser la question à sa fille. Elle avait peur de la réponse. Elle avait peur que tout soit vrai.

Entendre les choses de vive voix lui donne envie de pleurer.

Après tout ce temps ! Pleurer, à quoi ça rime ?

Malgré tout, sa grande essaie d'être gentille avec son père. Il est vieux, malade, il ne va pas bien. Il a tiré la vie par les deux bouts, alcool, drogues, et maintenant, c'est elle, sa grande, la seule des trois filles qu'il n'a pas épargnée qui essaie d'être gentille avec lui. Malgré tout. Elle l'aime. Comme la grand-mère aimait son père. Elle a peur qu'il meurt. Comme la grand-mère avait peur que meurt son père.

La grand-mère a les larmes aux yeux. Ça ne finira jamais. Ça sera toujours là, quelque part, prêt à ressurgir. Elle qui croyait avoir pardonné à l'ex.

Non. Elle n'a pas pardonné. Ce qu'il a fait est impardonnable. Un gâchis épouvantable. Même si maintenant il est vieux et malade.

Pourtant elle se rappelle. Elle se rappelle de P, la compagne d'alors de son ex. Celle qui a donné une sœur à ses filles et qui n'est plus de ce monde, maintenant.

Au moment de ses derniers jours, la grand-mère avait contacté P. Oubliés les larmes et les coups de poignard. Il n'y avait plus qu'une femme, qui, peut-être, payait cher le mal qu'elle avait fait.

Sa mère disait souvent ça : tout se paie, dans la vie.

Et, à cette femme qui lui avait volé sa fille, avait caché les lettres, l'avait monté contre elle, la grand-mère avait donné des mots. Elle lui avait donné des mots doux, réconfortants, des mots de pardon, les seuls mots recevables à ce moment-là. La compagne mourante avait dit merci.

Pourquoi repenser à tout cela ?

Pourquoi en parler ?

Est-ce utile de le faire ?

Ne pourrait-on pas recouvrir tout et oublier ?

Est-ce que ça marcherait ?

Est-ce que ça marcherait alors même que les petits-enfants ont été confrontés eux aussi à la brutalité, la violence ?

Serait-ce alors faire l'autruche, se taire, comme se taisaient les voisins, la famille ?

Et résonne dans sa tête les mots de sa marraine, quand un jour elle avait expliqué pourquoi elle avait de si violentes crises d'angoisse :"Je ne veux plus jamais en entendre parler".

La marraine avait dit :"JA-MAIS"

Alors ?

Que dire ?

Que taire ?

 

La vie de tous les jours

11 août 2025

Merci chérie

 

Aujourd'hui j'ai envie de dire merci !

 

Merci pour le dernier vendredi !

Décidant de braver la chaleur, j'ai pris mon courage et mon sac à dos à la main (pour éviter d'arriver trempée!)(mon sac colle à ma robe et me tient super chaud !) pour me rendre à la piscine. La partie train, ça va (clim). Arrivée j'ai traqué les zones d'ombres (j'ai dû me faire remarquer, encore, à zigzaguer d'un trottoir à l'autre !) ce qui m'a permis de découvrir une piscine dans le jardin d'un particulier ! (c'est rare, ici !).

Je m'attendais à un monde de folie à la caisse. Jolie surprise : pas du tout ! seulement les jeunes et beaux garçons de l'accueil buvant leur café ..

J'ai bipé ma carte magnétique toute neuve, la première de ma vie de piscineuse (maintenant, fini la carte en carton que je gardais amoureusement, preuve tangible de mon bonheur d'aller nager). Je n'aurais plus rien à garder, tant pis !

Je suppose qu'au bout des 12 entrées il faut la recharger comme le pass Navigo ! Je ne sais pas, dans ce domaine je suis vierge comme l'agneau qui vient de naître.

Aux douches, personne ! Les gens sont fous, il fait super beau et ils ne viennent pas dans l'eau ?

Enfin le bassin : une femme et deux fillettes, collées dans un petit coin de la piscine où on a pied. Autant dire que j'avais le bassin pour moi toute seule ! J'ai nagé en long, en large et en zigzag (ma nouvelle spécialité)! C'était merveilleux !

Merci !

Au bout de 20 mn, un couple est venu m'envahir. Ils ont plongé dans MA piscine. Ils ont même nagé ! Quel toupet ! Mais bon, allez : merci quand même !

Au retour, le soleil était caché ! Vive les nuages ! Il faisait chaud, certes, mais c'était très supportable ! Quel bonheur !

Merci !

 

Merci maintenant pour le dernier lundi !

C'était la T2, comprenez l'échographie du 2e trimestre, pour la compagne de mon fils.

Le sexe du bébé est confirmé : c'est une petite fille. J'en suis heureuse, ça me fait très plaisir, et aussi à mes enfants qui tous deux veulent une fille. Le prénom est déjà choisi ! (Mon fils a même choisi le prénom de sa deuxième fille !)

Mon merci va surtout au fait que tout va bien. C'est tout ce qui compte, que le bébé aille bien. Oui, je continue à dire "le bébé", alors que mes enfants disent "la petite", ou "ma fille", ou carrément son prénom.

Mes ressentis sont partagés. Tout va tellement vite ! il n'y a plus de magie, mais bon, peut-être faut-il savoir s'adapter aux temps nouveaux. J'ai parfois du mal …

Je sais déjà que cette petite fille, je la verrai moins que mes premiers petits-enfants. La distance, mon âge ..

D'où encore un merci, un énorme merci à la Vie, ou plutôt à ma fille, qui avait fait de ma maison une succursale de chez elle.

J'étais jeune alors (48 ans) et le troisième n'était pas encore né qu'elle avait déjà amené chez moi deux lits parapluie, trois cartons complets de changes, un lot de biberons et les consignes à suivre (ce qu'ils avaient le droit de manger, le rituel du coucher, etc) ..

Merci ma fille, merci ! Merci de m'avoir permis de voir mes petitous ( > 1m76 maintenant) tout le temps, les week-ends, les vacances scolaires où tu débarquais avec eux trois dès que l'école était finie. Merci de m'avoir permis de les voir grandir, de les gâter, de les aimer.

Comme je disais au cadet hier au téléphone (il me demandait si j'ai réussi ma vie), "Toi et tes frères vous êtes une des plus belles choses qui me soient arrivées".

Merci ma fille pour les souvenirs et pour tous les bonheurs qu'on a vécus ensemble ! Merci pour la belle relation que j'ai avec eux, quand bien même on se voit peu maintenant ! C'est grâce à toi tout ça !

 

Merci chérie !

 

Et vous ? Avez-vous envie de dire merci ?

 

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Très belle semaine à vous !

(malgré la canicule ..)

 

La vie de tous les jours

 

29 juillet 2025

Mes petits kilos (suite)

Hier, j'avais rendez-vous avec mon médecin pour le renouvellement du Levothyrox. J'en ai profité pour lui parler de ma prise de poids, totalement injuste et incompréhensible à mon sens.

Je lui avais amené l'intégralité de mes dernières prises de sang, vu qu'à mon avis, ça ne peut venir que de la thyroïde ou d'une maladie rare visant à faire gonfler les pauvres vieilles femmes ménopausées.

Mon médecin a dit non à tout. Selon lui il n'existe pas de "maladie rare visant à faire gonfler les pauvres vieilles femmes ménopausées" (je me demande où il a eu son diplôme) et pas non plus de ma thyroïde, vu que, par un phénomène totalement inexpliqué, je reste en hyperthyroïdie alors que je n'ai même plus de thyroïde. Et que jusqu'à preuve du contraire, en hyper on a plutôt tendance à maigrir, ou au moins à ne pas grossir.

– Ah bon? que je lui ai fait.

À ce stade de mon récit, je me permets d'ouvrir une parenthèse afin d'attirer votre attention sur le fait qu'il est tout-à-fait regrettable que vous n'ayez pas le son de ce que j'écris.

En effet, j'ai, paraît-il, une façon très particulière de dire Ah bon? qu'on pourrait grossièrement traduire par "Aaaaaaaaah bon ?" (avec l'accent tonique sur le b) et dont l'intégralité de ma descendance, de la plus vieille (ma fille aînée) au plus jeune (le benjamin de mes petits-fils) se gausse à mes dépens. Je crois même que le bébé à venir se marre dans le ventre de sa mère quand il m'entend.

Mais fermons la parenthèse et revenons à ce "Ah bon?" qui a changé la face de ma vie.

Il a bien fallu que je sorte ma tête du sable (c'est une image, hein, vous imaginez bien que face à mon docteur je n'avais pas la tête à l'envers et les fesses à l'air en l'air (c'est pour la rime)).

Il a bien fallu, disais-je, que j'avoue ce que je n'avais jamais avoué à personne, et surtout pas à moi, que depuis quelques temps, quelques mois, voire quelques années (deux trois quart, pour être précise), j'ingurgite des petits plats tout prêts plein de succulents fromages (oui, au pluriel, les fromages), de délicieux petits desserts (des tiramisus! les tiramisus au spéculoos, vous connaissez ? Mamma mia !), des machins auxquels je n'avais jamais eu envie de toucher tout simplement parce que ça ne me disait rien (ce n'était même pas pour ma ligne, je m'en fiche complètement, et puis j'ai toujours été gourmande, ce qui est une grande qualité comme disait ma grand-mère qui l'était aussi).

Et voilà : tout était dit.

Le sucre ! Il allait falloir que je réduise le sucre !

Et le chocolat !

Quoi ? Le chocolat aussi ? Le chocolat, la prunelle de ma vie ?

Oui, le chocolat et les fruits !

Les fruits ? Ah bon ? (pour le Ah bon, vous y mettez le ton que vous voulez, hein).

Eh bien oui.

Figurez-vous que, malgré ce qu'on nous serine au sujet des fruits et légumes à consommer tous les jours, ce qui n'a aucune base scientifique (dixit my doctor), les fruits sont bourrés de sucre (en particulier, évidemment, ceux que je mange, c'est-à-dire le raisin et les pêches) et qu'il va falloir que je lève le pied là-dessus aussi.

Bref. Je suis sortie de là-dedans dans un état mitigé.

Certes, je n'avais pas de maladie rare, c'était déjà une bonne chose.

Mais arrêter le chocolat ?

Sérieusement ?

Ma vie est un choix de Sophie !

 

La vie de tous les jours

22 juillet 2025

Mes petits kilos

 

Aujourd'hui je vais vous parler de mes petits kilos.

Tout a commencé vendredi soir avec la visite impromptue de ma deuxième fille.

Laquelle venait m'emprunter quelques robes, et Tiens, tu n'aurais pas une balance par hasard ?

Qu'est-ce que vous auriez fait, hein, je vous le demande, si la chair de votre chair vous avait adressé cette requête ?

C'est ce que j'ai fait : je me suis mise à genoux. Non pas pour prier, encore qu'il aurait peut-être mieux valu, mais pour atteindre ladite balance que j'avais soigneusement cachée sous mon lit, loin, très loin de ma vue, malgré les cris de détresse poussés par ma garde-robe ces derniers mois (y compris mes maillots de bain, auxquels je réponds que si j'ai du mal à les enfiler, c'est à cause de la chaleur qui me mets en nage H24).

Et c'est là, mes chers amis, que tout s'est joué.

En effet, après que ma fille se fut pesée, j'ai très nettement entendu mon pèse-personne chanter : Viens, viens, c'est une prière, viens, viens..

Je ne suis qu'une faible femme. Comment résister au chant d'une sirène me disant de cesser de faire l'enfant ?

Alors je lui ai grimpé dessus.

Et là j'ai vu.

J'ai vu que j'avais eu bien raison de ne pas vouloir voir.

J'ai pris 10 kilos ! D-I-X !

Mais comment ça se fait ?

D'où viennent ces 10 kilos en plus ? C'est impensable cette histoire ! Si encore je les avais pris en 2022, 2023, quand j'étais immobilisée sans pouvoir bouger (en même temps, c'est un peu le principe de l'immobilité), je ne dis pas, mais là ? Hein ?

Je m'en suis ouverte à mon amie qui m'a dit qu'il lui est arrivé exactement la même chose au moment de la ménopause.

La ménopause ?

Quoi, la ménopause ?

Certes, ça fait un bail que je n'ai plus mes règles (on se demande d'ailleurs à quoi pense Dame Nature ! Pourquoi nous ménopauser à une période où ça ne sert à rien alors que ça aurait été si utile quand on avait 40 ans et pas envie d'être enceinte toutes les cinq minutes?)(Praline va être contente, je suis encore en train de chouiner !).

Décidément, je ne fais rien comme tout le monde ! Je ne vais quand même pas avoir les symptômes de la ménopause des années après ma ménopause ! Je sais bien que j'ai l'esprit lent, mais quand même !

Je ne vois qu'une explication : je fais une couvade.

Ma pré-bru dit que ça n'existe pas, les couvades de grand-mère. C'est bien ça le problème ! J'ai toujours des trucs qui n'existent pas !

Ôôôô Dieu des kilos, fais que je redevienne comme avant ! Ma carte bleue te remerciera ! 

À propos de Dieu, je lisais ce matin (oui, je lis matin et soir, comme un médicament) que dans les temps anciens de Babylone, les grands-prêtres pour leurs cérémonies disposaient d'un harem de 300 femmes. Trois cent jeunes filles, plutôt.

300 ! Pour un seul homme, c'est beaucoup trop ! Même s'il est grand-prêtre représentant le dieu Machin ! (bon, en même temps, il y avait peu de chance que Machin vienne en personne honorer la jeune fille qu'on lui offrait, alors il fallait bien que quelqu'un se dévoue..)

Oui et donc : pourquoi pas plutôt 300 hommes (jeunes et beaux) pour une femme (un peu grosse et légèrement ménopausée) ?

Hein ?

C'est quoi ce sexisme ?

 

La vie de tous les jours

11 juillet 2025

Mon anniversaire

 

Jeudi, c'était mon anniversaire. Depuis, j'ai soixante-dix ans. Soixante-dix ans ! ça fait très bizarre de me dire ça. J'en étais restée à 50, 60 à tout casser.. Mais non. C'est 70. Je n'ai pas vu le temps passer !

Rien de spécial n'était prévu, et puis mercredi, tadam ! Appel de l'aîné de mes petits-fils. Il me demande s'il peut venir vendredi soir, après le boulot, pour fêter mon anniv, il va essayer de partir plus tôt (il vit à près de 400 kms de chez moi..) … CONTENTE !

Bon finalement il n'a pas pu partir plus tôt, donc il n'est pas venu. C'est pas grave, j'ai été heureuse pendant deux jours puisque je ne l'ai su qu'aujourd'hui (vendredi).

Alors sinon j'ai passé ma journée d'anniv au tél. Ça a commencé avec ma cousine à 10 h du mat'. Ensuite ma grande. Une petite pause et puis ma moyenne, c'est-à-dire la seconde, mère de mes petits-enfants.

Là, j'en étais déjà à au moins quatre heures.. Vous vous rappelez comme j'aime le tél ? Heureusement que c'est pas mon anniv tous les jours !

Pour finir en beauté, devinez ? Mon fils ! (ouf, je n'ai que trois enfants !)

Il m'a demandé comment je me sentais avec le poids de toutes ces années (mon fils, je t'aime !) et puis on a parlé du futur bébé, bien sûr, et encore de grands sujets philosophiques, comme le fait ou non de croire en Dieu, et toutes ces sortes de choses … Je lui ai (re)fait le même coup qu'à mes filles, "si tu as des rancoeurs, des colères contre moi …", mais non rien à faire, je dois être une mère parfaite ! Un peu plus sérieusement, il a dit "C'est ce que j'ai vécu qui fait que je suis la personne que je suis aujourd'hui, et en tant que parent, on fait tous ce qu'on peut".

C'est pas faux.

Pour le reste, vous vous demandez j'en suis sûre comment j'occupe mes longues journées d'été ? (des journées d'été où on crève de chaud sont de longues journées d'été ! Je milite intensément pour une prompte arrivée de l'automne, et même de l'hiver, un hiver normal avec des températures normales !).

Alors,

1) je passe beaucoup de temps à grossir. À mon humble avis, je fais une couvade. On n'en parle pas assez, des couvades d'aïeules ! ça me donne une bonne raison de racheter des fringues, chose que j'aime assez (surtout que je n'ai rien à me mettre, bien évidemment).

2) Je fais de la généalogie. Enfin, non, plus exactement, j'écris l'histoire des ancêtres de :

a) la cousine (la même que celle du téléphone, voir plus haut). On a une lignée en commun, mais alors un commun très éloigné. Mais bon, ça lui fait plaisir, et moi j'aime ça. Cette lignée est dans l'Aisne (Hauts-de-France).

b) un autre cousin qui m'a demandé, l'air de rien. Avec sa lignée par contre pas de parenté. Mais bon, il est dans le Nord, comment résister ? et puis avec lui j'ai pu remonter loin, alors ça, ça me plaît vraiment !

c) les enfants de ma sœur, à la demande d'icelle. Devinez d'où sont originaires ses chers petits ? Ben de la Somme ! Voilà, on aime les Hauts-de-France, on y retourne ! En plus, là, on est près de la mer, trop bien !

Donc maintenant vous comprenez pourquoi et comment le 2) entraîne le 1) puisqu'au lieu de marcher (fait trop chaud) et de nager (idem), je reste assise à rédiger l'histoire d'ancêtres qui ne sont pas les miens !

3) Je terminerai avec une note rafraîchissante, je pense que ça va vous faire plaisir : je suis allée à la mer pour mon anniversaire, mais avant mon anniversaire. Ben oui, j'ai anticipé les canicules et autres foules sur plage ! J'ai choisi le 19 juin qui est un jour merveilleux à plus d'un titre : c'est par exemple le jour où j'avais été reçue à l'École Normale; celui où je suis devenue grand-mère pour la première fois; et encore celui où je me suis fait opérer de la hanche, une vraie renaissance jambale comme vous imaginez (alors en fait ce n'était pas le 19 mais le 21, Stromae (mon chirurgien) n'étant pas disponible le 19).

La mer, c'était donc aussi pour ça : pour fêter les deux ans de ma nouvelle jambe. Je m'étais mise sur mon 31, je portais une robe ravissante aux épaules dénudées, lesquelles ont rougi à mon insu, chose dont je ne me suis aperçue que le soir en me douchant. Non mais c'est quoi ces marques écarlates en haut de mes bras ? Ben c'est un coup de soleil, bien symétrique !

Après, forcément, j'ai pelé.

C'était vraiment une belle journée !

 

 

Catégorie La vie de tous les jours

30 juin 2025

J'ai 10 ans ..

J'ai 10 ans. Je suis une très bonne élève. Je veux que mon père soit fier de moi.

J'ai 20 ans. Je suis follement amoureuse et c'est pour la vie. Je dois choisir entre mon père et lui. Je le choisis, lui. Il me donne deux des plus beaux cadeaux de ma vie.

J'ai 30 ans – 31, exactement. Pour la vie, c'est fini. Je découvre la liberté. La liberté d'avoir des amis à moi, de ne plus rendre de compte à un homme, c'est une première. Je suis moi. En tout cas ça y ressemble. C'est merveilleux !

J'ai 40 ans – enfin, pas encore. Je retombe amoureuse. Follement. Éperdument. C'est fou, c'est intense, c'est mieux que la première fois. J'ai un peu d'expérience, l'amour est plus fort, l'amour est meilleur. Mon Dieu que l'amour est bon !

Cet amour-là me donnera un fils.

J'ai 50 ans (en fait, 48). Je suis grand-mère. C'est la plus belle période de ma vie. Je ne cherche plus à plaire, je ne cherche plus le regard des hommes. Je le trouve.

Je nage, je nage, je nage comme une folle. Dans le bonheur, le bonheur d'être libre, d'être libre dans ma tête.

J'ai 60 ans. Ma vie se déchire. Mais je tiens le coup. Maintenant, je sais être patiente. Tout va s'apaiser.

J'ai 70 ans. Enfin, bientôt ..

Peut-être ?

 

(¯`*´¯)
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Et vous ? ça vous dit de faire ce petit exercice ?

 

Catégorie Ma vie

 

 

23 juin 2025

Ma fille est partie en Corée

photo prise par ma fille en 2014

 

Ma fille aînée est partie en Corée.

La première fois c'était en février 2014 .. Que de chemin parcouru dans nos vies depuis !

2014, une année à marquer d'une pierre noire pour moi. Un champ de ruines. Ma deuxième fille quitte son mari, se sauve, dans les deux sens du terme. Se cache pendant des mois avec les petits, pour ne pas qu'"il" la retrouve. Ces choses qu'on découvre quand on se retrouve dans une situation où la vie conjugale est devenue un enfer, un enfer dangereux.

La peur au ventre, les crises d'angoisse, voir ma fille et ses fils en cachette, dans des endroits différents à chaque fois. La précarité obligée, avec une carte bleue on peut être pistée, elle a fui avec une seule valise. Grosse, certes, mais une seule valise, et les trois enfants, dont le plus jeune, m'a-elle raconté par la suite, pleurait pour rester dans les bras de son père ..

Et puis ça avait été mon fils. Moins brutalement, sans doute, mais pareillement, une cassure, sans un mot. "Mes chers parents je pars"… J'ai toujours cette chanson de Sardou dans la tête, parce que moi aussi j'étais partie brutalement, même si ce n'est pas vraiment que j'étais partie, mon père m'avait posé un ultimatum, un Non ! sans espoir de discussion, cette fameuse interdiction de "répondre" que vous avez dû connaître aussi. Il avait fallu que je fasse un choix terrible, suivre un garçon dont j'étais amoureuse et ne plus voir mes parents ou bien ne pas le suivre et mon cœur se brisait ..

Aujourd'hui j'ai l'impression, en réalité, de n'avoir rien choisi. D'avoir été comme une balle de ping-pong entre mon père et ce jeune garçon dans lequel je ne reconnais pas celui qu'est devenu mon ex, "c'est à celui des deux qui aura le dernier mot"…

Maman avait versé des rivières de larmes … Pourquoi tu pars, disait-elle, tu n'es pas bien chez nous ? L'ironie, c'est que j'étais bien justement, en tout cas je n'étais plus mal, depuis mes 14 ans j'étais interne à l'EN et mon père ne m'embêtait plus ..

Et voilà, l'histoire recommençait, c'était à mon tour de verser des seaux de larmes parce que mon fils partait, sans dire ni où ni pourquoi ni chez qui, paf, d'un seul coup, il partait, c'est tout.

Pourtant, sur ce champ de ruines des fleurs ont poussé, tout a fini par s'apaiser..

Les enfants ont grandi, ils ont l'air sereins.

Sauf ma deuxième fille.

Ma deuxième fille, c'est foutu, sa vie est foutue. Même s'il faut survivre à ça, puisque de toutes façons il faut bien vivre, on ne meurt pas de souffrance, combien de fois elle l'a dit, ça, je vais me foutre en l'air, et elle raccrochait, et elle éteignait son téléphone, me rendant folle de panique .. Et je repensais à ma propre vie, à ce cauchemar chaque jour que Dieu fait parce que le jeune homme dont j'étais tombée si amoureuse à mes 18 ans s'était transformé en une sorte de fou sadique qui n'avait qu'un but, me détruire, et que pour l'atteindre ce but, il avait enlevé ma fille et menaçait d'enlever la seconde, et qu'il l'a cachée, ma fille, et que je l'ai perdue. Je l'ai perdue, il l'a enlevée elle avait 14 ans et je ne l'ai jamais revue.

Plus tard, bien plus tard, j'ai retrouvé cette personne dont je sais que c'est ma fille, mais il a fallu tout réapprendre, construire une nouvelle relation, pas vraiment mère-fille parce que ça ne marchait pas, ça ne marchait plus, ça ne marcherait plus jamais, quelque chose était cassé et c'était foutu, comme pour ma cadette. Comment retrouver quelque chose qui n'a pas existé ?

Et en repensant à ce mal lancinant pour une fille seulement, je me dis si on m'avait enlevé mes trois enfants je n'aurais pas survécu.

Alors, ma cadette, qu'on lui laisse ses tocs, ses angoisses et ses larmes, qu'on lui laisse sa logorrhée, elle qui n'a pas parlé jusqu'à l'âge de 5 ans !

Elle ne parle pas, m'a dit la psy un jour, elle pleure ..

Purée ! Je voulais juste dire : ma fille aînée est partie en Corée ..

 

avril 2014

ma cadette, moi-même et ma grande

 

 

Catégorie Ma vie

22 juin 2025

Mes enfants veulent ma peau

Catégorie Journal du bébé

 

Paris 20 juin 2025

 

Lundi 2 juin 2025 – version de la future maman :

Rendez-vous était pris pour lundi 2 juin au matin (le futur papa travaillant l'après-midi), pour "la T1". Comprenez : l'échographie du 1er trimestre.

La future maman est ultra méga stressée, craignant depuis le début de ne pas entendre le cœur du bébé ou qu'il s'arrête de battre.

Dès que le sage-femme (oui, maintenant, la sage-femme peut être un homme !) pose son ustensile sur le ventre entendent-ils le petit cœur battre.

Les futurs parents se regardent : quel soulagement !

Bébé a bien grandi, à la stupeur du papa qui ne pensait pas le voir déjà si bien formé !

Que c'est bon de voir le petit ! Il n'y a pas de mots.. C'est comme un gigantesque tourbillon de confettis dorés qui tombe autour d'eux, une pluie de mini-marshmallows sur du chocolat chaud…

Pour commencer, le bébé dort. Le sage-femme demande à Sarah de tousser, mais cela ne suffit pas à réveiller bébé, aussi lui suggère-t-il de rire ..

Après plusieurs éclats de rire, les secousses finissent par réveiller le "petit chat" (comme dit le sage-femme) : plus moyen de le tenir, le petit se croit en boîte ! Il bouge tellement que c'est compliqué de prendre ses mesures !

"On dirait qu’il va avoir le sommeil de sa mère et l’hyperactivité de son père !" se dit la maman.

Les futurs parents ouvrent grands leurs yeux sur toutes les parties du petit corps que leur montre l'accoucheur.

Ils voguent sur un nuage, dans un océan de lumière …

Comme cela va être long jusqu'à la prochaine écho !

 

Lundi 2 juin 2025 – version du bébé :

Bonjour bonjour !

Ici la petite prune ! (si ça continue, tout l'étal du maraîcher va y passer ! J'espère qu'on ne me prendra jamais pour une poire !)

Alors voici les dernières news.

Lundi matin je dormais bien sagement, tranquille pomme chips – oui je sais, plus personne ne dit "tranquille pomme chips" mais bon, vous saisissez l'idée – quand soudain, je sens comme des secousses dans tous les sens !

M'enfin ? Qui ose me secouer de la sorte ? Je ne fais rien de mal, je dors ! Enfin, je dors, façon de parler ! je me forme, hein, je grandis ! si vous croyez que c'est de tout repos !

Non mais franchement, vous avez vu ce crâne magnifique depuis la dernière fois? ce corps divin que je suis en train d'agrémenter de côtes et d'os par ci par là ? Ces petits bouts de bras et de jambes ?

Et sans notice, hein ! C'est autre chose que votre armoire Ikea !

Allez, soyons sympa, je vous montre : hop une pirouette ! on admire mon dos ! Maintenant un petit tour ! voici mon petit bidon ! Et un coup de jambe par-ci, et un coup de bras par-là !

Oh ! Vous êtes en train de me prendre en photo !

Et personne ne me dit rien ! Je ne suis même pas coiffé !

Qu'est-ce qu'il essaie de faire, lui là, à regarder le bas de mon ventre ?

Eh ! Oh ! On se calme, hein, j'en suis aux bras et aux jambes, là ! Je peux pas tout faire !

Bon ben maintenant qu'on m'a bien réveillé, je vais avoir un mal de chien à me rendormir ! C'est malin !

Attendez un peu que j'arrive, je vous ferai la même chose !

Vous allez voir ce que ça fait d'être réveillé alors qu'on dort bien tranquillement!

 

Lundi 2 juin 2025 – version de la grand-mère :

Lundi soir, j'ai téléphoné à la gazelle. Elle était trop contente d'avoir vu son petit bout, et surtout d'entendre son petit cœur battre, pom pom, pom pom !

Étais-je angoissée comme ça aussi ? En fait, oui. Enfin non, pas à ma première grossesse qui s'est déroulée dans une insouciance absolue. Je n'appréhendais même pas l'accouchement, car ma maman m'avait toujours dit "J’ai toujours adoré aller faire mes enfants !", si bien que je pensais que ça devait être super festif, comme truc.

Pour les détails, ça avait été "Par le ventre", j’ai donc longtemps cru que ça se passait au niveau du nombril, jusqu’à ce que je finisse par me dire avec une logique qui frise le génie que ça devait sûrement sortir par où c’était rentré.

Oui, donc, à ma première, je ne savais pas, je ne savais rien, je nageais dans le bonheur et c'était merveilleux.

De toutes façons, ma première fille étant née dans les temps préhistoriques (1976), on ne faisait pas d'échographies ! En tout cas, moi, j'en ai eu ZÉRO ! (Adeline, ma fille chérie : BIEN SÛR QUE NON TU N'ES PAS NÉE AUX TEMPS PRÉHISTORIQUES ! C'est juste que les choses ont quelque peu changé depuis !)

Oui donc, je n'ai connu les échographies qu'à mes grossesses suivantes.

Et comme la gazelle, je les attendais avec vive impatience !

Je crois que mes enfants ont hâte de connaître le sexe du bébé. Ils aimeraient bien avoir une fille !

Oh ! j'aimerais aussi ! J'adorerais !

Mais bon, bébé, que tu sois garçon ou fille, je t'aime déjà !

Rajout d'hier : l'aîné de mes petits-fils, 22 ans cette semaine, vient déjeuner à la maison avant de se rendre à la Fête de la Musique à Paris où, paraît-il, il y avait cette année un monde INIMAGINABLE !!

Je lui demande les dernières nouvelles, il me répond du tac au tac : "Je vais être papa !"

J'ai cru que j'allais défaillir ! de bonheur !

"Mais Mamy, c'est une blague ! Tu m'as pas cru quand même ? Je suis encore à la fac, et puis je suis trop jeune ! " (comment ça, trop jeune ? moi, j'avais 20 ans !)

 

Mes enfants veulent ma peau ! Bouuuuuuuuuuuuuuh !!!!!

Bon, pour illustrer le truc, je ne vais pas vous coller une prune (surtout qu'on doit être passé à la mangue) mais une photo de ma magnifique fille (oui, je sais, je suis modeste, c'est de famille !) suivie de ma non moins magnifique nouvelle fille ! (comprenez : la compagne de mon fils).

 

Très belle journée à vous mes loulous !

 

23 mai 2025

La langue de Molière

Alors, la première chose à savoir, c'est qu'à l'époque de Molière, on ne parle pas le français partout en France. Enfin plus exactement, on ne parle pas le même français.

Il existe une bonne trentaine de dialectes régionaux, à commencer par le dialecte parisien, qui à mesure que les seigneurs d'Île-de-France ont endossé le rôle de rois des Francs, s'était placé comme le meilleur d'entre tous, le plus centralisateur.

Il est vrai qu'Hugues Capet (939-996), élu par acclamation comme l'on sait et non par droit héréditaire, parlait, non pas le tudesque – l'allemand – comme ses prédécesseurs, mais le dialecte d'Île-de-France. Il affirmait d'ailleurs qu'il ne parlait que le francien et ne saisissait pas un traître mot de tudesque…

C'est sûrement faux, étant donné que sa mère Hedwige de Saxe était la fille du roi de Germanie Henri 1er et la sœur de l'empereur germanique Otton 1er. Avec une famille maternelle allemande il devait bien en comprendre quelques mots…

Mais au fond, l'important n'est pas de savoir s'il entendait ou non le tudesque, mais ce qu'il a voulu faire croire. Et ce qu'il a voulu faire croire a eu pour conséquence de rompre avec les dynasties précédentes liées peu ou prou à leur passé franc et à imposer la langue de Francie.

Désormais, pour s'adresser au roi, il faut pouvoir s'exprimer élégamment dans le parler d'Île-de-France.

Voilà pourquoi les Parisiens affirment qu'ils parlent le français qu'il faut parler, eux.

Et qu'ils n'ont pas d'accent, eux.

La langue d'oïl (parlée au nord) s'est finalement coulée dans le dialecte parisien, ancêtre direct et unique de notre français moderne. Même si, on est bien d'accord, la langue parlée alors est encore très éloignée de la nôtre.

Au XVIIe siècle, la langue française – l'ancien dialecte de l'Île-de-France – devient un parler européen. Pour bien écrire, pour se faire comprendre, pour être "dans le coup", il faut s'exprimer en français ..

Il est vrai qu'alors la France est au plus haut de son prestige, au point qu'en 1783, personne ne trouve ni étonnant ni contestable d'entendre la très sérieuse Académie de Berlin déclarer le français langue universelle !

 

Et Molière dans tout cela ?

Molière fait son apparition sur la scène littéraire en 1658, sous le règne de Louis XIV.

Le 14 juin de cette année-là, le roi s'en est allé guerroyer du côté de Dunkerque. Les troupes françaises ont pris la ville aux Espagnols pour la remettre aux Anglais, si bien que la ville, espagnole le matin, est française l'après-midi et anglaise le soir. Ce qui n'empêche pas les Dunkerquois de continuer à parler un français mâtiné de flamand et de faire la bringue, comme on dit chez eux .. Expression qui ne va pas se cantonner longtemps aux dunes du nord ..

 

En octobre de cette même année 1658, Louis XIV de retour à Paris assiste à un spectacle donné par une troupe de comédiens récemment placée sous la protection de Monsieur (ainsi appelait-on le frère du roi).

On joue Nicomède du grand Corneille et est ajouté au spectacle Le docteur amoureux, un acte en prose écrit par le directeur de la compagnie, un certain Molière …

Cette farce étant seulement destinée à offrir un pendant joyeux à la tragédie de Corneille, personne ne songe à en conserver le texte ! Il n'existe donc plus ..

Mais qui aurait pu prévoir que ce comédien allait devenir le grand auteur du siècle ? Qui pouvait imaginer que l'on parlerait un jour de "la langue de Molière" ?

Langue qui, rappelons-le, se décline en "vrai" français (le parisien) et "faux" français (les divers patois disséminés dans tout le pays). N'oublions pas le latin, qu'on continue à parler à l'Église et que personne ne comprend, pas plus que les dialectes des régions où on n'habite pas…

Or, dans les textes de Molière, la langue parlée par ses personnages reflète la réalité du langage, ses dialogues sont vivants, ses jeux de mots subtils et tout un chacun peut s'y reconnaître. C'était ça son génie : donner vie à la langue française telle qu'elle est parlée par le peuple, un réalisme qui non seulement fait encore rire, mais parlait à tous !

En effet, il utilise tous les langages : celui des provinciaux, celui des Parisiens, celui des latinistes, celui des prétentieux… Il fait parler ses personnages selon leur condition, avec l'accent (il écrit la prononciation telle quelle, pour refléter la réalité de la langue). L'éventail des parlers français est si complet que chacun y trouve son quart d'heure de célébrité.

Dans Don Juan, Pierrot aime Charlotte et lui décrit en patois le comportement de deux amoureux :

"Quand ça est, ça se voit, et l’en fait mille petites singeries aux personnes quand on les aime du bon du cœur. Regarde la grosse Thomasse, comme elle est assotée du jeune Robain ; alle est toujou autour de li à l’agacer, et ne le laisse jamais en repos. Toujou al li fait queuque niche, ou li baille quelque taloche en passant …"

Dans Le médecin malgré lui, Sganarelle parle assez de latin de cuisine pour se moquer des prétentieux.

Dans Monsieur de Pourceaugnac, il y a même un dialogue entre deux femmes qui ne parlent pas le même patois ! L'une parle en occitan et l'autre répond en picard..

- Tout Pézenas a bist nostre mariatge.

- Tout Chin-Quentin a assisté à no noce.

- Nou y a res de tan beritable.

- Il gn’y a rien de plus chertain.

Et l'on pourrait continuer ainsi à travers toute l'œuvre de Molière, ce linguiste malgré lui ..

 

Voilà pourquoi, au 19e siècle, est née l'expression "la langue de Molière" pour désigner la langue française.

Ou aurait-on dû dire : les langues françaises ?

 

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Ma cadette m'a posé une question à laquelle je me suis empressée de répondre.

Enfin, de répondre "à la moi" .. en parlant d'autre chose à l'occasion ..

 

Ça me rappelle un échange avec mon fils, alors adolescent :

(mon fils) On voit ma sœur dimanche ?

(moi) Blablabla blablabla blablabla …

(mon fils) T'aimes bien rédiger, toi, non ? Je t'ai juste posé une question appelant Oui ou Non comme réponse !

Eh oui mon fils, j'aime bien rédiger ..

 

Pour en revenir à la question de ma fille, la voici :

 

‘‘Pourquoi dit-on la langue de Molière pour désigner la langue française ?"

 

Vous, qu'auriez-vous répondu ?

 

 

 

Le coin des amis

14 mai 2025

Ambre ou la voie de l'égarage

 

D'abord, il y a eu chez Angedra ce commentaire de Praline.

‘‘ Je me rends compte que mes enfants et petits-enfants connaissent très peu ma jeunesse. Devrais-je en écrire quelques lignes ?"

 

Ensuite, il y a eu cette réflexion surprenante de ma cadette la dernière fois que nous nous sommes vues : "Finalement, je ne connais rien de ton enfance ni de ton adolescence !"

Ça alors ! moi qui me croyais transparente ..

Il est vrai que finalement, je n'en parle peut-être pas tant que ça. Certes, tout le monde sait que mon père était dur. Ma cadette était très proche de mes parents et n'a pas besoin de détails, car s'il n'a jamais usé de violence physique envers ses petits-enfants, son caractère autoritaire, exclusif, borné oserais-je ajouter, était bien là. Ça, elle a eu l'occasion de s'en apercevoir.

Tout comme elle sait comment était ma mère, qui n'a pas été plus grand-mère que "mère", et de qui, m'a avoué récemment ma fille, elle "essayait de se faire aimer".

Moi, gamine, je faisais la meule, je réclamais inlassablement des câlins, des bisous, des câlins et des bisous (d'où le surnom qu'elle me donnait : Potd'Colle), et elle restait les bras ballants..

Ce n'est pas que ma mère ne nous aimait pas. Elle nous aimait, c'est sûr. Mais avec discrétion, sans débordement. Moi qui adore les débordements ..

En fait, je suis en train de comprendre pourquoi ma fille ne connait rien de moi. Parce que je ne parle pas de moi.

Je parle de mes parents, de ma sœur, de mon frère.

Mais de moi enfant, ado (comme on dit maintenant), non.

De la toute petite fille qui faisait des cauchemars tout le temps, non.

Mon père (ironie !) venait me recoucher entre eux deux dans le lit pour finir la nuit. J'étais vraiment très petite.

De la gamine terrorisée planquée dans un coin, transparente, muette. Faire comme si. Non.

Les voisins qui toquent à la porte quand ma sœur crie au secours.

Ma grand-mère – celle que j'ai tant aimée – qui repart de chez nous en pleurant. Comment un monstre pareil a-t-il pu sortir de ses entrailles ?

Ce monstre qui est devenu grand-père, un jour. Un super grand-père. Borné, mais super.

Borné, parce que quand nous nous sommes enfin rapprochés, lui et moi, peu de temps avant sa mort, j'ai essayé de lui parler. D'en savoir plus sur son enfance (silence), et pourquoi il m'a reniée quand je suis partie (mutisme), et encore fait la tête quand j'ai divorcé (mutisme total).

En revanche, on parlait ménage. Un jour qu'il m'accompagnait à un énième rendez-vous médical (je ne peux pas dire, il a toujours été là pour tous mes machins médicaux, contrairement à ma mère !), on était en salle d'attente et je lui parlais de mes mains abîmées par la vaisselle… oui, bah on fait ce qu'on peut quand on doit choisir les sujets de conversation ! et voilà qu'il me sort "Bah fais comme moi, mets des gants !" (la tête des autres patients ..)(oui, parce qu'à la retraite, dont il n'a pas eu le temps de profiter, il s'était mis en tête, au grand dam de ma mère, de faire la vaisselle et le ménage. Dit comme ça, ça a l'air d'être une bonne nouvelle, mais ça ne l'était pas forcément pour ma mère ..)

Bref.

Je me suis ouverte à ma sœur de cette question soulevée par ma fille : elle, comment parlerait-elle de sa jeunesse ? de notre jeunesse ?

Et voici ce qu'elle m'a répondu : "Tu rigoles j'espère. Je n'ai pratiquement AUCUN SOUVENIR"

Me voilà bien avancée ..

 

Mais je m'égare, comme d'habitude. Ambre ou la voie de l'égarage.

Ce que je voulais juste dire en fait, c'est que Oui, Praline, écris quelques mots de ta jeunesse. Écris avec ton cœur, parle de ta maman, de l'amour entre vous, de l'amour, c'est tout.

Pour moi c'est hyper important. 

Je suis persuadée que l'on porte en nous des petits bouts de toute notre histoire familiale, que nos ascendants nous ont légué allègrement, de l'amour et des belles choses mais aussi des secrets, des non-dits, des chagrins, allez hop CADEAU, prends tout ! et que les questions que tes enfants ne se posent pas encore, ils risquent de se les poser un jour, un jour où tu ne seras peut-être plus là.

D'ailleurs, moi-même qui raconte pourtant ma vie en large et en travers, j'ai dit à chacun de mes enfants pas plus tard que cette année : "Si vous avez des questions, des rancoeurs, des colères, dites-le-moi, on en parle." Bon, ils m'assurent qu'ils n'ont aucun problème avec moi (sauf ma cadette qui m'en veut encore de l'avoir envoyée à je ne sais plus quel camp d'été au lieu d'un autre parce que c'était moins cher), mais au moins la porte est ouverte.   

 

Et vous ? Parler de votre jeunesse en quelques mots (ou pas), ça vous inspire ? vous le feriez, vous l'avez fait ?

 

 

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