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Un peu de silence ..

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29 octobre 2026

Première fois

 

Hier, je suis allée passer un scanner du cœur ! C'était ma première fois!

Je n'étais pas très contente! Non pas à cause du scanner, mais du fait de devoir me rendre à l'hôpital où j'étais allée quand je me suis cassée la margoulette en 2022.

J'en ai un très mauvais souvenir : gens mal aimables, radio bâclée puisque soit disant je n'avais rien du tout alors que la radio faite deux jours plus tard à la clinique révélait la fracture de la malléole..

Alors niveau amabilité au service Imagerie, ce n'était pas tellement mieux que dans mon souvenir, en revanche un scanner du cœur, pour ceux que ça intéresse, c'est rien du tout! (sans compter le fait que maintenant on n'a plus à chercher mes seins, ce qui est quand même fort pratique!)

L'examen dure, quoi? Trois minutes, juste le temps pour moi de dire à la manipulatrice qu'elle sentait bon! (J'aurais dû lui demander le nom de son parfum!)

Je vous avais sûrement parlé du moment où j'avais mal au niveau du cœur, vu que je passe mon temps à vous raconter mes misères (je vais changer le nom de mon blog, on va l'appeler "Les malheurs d'Ambre"!).

C'était quand j'ai appris que je ne verrais pas ma petite-fille avant … ben je ne savais pas trop quand j'aurais eu la permission de la voir, à l'époque.

Franchement ça m'avait fait un choc terrible cette histoire de ne pas voir ma petite-fille, et je reste persuadée que la douleur au cœur venait de là. D'ailleurs, quand j'avais raconté ça à la cardiologue, elle m'avait dit qu'en effet c'était possible, mais par précaution elle avait quand même prescrit le scanner. Et comme on a des rendez-vous six mois après ..

Enfin, voilà toute l'explication.

Maintenant, mon petit cœur va bien. Depuis que j'ai vu mon adorable (et magnifique) petite-fille tout s'est envolé.

Quoi d'autre?

J'ai relu Germinal ! Ça m'a pris d'un coup, comme ça! Le chef-d'oeuvre de Zola, hein, il faut bien l'avouer. Et je ne dis pas ça parce que j'ai dans les veines plein de sang d'mineurs de chnord!

Certes, ce n'est pas gai-gai. Mais bon, ce n'est pas triste-triste non plus. C'est du Zola, quoi.

J'ai enchaîné avec L'Assommoir, qui est encore moins joyeux.

Là-dessus, je suis tombée sur un Misérables chez Cultura, un livre magnifique avec de belles photos du film. Qu'est-ce que vous vouliez que je fasse? Je l'ai acheté!

Niveau gaieté, on est un peu plus confort. Surtout qu'ils ont sucré tout ce qui était fastidieux à lire, je ne m'en suis aperçue que ce matin : c'est un livre Jeunesse que j'ai acheté!

On ne se moque pas. J'ai pas fait exprès!

Sinon, ma hanche me fait mal. C'est-à-dire mon genou. Vous savez comment je fonctionne, je ne fais rien comme tout le monde!

Ça me déprime, évidemment! Ces derniers jours, j'ai ressorti la béquille. Chère petite, on a fait du chemin ensemble, mais franchement, je te laisserais bien tomber sans regret!

Comme je fais la vaisselle en musique et que je chante, ça donne : ♫♪ ♫¸♪ lalalaaïe! ♫♪ ♫¸♪ lalala aïe!

Mais bon.

C'est comme ça, c'est comme ça!

(C'est fou! Ma vie est passionnante!).

Bon, terminons sur quelque chose de joli.

 

C'est ma grande !

Il s'agit d'un "montage" que ses collègues de travail lui ont offert pour ses 50 ans.

Dire que ma fille ne cesse de geindre parce qu'elle est vieille ! Alors que 50 ans, c'est un âge merveilleux ! C'est d'ailleurs mon âge préféré! (ça ne l'a pas consolée du tout que je lui dise ça). En plus j'étais grand-mère et franchement c'était le bonheur!

En fait, la plupart des gens ont 50, 51, 52 ans etc… puis 60, 61, 62 ans ….

Ben moi j'ai eu 50 ans pendant 10 ans, puis 60 ans pendant 10 ans. N'était-ce pas divin?

Je dis ça mais bon, il est vrai que par moment je me sentais vieille… On est bêtes, hein, on ne sait pas que l'âge ne s'arrange pas ave le temps qui passe!

 

Et pour vous mes loulous, comment va la vie ?

 

(¯`*´¯)
`*.¸.*

¸.*¨ ¸.*¨)
(¸. .´ ¸¸.`¨
*

 

(Note : je parle souvent de ma fille aînée et je montre des photos… Ce n'est pas une question de préférence, hein, mais de permission : cela ne lui pose aucun problème. Ma cadette, elle, ne préfère pas.)

 

Catégorie La vie de tous les jours

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24 octobre 2026

Un homme charmant

 

Au fil de mes promenades généalogiques, voici que je tombe sur un acte daté de 1784, un acte de mariage, du moins le crois-je tout d'abord.

Les époux, je reconnais immédiatement leurs noms puisque leur union, je l'ai déjà transcrite.

Elle a eu lieu en 1765.

Allons bon. Des homonymes? Des homonymes qui ont les mêmes parents que les mariés de 1765?  

Alors, je prends le temps de lire :

 

"(…) le Sieur Jean-Baptiste Breune, âgé de quarante-neuf ans, et Demoiselle Thérèse Perrin, pour se donner de nouvelles marques de leur mutuelle amitié, ont déclaré qu'ils étoient l'un et l'autre très contents de leur alliance et ont renouvelé les engagements qu'ils ont pris ensemble dans le temps de leur mariage, ledit Jean-Baptiste Breune protestant de nouveau qu'il prenoit ladite Thérèse Perrin pour son épouse, et ladite Thérèse Perrin protestant de nouveau qu'elle prenoit ledit Jean-Baptiste Breune pour son époux; le tout ainsi fait (…) en la résidence desdits époux, les an, mois et jour que dessus, (…)"

 

Ça alors ! Un renouvellement de vœux de mariage !

Depuis toutes ces années de virées dans les registres, c'est la première fois que je tombe sur un tel acte! Cela me met en joie !

Ainsi, tout n'était pas pourri au royaume de France dans les années 1700! Il y a eu des couples heureux, et plus précisément des femmes satisfaites de leur sort, ce qui ne devait pas être si courant…

Oui, je sais, quand je raconte l'histoire de mes ancêtres ils sont tous merveilleux, les couples s'aiment, les petits oiseaux chantent et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Mais bon.

Comme disait Gabin, je sais.

Je sais que la vie n'était pas aussi idyllique que je veux bien le faire croire.

 

Me viennent alors toutes sortes de réflexions.

Déjà, cet homme charmant devait, à n'en point douter, ne jamais user de son droit de correction sur sa femme, droit que les hommes avaient aussi sur leurs filles. Si, si, je vous jure, à l'époque, ça existe!

Quel bonheur, quelle sérénité pour elle de ne pas se prendre une volée de coups quand la soupe n'était pas prête !

Bon, alors, sinon.

Les câlins.

Enfin, les câlins .. C'est une invention moderne, cette histoire de câlin, de tendresse, d'amour! À l'époque il ne faut pas prendre de plaisir, quelle horreur! Et c'est particulièrement vrai pour les femmes, qui passent leur temps à être enceinte. Purée, j'aurais adoré avoir plein d'enfants (une demi-douzaine) mais quand je vois la vie des femmes d'autrefois… "Toujours coucher, toujours grosse, toujours accoucher", comme disait l'autre…

Je viens de faire des recherches sur une fratrie de mes ancêtres, la mère a été enceinte tous les ans! Seize gosses, un par an, paf ! Heureusement, mon cher ancêtre a eu la bonne idée de mourir à 40 ans, ouf! J'ai soufflé pour sa femme! (et c'était en 1800 et quelques, hein!)

Oui donc, il était recommandé de ne pas trop s'aimer. Coucher, oui, s'aimer, non. Le contraire d'aujourd'hui.

Mais ces deux-là, ils devaient s'aimer malgré tout. Bonheur!

 

De fil en aiguille, je me suis dit :

Pourquoi on ne ferait pas un mariage renouvelable? A durée limitée, en quelque sorte?

Peut-être y aurait-il moins de divorces, moins de drames, moins de larmes.

Et puis d'ailleurs, c'est quoi le secret d'un couple qui dure?

L'amour ne fait pas tout, la passion encore moins, elle s'émousse, c'est inévitable, non?

Ce qui attendrissait tant au début devient souvent super énervant des années plus tard.

Et les bas de la vie? Hein? On en parle? 

 

Après j'ai commencé à m'interroger sur le rôle de l'inconscient dans les rencontres, qui nous dirige peut-être vers une "moitié" qui n'est pas forcément celle qu'il nous faut mais qui, peut-être, va nous permettre d'apprendre, de progresser, pour peu qu'on ne quitte pas le navire à la première difficulté.

Celle qu'il nous faut?

Parce qu'on a une moitié qui se balade quelque part et qu'il faut trouver?

Et combien on a de chances de tomber sur la bonne moitié? Hein?

 

Pffffff.

Ambre, tu te poses trop de questions, on te l'a toujours dit !

 

 

Catégorie Entre nous

16 octobre 2026

Ça me pose un problème..

 

Je pense beaucoup à la mort en ce moment.

Je pense beaucoup à ma mort. À vrai dire, je n'en ai jamais été aussi près.

Ce qui m'embête, c'est qu'il faudrait que je la prépare. Je veux dire, que je trie mes écrits. Mes pages et mes pages d'écrits. Je parle de vraies pages, en plus de tout ce qui est sur le PC et qui disparaîtrait en un clic.

Mais les pages des cahiers …. Ça c'est autre chose.

Je me rappelle, quand mes parents avaient déménagé d'Ermont – j'avais 14 ans – j'avais demandé à mon père de brûler tous mes cahiers. Ils étaient dans une grande valise noire, celle dont je me servais pour les allers et retours à l'École Normale, je les avais ramenés d'Ermont évidemment, mes cahiers c'était comme ma deuxième peau, même si à l'époque ça ne devait pas être très intime.

Quoique.

Bref, je m'étais dit, on déménage, c'est une nouvelle vie qui commence, allez! Mon père à ma demande avait rassemblé mes cahiers en pile dans la courette devant la cuisine et y avait mis le feu. On avait regardé les pages se racornir puis disparaître tout-à-fait.

 

Mon béguin de l'époque s'appelait Yvon. C'était mon deuxième Yvon, le premier c'est celui de la jupe bleue.

Yvon était le grand frère de Marie. Avec Marie on s'aimait d'amour tendre, enfin, d'amitié tendre plutôt, mais à la limite de l'amour, vous voyez ce que je veux dire? Donc Yvon, version masculine de Marie, tombait à pic.

Ceci dit, je l'ai aimé passionnément mais c'est resté très platonique, j'avais 15 ans, lui cinq de plus et des tas de petites amies, c'est dire ce qu'il en avait à faire de moi.

Du coup je m'étais rabattue sur quelque chose de plus consistant, à savoir un Normalien en chair et en os, rencontre qui était, malgré tous mes efforts, restée elle aussi platonique.

Et donc, à cette époque, pour raconter mes histoires de cœur rêvées j'avais troqué mes cahiers contre des agendas. Je me suis mise à nourrir une folle passion pour les agendas, vous savez ceux tout simples avec une couverture noire rigide. J'ai gardé quelques écrits de cette période, notamment ma première version de la rencontre de mes arrière-grands-parents au feu de la Saint-Jean que je trouvais tellement romantique ! Enfin, c'était d'un romantisme très prosaïque puisque ma grand-mère est née tout juste neuf mois plus tard!

Mais fi de ces détails, revenons à mes agendas.

Depuis, donc, j'écris. Imaginez le volume d'agendas que ça fait!

Au fur et à mesure, je me suis mise à écrire de manière de plus en plus intime, tout ce qui me passait par la tête et surtout par le cœur, toutes ces choses qui me pèsent, me blessent et que je ne pouvais dire, parce que j'ai appris toute petite à me taire, à me faire sage.

D'ailleurs j'avais un jeu quand j'étais gamine, un jeu pour moi. Je faisais "la petite fille sage". C'est pas que je n'étais pas sage, mais parfois me venait de telles envies de révoltes, de colères ! je les retenais pour les déverser dans mes cahiers.

Au moment de mon divorce, et surtout après l'enlèvement de ma fille aînée par son père, j'avais écrit beaucoup de choses terribles. Je souffrais tellement. Tout le monde a souffert dans cette histoire. C'était une brisure épouvantable, j'ai vécu ça comme un échec, un terrible échec, moi qui étais faite pour aimer à la vie à la mort, comment pouvais-je me retrouver là?

Et donc je pleurais, j'écrivais, je pleurais, j'écrivais, ma fille ne voulait plus me voir parce qu'il lui racontait des choses insensées, je notais tout, je me disais, au moins elle verra, elle verra que ce n'est pas vrai tout ce qu'il raconte, elle verra qu'on a été ballotées toutes les deux dans la souffrance comme des petites choses manipulées par un fou, oui, elle verra bien, je n'y suis pour rien, ou en tout cas pas pour ce qu'il dit, j'ai fait ce que j'ai pu, je ne savais pas, je t'aime tellement ma fille je t'aime pourquoi tu ne me crois pas ? Je ne pouvais pas admettre que mon prince charmant était aussi cet homme-là, était devenu cet homme-là..

Et puis un jour je me suis dit.

Non.

Non, bien sûr que non.

Il ne faut pas que ma fille lise ça. Jamais.

Ce sont des histoires d'adultes immatures, incapables de se séparer proprement. Ça lui apportera quoi? Encore de la souffrance? Pour quoi faire?

Et j'ai tout déchiré, toute cette période, tout ce qui était laid, méchant, honteux. Puisque de toutes façons les larmes étaient taries, que le mal était fait, que ça ne servait à rien.     

Mon divorce aura eu au moins un résultat positif : des agendas en moins !

Pour les autres, je n'y arrive pas. Pas encore. Je les relis parfois, ils me servent de balises, quand je ne sais plus où j'en suis et que je peux ainsi mesurer le chemin. Ou pas.

Il y a toutes ces notes que j'ai prises, aussi, pendant ma thérapie, ces mots que disait ma psy et que je ne comprenais pas, et qui des années plus tard ont fait sens.

En même temps ça m'embête, je voudrais m'en défaire, de ces écrits. Je ne veux blesser personne, sûrement parfois j'ai écrit des choses que je ne pense plus aujourd'hui, ou que j'ai mieux comprises, ou que je vois sous un autre éclairage.

Et même si je demande qu'on brûle tous mes écrits, le fera-t-on? Mes filles disent déjà qu'elles veulent les récupérer ! Tous !

Gros dilemme.

Oui, je pense beaucoup à la mort.

À ma mort.

Ça me pose un problème..

 

 

⋆.ೃ ࿔🌸*:・

Yvon (le 1er)  CLIC

Le Normalien CLIC

 

 

Catégorie Humeur du jour

8 octobre 2026

Praline

 

Le 25 septembre il faisait grand soleil

un soleil qui ne se lèvera plus pour toi Pralinette

tu ne nous égaieras plus de ton rire de clochette

tu as rejoint Fazou, Jean-Marc et Bleck

et puis Coum'

et Sophie

ils en ont de la chance, quand nous on reste là,

sonnés

abasourdis

Ma Pralinette ..

on est si peu de chose

et notre amie la rose

aurait une bonne idée

d'arrêter cinq minutes

de nous le répéter..

 

 

❀࿐

CLIC ࿔🌸*:・ et aussi CLIC

 

(¯`v´¯)
`·.¸.·´


Au revoir Pralinette

on ne t'oubliera pas

 

Merci à Fabie, Claude et à Jean-Louis pour vos mots en messagerie.

 

Catégorie Le coin des amis

 

12 septembre 2026

Adieu Angelina

 

Il y a eu l'arrivée au cimetière. Moi la première parce qu'au moment de retrouver les cousins au restaurant, un tel chagrin m'avait saisie que je n'avais pas pu.

Je n'avais pas pu.

Il y a eu une voiture, puis deux, puis trois.

Ils étaient là et je ne pouvais rien faire d'autre que de les prendre dans mes bras.

Il y a eu ma cousine, les yeux rougis de larmes, ses deux frères, ces cousins de nos cœurs, de nos sangs mélangés à cause de l'amour si profond entre nos deux mamans.

Il y a eu les autres cousines, des enfants, petits-enfants qui comme les miens étaient devenus grands.

Il y a eu la musique, Nana Mouskouri, que Marraine aimait tant.

Les mots de ma cousine, sa voix qui s'étrangle, ses larmes qui empêchent. Des mots encore, ceux de sa fille.

Les miens sont restés. J'avais les mots bloqués.

Un Ave Maria, dans le recueillement et le chagrin qui écrit le bout du chemin.

Au ciel, de gros nuages gris floconnaient.

La cérémonie terminée, ma cousine a donné à sa maman un dernier baiser. Elle m'a glissé : Va lui faire un bisou, ça lui fera plaisir.

J'ai baisé l'urne que ma cousine venait d'embrasser.

Il y a eu les fleurs, une à une jetées.

Et encore les serrer, mes cousins les serrer, comme les presque frères et sœurs que nous avions été.

D'un seul coup les larmes se sont taries, les rires invités, les souvenirs aussi.

Ma cousine disait : Merci, un infini merci d'être là.

Ma cousine disait : Ça y est, toutes les quatre nous n'avons plus nos mamans.

Et nous, les quatre cousines, entre rires et larmes, on se serrait, à la chaleur de nos mères qui s'étaient tant aimées.

Ma cousine disait : Ce qui me ferait vraiment plaisir c'est que maintenant on se réunisse tous pour une photo. Ça me ferait vraiment plaisir.

Ma cousine disait : Nous sommes une famille.

Puis il y a eu le moment où il fallait se quitter.

Les jeunes, un train à prendre, les cousins, de la route.

Il y a eu.

Ce moment où Marraine a rejoint l'homme qu'elle aimait.

 

 

Catégorie La vie de tous les jours

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5 septembre 2026

A y eeeeeeeeeeeeest !

 

Ça s'est décidé d'un seul coup, la baisse des températures aidant, mon fils m'a dit qu'ils venaient mardi ou mercredi (derniers). J'étais si contente que je n'arrivais pas à y croire !

Le GPS avait dit midi, à midi 19 ils étaient là et moi aussi qui les attendais sur le petit parking. Il a fallu sortir le chambardement de la voiture, les trois passagers en occupant un quart et les affaires de la petite les trois autres quarts.

J'avais craint que peut-être, lorsque le regard de l'enfant se poserait sur moi, elle pleurerait, Qui est cette inconnue qui se jette dans les bras de mon père comme s'il revenait de la guerre ?

Pas du tout, cette enfant est gracieuse, elle sourit tout le temps, elle a éclaté de rire en me voyant. Je dois avoir une bouille marrante.

Après l'étalage dans ma salle du petit monde de mademoiselle, le repas – elle n'aime pas, mais alors pas du tout, les petits pots du commerce qu'elle goûtait pour la première fois, heureusement il y avait des épinards nature au congel et j'ai cuit quelques vermicelles – rebelote la voiture, avec moi cette fois, pour se rendre à l'hôtel où ils avaient réservé une chambre, pour y déposer leurs bagages au nombre de : un petit sac (le gros du déménagement étant resté chez moi).

Après quoi petit tour à pied sur le parking avec le landau pour aider la miss à dormir un peu. Certes, il y a mieux comme promenade mais dans l'espace d'un centre commercial, peu de choix.

Mac Do's pause, because arthrose de la mère-grand.

Je me suis fait charrier par mon fils, "Mais Maman tu vas quand même pas commander un verre d'eau?"

Est-ce de ma faute s'il n'y a RIEN de bon dans ce genre de truc ?

Bon, je n'ai pas eu de verre d'eau, mais un verre de je ne sais quoi que je n'ai pas fini. Quant aux jeunes, ils ont remangé alors qu'on sortait de table, on aurait dit mes petits-fils !

 

 

Le reste de l'après-midi a filé tout aussi vite, ponctué par les soins donnés à la petite par sa maman.

Le lendemain ils sont partis sur le coup des 14 heures, je n'ai pas eu le temps de me lasser.

Je suis tellement contente d'avoir enfin vu cette petite fille qui respire le bonheur de vivre et qui sourit tout le temps! Il y a énormément d'amour autour d'elle et c'est bien tout ce qui importe.

Ah j'oubliais.

J'ai eu le droit de tenir le bébé deux minutes, le temps de quelques photos. De mon côté, j'ai fait une petite deux-centaine de clichés, ce qui est très raisonnable je trouve. Et j'ai demandé à mon garçon de copier les photos de son téléphone sur mon PC, ce qu'il a fait de bon cœur (480 photos de sa fille, 4 photos des chats).

Donc voilà, tout s'est merveilleusement passé, mercredi je suis même allée avec Sarah et la petite en landau faire un tour avant de manger le midi et on a parlé de tout et de rien (plutôt de rien, d'ailleurs, ma grande spécialité pour ne pas faire de vagues). À dire vrai, je ne me suis pas forcée, j'étais vraiment bien. 

Puis ce fut l'heure du départ, la voiture a été remplie dans le sens inverse, le bébé assis dans le siège auto, son sourire heureux de bébé heureux accroché au visage, et on s'est quittés avec leur promesse de revenir bientôt.

Alors bien sûr, c'est différent de ce que j'ai connu avec mes petits-fils de 20 ans, ça n'a même rien à voir. Mais j'ai eu le temps de m'y faire!

Alors, comme m'a dit Saby , je kiffe la life !

 

 

Catégorie Journal du bébé

18 août 2026

La dame de chnord

 

La meilleure nouvelle de ce début de semaine, c'est que la canicule est finie ! en tout cas en Île-de-France! Ni une ni deux j'ai sorti mon maillot et préparé mes affaires de piscine. Bon, ça ne m'a pas empêchée d'arriver en nage! Oui je sais, je râle de plus en plus, un de mes petits-fils me l'a fait remarquer et je crois que ce n'est pas tout-à-fait faux! Ceci dit c'était quand même très chouette, comme toujours.

Cette fois je n'ai pas vu ma copine de chnord. Ma copine de chnord c'est une dame qui, comme son surnom l'indique, a un accent de chnord à couper au couteau. Je l'adore. On se croise à la piscine depuis.. pft ! en fait c'est simple, quand je lui ai dit que mes garçons (comprenez, mes petits-fils) avaient 20 ans maintenant, elle n'en revenait pas. Elle les a connus tout petits, forcément, quand je les emmenais nager avec moi! Elle connaît aussi mes filles! La dernière fois, elle m'a raconté que ça y était, elle était grand-mère, une belle petite fille qu'elle m'a montré en photo sous toutes les coutures, et puis aussi qu'elle s'était cassé la margoulette, qu'on lui avait collé une botte de marche avec laquelle elle avait eu bien du mal à se déplacer ! je lui ai dit que la botte de marche c'était pour maintenir la cheville, pas pour marcher ! qu'il aurait fallu qu'elle reste allongée ! Elle n'était absolument pas d'accord pour rester sans bouger (on aurait dit Praline)! Bref de toutes façons il aurait fallu que je puisse en placer une, surtout qu'avant ça elle s'était mise à critiquer une autre piscine (enfin, les gens d'une autre piscine) (car oui, elle vient de loin, en plus! De l'Oise, je crois!) parce que les maîtres-nageurs n'étaient pas gentils (dixit) contrairement à ici, et je me disais ben heureusement qu'elle les aime vu que tout le monde entend ce qu'elle dit grâce à l'acoustique merveilleuse qu'il y a dans les piscines!

Bref, je suis toujours heureuse de la voir, cette dame de chnord dont je ne connais même pas le prénom, elle me fait trop rire !

Bien alors sinon, aujourd'hui encore un temps couvert, que du bonheur! Il fait quand même chaud (non, je ne râle pas!) mais il y a eu quelques gouttelettes de pluie (bonheur!), bon, c'était un bébé pluie, un pipi d'oiseau comme disait ma mère!

Mais je ne râle pas!

Une des premières photos prises dans ma chère piscine ! (2010). Vous ne les voyez pas vu que j'ai recadré la photo, mais sur le matelas mousse il y a mes trois loustics que je promenais sur l'eau comme la grand-mère dévouée que j'étais déjà ! je ne sais plus si c'est cette fois là qu'ils ont failli me noyer ou un autre jour... Quels bons souvenirs !😋

ma fille aînée et moi-même (enfin, l'inverse)

photo prise par la dame de chnord

2013

En fait en sortant de la piscine j'étais en train de prendre ma grande en photo quand cette adorable personne nous a proposé de nous photographier toutes les deux !

 

 

⋆.ೃ ࿔🌸*:・

 

 

Bonne soirée les loulous !!

 

 

Catégorie La vie de tous les jours

 

NB J'ai bien dit "je ne sais plus si c'est cette fois là que mes petits-enfants ont failli me noyer":

Ce jour-là j'en avais deux avec moi (les deux aînés), celui de deux ans accroché à mon cou et je nageais comme ça, à côté de celui de 4 ans qui se tenait sur le bord.

Quand soudainement, le grand s'est jeté sur moi dans un élan d'amour (en vrai il voulait s'accrocher à mon cou comme son frère) si bien que sous le poids des garçons j'ai quasiment coulé en éclatant de rire, la bouche grande ouverte (mes garçons, eux, se marraient, mais en surface). Quand au maître-nageur, il a mis un temps fou à me tendre une perche (c'est le cas de le dire) car il croyait qu'on jouait !

9 août 2026

L'amour, c'est pas simple

© Artiflo

(découverte grâce à Fabie ♥)

 

Alors pour ma part je vais vous parler d'Amour, puisque c'est ce que l'on fête aujourd'hui.

Imaginons un monde où l'amour serait roi.. déjà dans les séparations de couple on ne chercherait pas à accabler l'autre et à le rendre responsable de tous les échecs puisqu'on l'aimerait encore, plus d'amour certes mais d'une sorte d'amitié, ce qui est tout aussi respectable, un peu à la façon de ma grande dont l'ex est devenu "sa meilleure amie" alors que ça fait, pfou… au moins quinze ans qu'ils ne sont plus ensemble… (enfin, si on veut, car maintenant ils sont tout le temps ensemble 😁).

Les avocats seraient au chômage question divorce puisque tout le monde se séparerait avec amour – ce qui entre parenthèses serait aussi donner de l'amour aux enfants qui sont trop souvent pris en otage – ce qui leur laisserait beaucoup plus de temps pour s'occuper de cas plus graves comme les violeurs ou les meurtriers ou encore les sales types qui font du mal aux animaux. Ah bah non suis-je bête, y aurait plus ni violeurs ni meurtriers ni sales types martyrisant les animaux. Les avocats seraient au chômage et feraient autre chose. Profs d'amour, par exemple.

En fait on donnerait des cours d'empathie à l'école. On apprendrait les dix commandements de l'Amour.

1, tu respecteras ton prochain 2, puisque tu le respectes, tu ne lui feras pas de mal 3, tu apprendras à le connaître, à l'écouter (vraiment), avant de le juger 4, et de toutes façons, tu ne le jugeras pas, c'est pas beau 5, tu apprendras à maîtriser tes pulsions de colère, à les analyser, avant d'en rendre les autres responsables 6, si t'as envie de cogner, les punching balls sont faits pour ça 7, si t'as envie de violer, alors là, pour moi c'est un gros problème car je n'arrive même pas à concevoir qu'on puisse avoir envie de violer. Ou plutôt de passer à l'acte. Ça enfreint toutes les règles de l'humanité. Ça me dépasse.

Comment peut-on se dire humain et faire des choses pareilles?

C'est comme les guerres et toutes les horreurs qui s'ensuivent. Comment ça se fait que l'histoire de l'humanité soit une longue suite de guerres et de jalousies alors qu'à la base il y avait assez de place pour que tout le monde vive dans l'amour et dans la paix?

Je n'ai même pas fini ma liste des dix commandements..

Finalement ce n'est pas si simple de vivre dans l'amour. L'humain est tellement faillible.

Déjà, regardez comment tout commence. À peine Adam et Eve ont-ils pondu deux gosses, c'est le bazar. Caïn est jaloux de son frère. Pourtant, c'est vrai qu'elle était sympa son offrande de fruits et légumes, bien plus que le pauvre petit agneau d'Abel qui n'avait rien fait à personne (je parle de l'agneau). Toute cette histoire ne tient pas debout. A mon avis, c'est encore un complexe d'Œdipe mal digéré. Enfin, toujours est-il que Caïn tue son frère. Quelle histoire insensée ! Son propre frère !

Et les parents alors? Qu'est-ce qu'ils ont dit à leur aîné?

Rien.

Ils ont refait un fils.

Il était temps que Jésus arrive, moi j'vous le dis !

 

 

  

 

❤♥●•٠·˙. ˙·٠•●♥❤

 

Catégorie Humeur du jour

19 juillet 2026

Où j'ai mis mes lunettes?

 

Où j'ai mis mes lunettes ?

Je crois que c'est une des phrases que je prononce le plus souvent ces temps-ci. Ça me rappelle un livre de Nicole de Buron, à l'époque ça me semblait si loin cette histoire de lunettes!

Mais je crois aussi que l'attitude de ma belle-fille n'est pas étrangère à l'aggravation de ma propension naturelle à être dans la Lune. Perdue dans mes pensées, pas toujours très gaies du reste, même si quand j'entends ma petite voix intérieure rappliquer, je la somme de se barrer vite fait. Chose qu'évidemment elle ne fait pas toujours!

Ma belle-fille.. Ah la la, qui l'eut cru ? Si encore on ne s'était jamais entendues..

 

J'ose dire que moi – oui, vraiment, je le crois, au risque de paraître prétentieuse – j'ai été une bonne belle-fille. La belle-fille idéale, même. Je m'intéresse aux gens (j'ai appris aux deux pères de mes enfants des choses sur leurs parents qu'ils ne savaient même pas !). Deuzio, je ne la ramène pas. Un reste de mon éducation. De mon dressage, plutôt (comme disaient mes parents).

Donc, je ne disais rien.

De toutes façons je hais les conflits.  

Et puis j'ai toujours eu un sens de la famille surdéveloppé. Alors imaginez, maintenant que "la famille" ne représente plus grand-chose! À moins que ce soit ce qu'on appelle pudiquement "les aînés"?

Enfin bref, j'ai été une merveilleuse belle-fille! (mes chevilles vont bien, merci!)

Il faut dire que Maman l'avait été aussi. Serait-ce héréditaire?

Elle avait du mérite d'ailleurs, car si ma grand-mère était une bonne grand-mère, en tant que belle-mère, par contre, elle ne devait pas être facile ..

Ça avait commencé avec la présentation de Maman aux parents de mon père. Je vous laisse imaginer la scène :

Papa, 19 ans, étudiant sérieux et solitaire, s'apprête à passer son 2e bacc.

Maman, la vingtaine, travaille depuis ses 16 ans et vient d'un milieu pauvre ..

Quant à moi, je suis dans le ventre de Maman.

C'est dans ce contexte que mon père annonce à ses parents 1) qu'il va quitter l'école afin de 2) se marier, parce que 3) ils vont être grands-parents.

Ce qui avait, comme qui dirait, jeté un froid.

Mamy avait décrété que si mariage il y avait, ce serait un mariage civil!

C'est-hors-de-question ! avait dit Maman (ou alors elle l'avait pensé très fort), On se mariera à l'Église ou on ne se mariera pas !

Ce n'est pas que Maman était particulièrement bigote, mais il lui semblait que le mariage était une chose suffisamment sérieuse pour qu'on ne le bâcla pas en cinq minutes. Et puis, elle ne voulait pas blesser sa mère, qui elle, était extrêmement pieuse.

Une quinzaine de jours s'était écoulés avant que ses futurs beaux-parents donnent leur accord – rappelez-vous, la majorité était à 21 ans – période qu'elle avait mise à profit pour se jurer que si la mère de mon père s'opposait au mariage, elle ne verrait ja-mais son bébé !

Quand on sait que finalement, je suis devenue la petite-fille préférée de ma grand-mère.. Celle-ci avait 46 ans quand je suis née (oui, on fait les enfants jeune, chez nous) et elle se pavanait avec moi dans le landau comme si j'étais sa fille …

Par la suite, quatre années de colocation chez ses beaux-parents pour cause de crise du logement avait permis à ma mère de connaître toutes les facettes du délicieux caractère de sa belle-mère .. (Elles étaient Scorpion toutes les deux. J'dis ça, j'dis rien!)

Et pourtant..

Et pourtant, c'est grâce à ma mère qui était si proche de la sienne que mon père et ses parents se sont .. comment dire… rapprochés. Ou approchés tout court?

Mes grands-parents avaient une place à part entière dans notre vie et je sais que c'est grâce à ma mère. D'ailleurs, ils avaient même leur place dans la famille de ma mère! Combien de fois ont-ils été invités lorsque la soeur de ma mère faisait de grandes tablées à la moindre occasion?

Beaucoup plus tard, pendant que Mamy travaillait encore malgré son âge (elle touchait une toute petite retraite), Maman passait des après-midis entières avec mon grand-père, son beau-père donc, qu'entre parenthèses elle estimait énormément. Il lui racontait ses souvenirs de guerre, choses qu'il ne m'a jamais raconté, à moi ..

 

sur cette photo j'ai 19 ans et ma grand-mère 65

Je ne sais pas si, inconsciemment, c'est grâce à l'attitude de ma mère, mais lorsque je suis devenue "belle-mère" à mon tour, j'ai accueilli les nouveaux enfants, mon gendre, maintenant ex, puis la compagne de mon fils, comme les miens.

 

Cet imbécile de gendre, au moment de la séparation, a renié toute ma famille ! Comme mon ex l'avait fait, en somme !

Mon ex avait interdit à sa mère de me parler, alors qu'on avait une relation délicieuse, et m'a empêchée de venir à l'enterrement de sa grand-mère, que j'avais eue chez moi tant de fois!

Ces hommes à l'ego surdimensionné pensent-ils au fait qu'en adoptant cette attitude, ils prennent leurs enfants en otage? Que ceux-ci seront obligés, dès lors, de "choisir" entre l'un ou l'autre de leurs parents?

Allons bon, c'est ma petite voix intérieure, encore !

Allez, zou !

Bref, j'admire tellement les couples qui ont l'intelligence de se séparer en bons termes ! (En tout cas, en termes les moins mauvais possibles!) (Jef, je t'adore) (Jef est l'ex-mari de ma sœur).

 

Enfin voilà. ...

Maintenant, je suis une belle-mère .. qui cherche ses lunettes ..

D'ailleurs, pourquoi le terme "belle-mère" est-il si péjoratif?

Moi, j'adorais la mienne (grand-mère de mes filles), je lui disais toujours "Je veux bien divorcer de votre fils mais pas de vous!"

À l'époque je ne savais pas que je divorcerai un jour!

 

☼*´¨`*•.☼*´¨`*•.☼*´¨`*•.☼

 

Si le coeur vous en dit : CLIC

 

 

La vie de tous les jours

10 juillet 2026

Anniversaire

mail reçu de ma p'tite soeur

 

Chère moi,

Pour ton anniv je te souhaite :

Petit 1 : d'arrêter de grossir et de retrouver ta merveilleuse silhouette de soixantenaire - tu ne savais pas qu'elle était si merveilleuse avant de te mettre à gonfler comme un ballon - mais sans te priver de ton cher chocolat (inutile de préciser qu'en ce moment, tu t'en mets plein les doigts!)

Petit 2 : de voir ta petite-fille avant sa majorité. Disons, avant ses un an.(De fait, il y aurait une chance que le 2 entraîne le 1) (théorie de la couvade de grand-mère).

Petit 3 : qu'il neeeeeeeeeeeeeeige ! Purée, qu'il neeeeeeeeeeeeeeige ! Oh s'il vous plaît ! De la bonne neige bien de chez nous ! J'en peux plus ! On se croirait en Espagne ! ou en Italie ! (Les pauvres. Comment peut-on vivre avec une telle chaleur?)

 

Je pourrais aussi demander ..

que les gens arrêtent de se faire la guerre, de se faire du mal, de s'entretuer,

que tout le monde s'aime et s'accepte comme il est et qu'on passe notre temps à faire l'amour à se faire des bisous des câlins et des smouiiich …

Et à faire l'amour, allez... Bon, ça ne sera peut-être pas aussi tonique qu'à 40/50 ans, mais ça sera bon quand même, non?

Oh ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii…. Ça s'rait bien !

 

(Bon anniv' aussi à Sylvinette qui est née le même jour que moi !)(mais pas la même année)

 

(¯`*´¯)
`*.¸.*

¸.*¨ ¸.*¨)
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*

 

La vie de tous les jours

5 juillet 2026

J'ai eu beaucoup de chance

 

Tout d'abord, je vous invite à vous transporter sur le blog de mon amie Délia pour lire son texte (CLIC).

 

 

Franchement, je trouve que j'ai eu beaucoup de chance. Ma sœur et moi, nous avons eu beaucoup de chance.

Malgré un certain nombre de choses que j'ai pu reprocher à mes parents, s'il y a quelque chose que je ne peux pas leur enlever, c'est leur "modernisme d'idées".

Ma mère, peut-être parce qu'elle était, malgré ce qu'elle en disait, sous le joug d'un homme autoritaire, passait son temps à nous répéter qu'on avait bien le temps de nous marier et d'avoir des enfants. Les enfants, du reste, lui apparaissaient comme la pire des chaînes. Pas de chance pour elle, je me suis empressée d'en faire, c'était ma raison d'être, ma raison de vivre, je crois que je n'ai existé en tant qu'individu que lorsque je suis devenue mère. Pour le reste, c'est vrai que vis-à-vis d'un homme, un homme de ma vie je veux dire, je n'ai jamais fait le poids. Mais je m'éloigne, comme d'habitude.

Mon père avait des idées extrêmement rétro. C'était lui le chef de famille, comme le voulait l'époque, et à ce titre, il commandait. Il commandait sa femme, il commandait ses filles. D'ailleurs c'est bien simple, encore maintenant quand un homme me demande quelque chose, pour moi c'est un ordre. Il faut dire que mon père ne demandait jamais deux fois la même chose, l'obéissance devait être immédiate, sinon ce sont les représailles qui l'étaient. Mais je m'éloigne encore!

Et malgré tout cela… mes parents – enfin, ma mère, et donc, mon père, sinon cela ne se serait pas fait je pense – nous ont proposé de prendre la pilule. Dans les années 70 (j'avais 17 ans en 72) cela n'allait pas de soi! Loin de là !

Mes parents accueillaient les petits amis de ma sœur (moi je n'en avais pas, j'étais la femme d'un seul homme, celui que je voulais épouser (en blanc) et avec qui je voulais avoir une demi-douzaine d'enfants), le petit ami en question dormait même à la maison et on le trimballait partout (comme disait Maman). Sans doute que j'y aurais eu droit aussi avec celui qui deviendrait le père de mes filles si seulement les choses s'étaient passées autrement, c'est-à-dire si mon futur ex avait accepté de venir au lieu de demander que j'aille vivre avec lui chez ses parents. Mais je m'égare encore.

Donc, globalement, mes parents avaient des idées modernes pour l'époque.

Et puis il y a cette contradiction qui me saute aux yeux maintenant, c'est que mon père voulait que nous, ses filles, nous puissions travailler pour ne pas dépendre d'un homme – alors même que, quand Maman a voulu travailler (faire des ménages) pour se défaire un peu de sa tutelle, il avait retourné son nez. Elle pouvait bien ramener trois sous, qu'elle se les garde, c'était lui, et lui seul, qui subvenait aux besoins de la famille.

Malgré ces idées rétrogrades qu'il affichait sans complexe (la femme à la maison, etc), il n'avait eu de cesse qu'on s'en sorte, qu'on ait un métier, qu'on ne soit pas obligées de se marier. C'était les idées de ma mère, ça, pas de mon père! Son amour pour elle était-il suffisamment grand pour qu'il y adhère ? Ou alors, pensait-il finalement la même chose ? Je ne le saurai jamais.

Toujours est-il qu'une fois admise à l'École Normale l'année de mes 15 ans, c'était fini, les baffes se sont arrêtées de pleuvoir définitivement. Sa mission était accomplie, j'allais avoir un métier.

Pauvre papa. Rien, mais alors rien, ne s'est passé comme tu l'imaginais.

J'ai refait exactement les mêmes "bêtises" que toi.

Je suis tombée amoureuse à 17 ans (comme toi), j'ai lâché mes études (comme toi) et je me suis mariée n'importe comment (comme toi).

C'est drôle la vie.

Ces répétitions de choses alors même qu'on ne sait pas qu'elles ont existé au moment où on les traverse ..

 

Ma soeur et moi, 15 et 17 ans, Espagne

 

(¯`v´¯)
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Catégorie Entre nous

29 juin 2026

Alors, hein !

 

Vendredi 26 juin 26

 

Telle que vous me voyez là, ou plutôt que vous ne me voyez pas, je suis en nage. Il fait 33° dans ma chambre, là où se trouve mon ordi. Le ventilateur tourne, il brasse de l'air chaud.

Mais en ce moment, mon plus gros problème n'est pas la chaleur.

Mon plus gros problème est que je n'arrive plus du tout à écrire, à vous écrire. Des idées me traversent la tête et s'envolent aussitôt. Rien ne me semble assez intéressant pour être relaté, alors que j'ai passé des années à vous raconter par le menu des choses totalement inintéressantes.

Tenez, par exemple, Nina parle de sa vie plan-plan. Je ne voudrais pas dire, mais je la bats à plate couture!

De quoi vous parle-je tout le temps ? d'escalader l'Everest ? de traverser la Manche à la nage ?

Même pas. Je vous assomme avec mes virées au Leclerc, mes démêlés avec le vigile qui me drague dès que je prends trois kilos ou mes moments aquatiques dans une piscine de plus en plus surpeuplée. Quand ce ne sont pas des crises d'angoisse pour tout et pour rien.

Oui, je crois que je suis la nana plan-plan par excellence. Et encore, je me dévergonde ! Maintenant, je discute avec toutes mes voisines (et mes voisins, mais je croise moins d'hommes que de femmes).

Il serait temps, comme dirait ma sœur !

Que voulez-vous, je suis une sauvageonne, et je me suis toujours mieux exprimée à l'écrit qu'à l'oral!

Alors sinon, mes journées.

À 30 ans je faisais la liste de choses à faire avant de mourir, maintenant je fais la liste des choses à faire avant de me coucher.

L'un n'empêche pas l'autre, vous me direz.

Moi de toutes façons, je ne veux pas mourir. Cela pose un gros problème à ma descendance, qui aimerait bien savoir ce que je veux qu'on fasse de moi, après.

Qu'on m'enterre ? Sûrement pas, je suis claustro !

Qu'on me brûle ? Ah non, quelle horreur !

Bon, de toutes façons, je-ne-veux-pas-mourir! Ou alors de joie (à défaut de plaisir).

Oh lala…. Vous vous rappelez de cette chanson ?

Et mourir … de plaisir ….

Rhm.

Où en étions-nous?

Ma vie d'aventurière, ou plutôt celle que Nina n'a pas vécu : franchement, qui d'entre nous vit vraiment une vie d'aventurière? (ou d'aventurier?)

Je pense à ma cousine du Nord tout soudain, celle qui nous a quittés peu avant ses 100 ans.

Elle avait 19 ans au moment de la 2e guerre et s'était engagée dans la Résistance sans le dire à ses parents. Ce n'est même pas elle qui m'en a parlé, c'est son fils, après son décès.

Ça, c'est beau! Ça, c'est du courage!

À ma marraine aussi. Elle, elle a eu une sacrée vie! D'ailleurs, mon envie de voyages, ça venait d'elle. Vous savez, ma Marraine, c'est cette personne qui, lorsque son mari lui a été arraché (cancer du poumon) est partie trois mois plus tard en croisière parce qu'il était hors de question pour elle que la mort gagne sur la vie. Elle avait même réussi à convaincre sa sœur (ma mère), veuve elle aussi, de l'accompagner. Ce n'était pas gagné, Maman trouvait cela inconvenant. Quant à mes cousins, les enfants de ma marraine, ils avaient très diversement apprécié l'idée, comme vous vous en doutez.

Aujourd'hui je suis heureuse que Maman l'ait fait, vu que cette s… de cancer avait décidé de la choisir pour cible peu après…

Oui donc, je suis bien loin de toutes ces folies. J'ai eu des enfants (c'était ce que je voulais dans ma vie en priorité), je les ai élevés du mieux que j'ai pu (niveau aventures, élever des gosses c'est assez restreint), et puis ensuite il y a eu mes trois petits-enfants, tout aussi plan-plan on va dire, mais a-t-on vraiment besoin de partir au bout du monde pour vivre de grandes choses?

Je vais vous dire un secret : chaque fois que mon petit cœur a battu très très fort, ça se passait .. à Paris.

Alors, hein !

 

Pour mes petits nouveaux lecteurs :

Là je parle de ma cousine du Nord : CLIC

Et ici de ma Marraine : CLIC CLIC

 

 

(elle date, cette photo, mais Praline m'a mis du baume au coeur 

en m'emmenant virtuellement à Boulogne et à Calais !)

(où je m'étais cassé la margoulette d'ailleurs, pour pas changer ..)

 

Smouiiiiiiiich !

 

(¯`v´¯)
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Catégorie La vie de tous les jours

24 juin 2026

Faire la fête

 

La première fois que je suis allée voir Goldman en concert, je lui ai écrit, tellement c'est un type touchant, tellement touchant que j'en avais été touchée jusqu'au plus profond de mon coeur.. Je lui avais écrit mais je n'ai jamais envoyé la lettre (ma folie n'est pas allée jusque-là). C'est ça que je cherchais ce matin, mais je ne l'ai pas retrouvée. Par contre je suis tombée sur autre chose..

 

"Si je devais mourir demain".. C'était en 1985..


1- avoir beaucoup d'argent et le dépenser n'importe comment.. (Ben quoi ? J'ai toujours été fauchée ! Il faut dire que la "réussite" n'a jamais été ma priorité ! et tant mieux parce qu'elle me l'a bien rendu!)


2- passer des heures et des heures à faire l'amour avec un mec dont j'ai follement envie.... (parce que je n'en avais jamais assez de cette petite chose là - en tout cas, jamais assez la première. Ce feu d'artifice, je l'ai vécu deux ans après ! quinze heures de suite ! La fête sur la planète ! J'avais trouvé mon maître, yeah!)


3- me cuiter à mort et danser, danser, danser.. (je ne sais pas du tout qui a écrit ça. Pas du tout. Je ne bois plus JAMAIS !).

 

4- aller au bord de la mer la nuit et hurler !! (alors là, c'est limpide : je n'ai pas pu écrire une chose pareille ! J'ai toujours été un modèle de tempérance, même quand j'avais 29 ans, autant dire la préhistoire de ma vie ! On avait dû me piquer mon stylo, je ne vois que cette explication !!).

 

5- faire la fête .. mais qu'est-ce que ça veut dire ? (AH. Vous voyez bien ! En plus l'usurpateur ne sait même pas de quoi il parle !)

Et puis, je ne voudrais pas dire mais ça serait aujourd'hui, je danserais dans la mer avant de me cuiter ! Faut pas faire n'importe quoi non plus !

(j'aimais bien écrire en phonétique à défaut d'écrire en russe, 3e langue que j'aurais étudiée si je n'étais pas allée à l'EN)

 

⋆.ೃ ࿔🌸*:・

 

En fait quand j'étais toute jeune (18-20 ans), j'avais deux rêves :

1) me marier (en blanc) et avoir une ribambelle d'enfants (minimum 5, dont des jumeaux). Dans le rêve 1 je suis un genre de Blanche Neige avec son Prince Charmant. Je chante et je danse en tenant la maison propre, entourés de petits oiseaux idiots, et on s'aime pour l'éternité.

2) prendre la route pour l'Inde ou le Cap Nord (en stop), et dans la foulée faire un enfant de toutes les couleurs – je veux dire un Blanc, un Jaune, un Rouge, un Noir .. Dans le rêve 2 je suis plutôt la tombeuse de ces messieurs. C'est du grand n'importe quoi, alors que dans le 1 je suis quasiment vierge comme l'agneau qui vient de naître.

Les contradictions de ces deux rêves n'auront pas échappé à votre perspicacité. De toutes manières, aucun des deux ne s'est réalisé, vu que la vie n'en fait qu'à sa tête !

Certes, je me suis mariée. Mais pas en blanc : en catastrophe. Tout le monde a cru que c'était un gag !

J'ai des enfants. C'est le grand, l'immense, l'incommensurable bonheur de ma vie! Bon, il m'a fallu être enceinte six ou sept fois pour en avoir trois. Mais je n'aurais jamais assez de gratitude pour remercier la Vie de ce qu'elle m'a donné! (et accessoirement, les papas).

J'ai connu des passions, aussi, c'est vrai. Ils n'étaient pas de toutes les couleurs, ils étaient Blancs, mais bon, on ne va pas en faire un fromage..

 

C'est drôle quand même … Quelque part, je me dis que ce sont finalement mes filles qui ont, chacune, réalisé mes rêves.

La première avec sa vie de patachon, et ses virées au bout de la France et du monde (Corée).

La deuxième, avec sa belle robe de mariée toute blanche, et toute la famille réunie, quelle émotion! Puis ensuite ses petitous nés à la queue leu leu..

❀࿐

 

Et vous?

Votre vie est-elle éloignée de vos rêves de jeunesse ?

 

⋆. ̊🦋༘⋆

 

Merci du fond du coeur pour vos visites et vos commentaires. Je suis une bien piètre blog'amie en ce moment mais je vous promets, je ne vous oublie pas !

Smouiiiiiiiiiiiiiiiich !

 

❤♥●•٠·˙. ˙·٠•●♥❤

 

(¯`v´¯)
`·.¸.·´

 

 

Catégorie Ma vie

22 mai 2026

Comme deux draps de bain dans un séchoir

 

Ceci n'est pas une pipe. C'est une pivoine. C'est même la première pivoine qui naît dans mon jardin. Elle est tellement magnifique que, pour ne pas qu'elle soit terrassée par les gerbes de pluie et de grêlons qu'on a eu ces derniers jours, je l'ai cueillie et mise dans un vase.

Depuis, il ne pleut plus.

Il fait même très beau.

J'aime bien les pivoines, je les trouve jolies, onctueuses comme de la Chantilly.

En plus ça me rappelle ma taxi. Non, je n'ai pas fait de faute, je parle bien de ma taxi puisqu'il s'agit d'une taxi. Enfin, il s'agissait. Elle ne travaille plus, comme j'ai pu m'en rendre compte en 2022 quand je me suis cassé la margoulette et que j'ai voulu faire appel à elle pour me rendre à mes rendez-vous médicaux. J'en ai eu le cœur brisé, on s'entendait si bien !

J'avais fait sa connaissance, ouuuuuuuuuuuh, il y a… Tout ça! (2008)

Après le décès de ma mère, je m'étais mise à développer tout un tas de trucs bizarres, et j'étais obligée d'aller passer ceci et cela à droite et à gauche. Or, ce n'était pas toujours facile d'y aller en train, et c'est comme ça que j'ai connu cette taxi qui est vite devenue "ma taxi". On a le même âge et toutes les deux un fils né en octobre et prénommé pareil. Ça crée des liens ! Et puis on s'entendait comme larronnes en foire, à tel point que rapidement (et bien que ce ne soit pas mon genre de raconter ma vie au premier taxi venu), je lui avais parlé de mes petits bouquins, qu'elle lisait en m'attendant dans la voiture et en s'esclaffant (elle y a rapidement figuré, dans mes petits bouquins!).

Un jour, je lui raconte que dans ma lointaine jeunesse avec ma sœur, on se tapait des fous rires, mais des fous rires ! Je n'ai jamais retrouvé cela avec qui que ce soit. Et joignant le rire à l'explication, me voilà partie à rire, mais à rire ! Et ma taxi qui se met à rire à son tour à gorge déployée, sauf qu'elle, elle était en train de conduire!

Eh! Attentioooooooooooooooon !

Bref, on s'entendait bien. On était comme deux draps de bain dans un séchoir ..

Et puis c'est la seule femme au monde à avoir accepté de se déshabiller avec moi dans un centre de radiologie!

Que je vous explique : une fois, je devais passer un IRM mammaire (c'était mon premier, et à ce jour, le seul. Je touche du bois!). Or, pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis claustrophobe. Très.

La secrétaire, justement, au sujet de l'IRM :

Êtes-vous claustrophobe ?

(moi) Absolument ! Je veux qu’on m’endorme !

(elle, souriante) Désolée, mais on ne peut pas vous endormir. Par contre vous pouvez vous faire accompagner.

(moi) Ah ? Quelqu’un peut rentrer avec moi dans la petite pièce ?

(elle) Oui, je vais vous donner deux questionnaires, un pour vous et un pour la personne accompagnante.

❀࿐

Aussi sec je rappelle ma taxi.

(elle) Bien sûr que je vais vous accompagner.

(moi) Et rentrer dans l’hôpital avec moi ?

(elle) Mais bien sûr !

(moi) Et, heu, rentrer dans la petite pièce d’IRM ?

(elle) Mais oui. Mais oui. Bien sûr que je ferai ça pour vous.

Ma taxi m'aimait d'amitié tendre … 

⋆.ೃ ࿔🌸*:・

Bon, purée, où suis-je partie encore?

Ah oui, la pivoine.

Ma taxi sentait bon.

Je lui demande le nom de son parfum : c'était Pivoine de Angel. Je me suis empressée de m'en acheter et de me parfumer avec! (j'ai enchaîné avec French Sweet, mais ceci est une autre histoire..).

 

Et voilà pourquoi la pivoine me fait penser à ma taxi!

 

Ça vous dirait de (re)lire  l'épopée le déroulé de l'IRM ? Alors, CLIC !

https://enviededouceur.canalblog.com/archives/2018/11/19/36878415.html

 

 

La vie de tous les jours

5 mai 2026

Le choc du girafon

 

Elle n'est pas si vieille cette photo … 2020, pandémie de covid, ce qui explique la longueur des cheveux.

Aujourd'hui il n'y a que ma coupe qui ressemble, vu que je n'ai pas de motivation pour aller chez le coiffeur. Pourtant, me faire tripoter la tête, j'adore ça, ça me fait des frifris partout! (je m'égare).

Pour le reste, veuillez ajouter une quatorzaine de kilos un peu partout. Soupir … Que je n'aime pas mon corps en ce moment !

J'ai commencé à grossir exagérément lorsque j'ai appris que ma belle-fille était enceinte.

Certes, c'est sans doute un hasard, mais tout de même, c'est curieux. Je sais, mon hypothèse ne tient pas la route, mais je ne comprends tellement pas d'où ça vient, ça m'énerve!

Et puis alors, j'ai eu l'extrême mauvaise idée de me mettre en maillot de bain, juste pour voir si je rentre encore dedans.

Oui, je rentre.

Seulement voilà, j'ai eu aussi l'extrême mauvaise idée de me regarder dans le miroir.

BOUM, comme le girafon : à la naissance, il tombe de deux mètres.

Mon Dieu, je ne peux pas aller à la piscine dans cet état, tout le monde me connait, qu'est-ce qu'ils vont dire ?

Oui, je sais, c'est crétin. Ma fille dit que personne ne va me regarder ! Que de toutes façons, ClaOdio, le charmant soixantenaire de l'accueil, ne me voit qu'habillée!

Pft!

Ça se voit que c'est pas elle qui a fait de majestueuses entrées dans le bassin pendant dix ans! Dix années pleines de chebam, pow, plop, wiiiiz .. Et plouf!

Tout ça pour dire que je fais, comme qui dirait, un blocage de piscine.

Nous voilà bien!

⋆.ೃ ࿔🌸*:・

 Alors sinon, tout va bien.

La pluie tombe, à ma grande joie, puisque comme vous le savez mes chéris je n'aime pas avoir chaud (et j'ai chaud très vite : dès qu'on atteint 21°).

 

I'm walking in the rain ♪♫♪♫

 

(je m'égare, je m'égare)

 

Je marche, et en plus, maintenant, je commérage. Ça alors ! Ce n'est pourtant pas dans ma nature!

Tout a commencé il y a quelques mois, quand la maman de l'ami d'enfance de mon fils a découvert sur FB que mon garçon allait être papa. Elle m'a accostée dans l'espoir d'en savoir plus (alors que les seuls qui en savent plus que moi sont les followers de ma belle-fille).

De croisade en croisade (du verbe se croiser) (elle sort aussi tous les jours, mais elle c'est pour promener ses chiens) (elle est famille d'accueil d'animaux maltraités), on a fini par se papoter. Dire que nos garçons se sont fréquentés pendant toutes ces années, d'ailleurs son fils squattait pas mal la maison (le petit frère aussi, du reste) (il paraît qu'il a mal tourné, le petit frère) (mais je m'égare, je m'égare). Bon, où est le début de la phrase ?

Oui donc, nos fils étaient amis et nous les mamans on ne se parlait même pas… Il faut dire que j'étais plutôt du genre Bip-Bip.. (du dessin animé Bip Bip et Coyote) ou alors toujours fourrée dans ma deuxième maison (la piscine) ça n'aidait pas …

Il aura fallu FB pour nous rapprocher..

 

Quoi d'autre ?

Voici la liste des derniers livres que j'ai lus (voire, relus) :

À la recherche d'Alice Love de Liane Moriarty, Par la force des choses de Claire Norton, Lorna et ses filles de Francesca Clementis (celui-là, je l'avais lu il y a longtemps), In her shoes de Jennifer Weiner (relu) et tous les Entrez dans l'histoire de Lorant Deutsch (relus).

Voilà, voilà.

⋆.ೃ ࿔🌸*:・

 

Et pour vous, comment va la vie ?

 

❤♥●•٠·˙Smouiiiiiiiich ! ˙·٠•●♥❤

 

Catégorie La vie de tous les jours

26 avril 2026

L'invité

 

Après un chat gris doux comme un doudou, un chat noir, et une chatte à trois pattes parce qu'un taré lui a tiré dessus (elle avait osé traverser son jardin), voici le dernier à s'être invité dans mon jardinet ..

Il aime dormir sur le compost (qu'on aperçoit derrière lui) bourré à rabord de bouts de bambous et qui n'a plus de couvercle...

 

Ce chat a une particularité que je trouve magnifique, la voyez-vous ?

 

 

 

Mes amis, je vous souhaite un très bon dimanche mardi!

 

⋆.ೃ ࿔🌸*:・

 

Je rajoute une photo où l'on voit bien ses yeux.

Bravo à Fabie et à Elisabeth !

(n'est-ce pas ce que l'on appelle des yeux pers?)

 

 

PS Un chaleureux merci pour vos commentaires et pour vos visites.

Smouiiiiiiiiiiiiiiich ! ❀࿐

 

 

Catégorie Entre nous

19 avril 2026

Je sais

Je sais.

Depuis un moment maintenant je brille par mon abscence. Absence, pardon, ce que me rappelle obligeamment mon word, qui me souligne la faute avec ardeur. Mais moi qui pourtant avais toujours des premiers prix d'orthographe, j'ai des tics d'écriture : il y a des mots que j'écris d'une certaine façon, il n'y a rien à faire. Même si je sais que ça ne s'écrit pas comme ça.

Devrais-je demander à ChatGPT d'où me vient ce problème? Il paraît qu'il connait toutes les réponses.

Il? Elle? C'est un homme ou une femme? (j'espère que c'est un homme, tant qu'à faire, grand, brun, jeune et beau).

Donc, je brille par mon abSence et par le temps que je mets à répondre à vos gentils commentaires.

Vous m'aimez quand même encore, hein, dites?

Mais fi de ces débats absentéo-orthographiques. Je voulais vous parler de l'araignée. De mes araignées, plutôt, celles que je traque chaque soir avant de me coucher.

Le pire, voyez-vous, c'est que mes filles n’ont pas peur des araignées. Comment ça se fait? Et surtout, comment ça se fait qu’elles ne me l’ont pas transmis ? Je vous jure ! Faites des filles !

Au lieu de ça, ma cadette leur fait la conversation! (Oui, un soir, il était genre 23h, j'appelle ma fille – la seconde – parce qu'il y avait une araignée planquée derrière le radiateur de ma chambre et que je ne pouvais pas dormir! Le temps de se rhabiller ma fille a sauté dans le train – franchement, j'ai des filles en or ! – mais au lieu de m'en débarrasser, elle a entrepris d'entamer une thérapie de la bestiole : "Alors ma toute belle ? T’as peur hein ? Ben tu sais, Mamy a beaucoup plus peur que toi ! Allez viens, je ne te veux pas de mal, sors de ta maison ! Je vais juste te remettre dehors !")

Eh bien je vais vous dire un truc : une araignée, c’est sourd. Ou têtu. Ou les deux.

La bestiole n’avait pas bronché.

Et j'avais dormi blottie contre ma fille.

 

Alors, Patrice, quand tu dis "Faut pas être comme ça!" : je ne demande que cela!

Mais comment faire? Hein?

Alors, Aline, quand tu dis "Mets-là dehors avec un mouchoir en papier", tu veux dire : que je m'approche d'elle ?

Que je risque ma vie à ce qu'elle me saute dessus avec ses milliers de pattes?

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!

Bon.

Comme c'est ton anniv Pralinette, je vais t'offrir un modeste cadeau : l'occasion de te fendre la pêche à mes dépens!

 

CLIC

 

 

🌸🌺 Bon anniversaire Praline ! ⋆.ೃ ࿔🌸*:・

 

Bon dimanche !!

et idem* à vous tous mes loulous!

⋆. ̊🦋༘⋆

 

*Non, pas la chienne de Fabie…

 

Catégorie Entre nous

11 avril 2026

Demain ça s'ra vachement mieux (bis)

Hier matin je me suis réveillée toute tristoune. J'avais le désir lancinant de voir ma petite-fille, de la toucher, de bisouiller sa menotte ou ses petits pieds-pieds (pour celles et ceux qui prennent le train en marche, elle est née en décembre et je ne l'ai pas encore vue).

C'était vraiment une sensation pénible, j'avais les larmes aux yeux, prêtes à jaillir en l'air comme dans les dessins animés. Je crois que la dernière fois que j'ai ressenti une envie aussi virulente de voir, de toucher quelqu'un, une telle frustration, c'était un homme .. ça commence à dater.. mon Dieu que le temps passe vite..

Pour commencer je me suis traînée comme une âme en peine, à regarder les photos de la petite qui est tellement, mais tellement choupinou (je ne dis pas ça parce que c'est ma petite-fille, je dis ça parce que c'est vrai!) avec l'envie de rien si ce n'est m'apitoyer sur mon sort..

Et puis je me suis rappelé que l'envie, parfois, il faut la provoquer un peu.

Alors hop, hop ! J'ai décidé d'aller au Leclerc ! J'avais quelques courses à faire, en plus il ne faisait pas une chaleur de fou comme jeudi, c'était très agréable. Certes, à l'aller je traînais ma charrette et mon cœur lourd. Mais il se trouve qu'une fois sur place, j'ai fait le tour de la galerie marchande...

Enfin plus exactement, je suis allée faire pipi. Ben quoi? Est-ce de ma faute si j'ai tout le temps envie de faire pipi?

Or, pour aller aux toilettes, il faut passer devant toutes les boutiques ..Si bien qu'avant d'arriver aux toilettes, j'ai fait une halte .. Il faut dire que je n'ai plus rien à me mettre ! Je vous rappelle que je suis devenue une éléphante de mer, et que ça n'a pas l'air de vouloir s'arranger, cette histoire ! J'ai plein de seins, plein de bras, et quand je suis allongée, j'ai plein de chair sur les os! C'est très curieux comme sensation!

Bon.

Donc, je me suis arrêtée dans une boutique, j'avais besoin d'un petit pull léger. Y en n'avait pas.

En revanche il y avait plein d'adorables T-shirts! Et un chemisier extraordinaire, j'ai eu un coup de cœur! Il est bleu et rouge, très gai! Il n'y avait pas ma taille, et comme je le voulais absolument, j'ai pris du 3 (après tout, comme ça je vais pouvoir continuer à grossir!)

Et une robe, bien sûr, j'adore les robes. Je ne sais pas encore où je vais la ranger, la penderie dans la chambre de mon fils n'étant pas extensible, mais un problème après l'autre! Je ne peux quand même pas sortir toute nue!

Bilan, avant même ma première pause pipi, j'avais déjà fait exploser ma carte bleue..

Ensuite dans le Leclerc j'ai fait mes petites courses très raisonnablement, je n'ai même pas acheté de livres ! (oui, bon, OK, j'en ai acheté 4 le mois dernier* ! Mais est-ce de ma faute si toutes les auteures que j'aime sortent un bouquin en même temps?)

Et puis je suis rentrée, la charrette bien chargée, le porte-monnaie bien vidé et le cœur mitigé. Disons qu'il était entre les deux (entre la charrette et le porte-monnaie)(pour me consoler j'ai aussi acheté deux cadres pour y mettre les photos de ma petite-fille).

Et je me suis dit, demain, ma foi…

Demain, comme disait Higelin, ça sera 'achement mieux!

 

* 

 

Il y a aussi Marie Vareille ♥♥, que je n'ai pas pris en photo, parce que l'autre soir j'ai vu une araignée dessus! Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!

Depuis, je n'ose plus y toucher! des fois que la bestiole se soit installée entre les pages ..

 

Bon week-end les loulous!

 

 

☼*´¨`*•.☼*´¨`*•.☼*´¨`*•.☼

 

Catégorie La vie de tous les jours

26 mars 2026

Clin d'oeil de l'amitié

 

Pour comprendre le titre, veuillez vous transporter ici.

 

 

 

Hier je suis allée à la poste de la ville où habite mon frère. Habitait, pardon.

Vu que chez nous, bim! Plus de poste.

Enfin si. Une poste dont on a réduit le nombre de personnes à l'accueil.

Puis les jours d'ouverture.

Puis les horaires d'ouverture.

Maintenant, fermée pour manque de personnel. Tu m'étonnes! Le seul guichetier manque et la poste est dépeuplée!

Donc, je suis allée à la poste de la ville où habitait mon frère.

Puis dans la rue où habitait mon frère.

Je suis comme ça, moi, une nostalgique. On dit que c'est un trait des Cancer.

Mon frère entretenait super bien son petit jardin.

Devant, il y avait plein de tulipes. Je les ai cueillies.

Ah oui, parce que comme vous ne pouvez pas le deviner, le pavillon n'est pas encore reloué.

Sans doute attend-on d'être sûr qu'il se plaît là-bas (pour ceux qui ont suivi l'affaire).

À l'entendre, c'est le cas. C'est un immense soulagement, on dit tellement de choses négatives sur ce genre d'établissement !

Eh bien mon frère n'en dit que du bien. Il est ravi, enchanté, tout le monde est aux petits soins pour lui. Par exemple, comme il ne supporte pas le bruit à cause de sa surdité, on le fait manger dans une salle où il est tout seul. Vraiment cool!

Oh bien sûr, il trouve quand même de quoi râler..

Mais c'est un homme, ne l'oublions pas.. 😉

 

 

Je vous souhaite une belle journée mes amis !

 

(¯`*´¯)
`*.¸.*

¸.*¨ ¸.*¨)
(¸. .´ ¸¸.`¨
*

PS Merci pour vos gentils commentaires et mille pardons d'être si longue à y répondre… je suis atteinte depuis quelques temps d'un symptôme très casse-pieds appelé "jaidumalatou". Vous connaissez?

Enfin, j'espère pas !

 

Smouiiiiich !

 

Catégorie La vie de tous les jours

18 mars 2026

On n'est pas à l'armée!

Photo que m'avait donné notre Pastelle ♥

(j'ai l'impression que son blog a été fermé)

 

 

Mardi de la semaine passée, j'avais infiltration de la hanche droite.

Alors dans ces moments-là c'est toujours l'occasion, pour deux des petites moi (comme disait mon fils, vous êtes à combien dans ta tête ?) de se chicaner.

(Ambre stressée) Tu vas avoir de la fièvre ! Plein de fièvre ! Faudra t'emmener aux urgences !

(Ambre à peu près normale) Arrête de dire n'importe quoi, pourquoi j'aurais de la fièvre?

(Ambre stressée) Tu vas finir au SAMU, c'est tout ce que tu vas gagner!

(Ambre à peu près normale) Arrête ton char Ben Ambre ! T'as vu par où t'es passée, déjà ? Alors qu'est-ce que c'est qu'une petite infiltration qui va (peut-être) te faire du bien ?

(Ambre stressée) Oui bah justement, si ça tombe tu la fais pour rien. Tu ferais mieux d'annuler le rendez-vous! 

(Ambre à peu près normale) Ah non je me défile pas ! C'est rien du tout ! Tout va bien se passer! Et si ça ne marche pas, au moins j'aurais essayé!

(Ambre stressée) Comme tu veux, hein, mais je t'aurais prévenue ! Viens pas pleurer si tu tombes dans les pommes !

 

(Quelqu'un m'a dit : "T'as jamais pensé à écrire du Stephen King ? T'es douée pour imaginer le pire qui puisse arriver !)

Pf ! On ne me connait pas-du-tout !

 

Jour J

Au réveil.

Oh lala que c'est dur … je vais pas y arriver … j'ai trop peur !

Mais t'as peur de quoi?

J'EN SAIS RIEN!

Et toi, mon cœur, arrête de battre! De battre si vite je veux dire! Pourquoi tu t'emballes? Ce n'est qu'une infiltration! Ensuite tu rentres et tu te couches. Tout va bien se passer!

 

15h, heure du rendez-vous. Enfin plutôt 14h45, car j'arrive toujours en avance! Bien m'en a pris, il y a une file comme jamais au secrétariat. Que se passe-t-il, encore ?

Enfin bon, on attend (d'ailleurs, n'est-ce pas pour cette raison qu'on appelle les patients des patients?).

En fait c'est ce qui est le plus long car je suis la première pour l'infiltration.

Une adorable jeune femme me fait rentrer (ben oui, tous ceux que je connaissais dans cette clinique ont pris leur retraite, c'est une des choses qui me rappelle l'âge que j'ai!).

Et puis ensuite, tout se passe bien : je dois m'allonger sur une table absolument inconfortable, sous la radio (heureusement que je ne prends pas l'avion, avec toutes les radios, scanners, etc que j'ai passés dans ma vie je n'arrêterais pas de sonner!).

Et puis un médecin tout gentil vient me faire l'infiltration, je ne sens absolument rien!

Et voilà, c'est fini!

Je suis encore tellement nerveuse que je salue la jeune femme ainsi :"Merci et au revoir pour votre gentillesse!"

 

Tout ça pour ça!

Alors vous imaginez les jours qui ont précédé mon opération pour la prothèse?

 

Forcément, je m'interroge depuis longtemps sur ces peurs (tout en désespérant de devenir totalement zen un jour) (voir mon blog précédent, Zen pour les Nulles).

Ce serait facile de dire que ça vient de mon enfance, j'ai grandi dans la peur, une peur qui ne m'a jamais quittée. Mais qui dit que finalement, dans un autre contexte, je n'aurais pas été angoissée quand même ?

Je remarque seulement que ça ne s'arrange pas avec l'âge! Si c'est ça la maturité, merci bien ! J'aimais mieux être inconsciente comme avant !

Depuis quelques années, il y a une part de moi qui veut de la douceur et de la légèreté (voir le blog actuel, quand il n'est pas "en silence" comme en ce moment) et une autre part toujours sur le qui-vive, inquiète à l'idée de ce qui pourrait lui faire du mal…

Peut-être que je m'angoisse parce que l'après-naissance de ma petite-fille ne se passe pas du tout comme je l'avais supposé? Pour détourner le problème, en quelque sorte, pour me faire penser à autre chose?

C'est complètement crétin, vu que ma relation à mes enfants s'est apaisée et qu'il n'y a plus aucun problème. Je ne suis plus en colère.

Je suis une reine de zénitude.

Il n'y a pas plus détachée que moi.

En somme, tout va bien et ma tête réagit comme si tout allait mal !

Tous mes curseurs sont déréglés ! Pff.

Déjà, il faudrait que je baisse un peu (beaucoup) le "Alerte! Alerte! Danger!", et que je remonte d'un cran le "Tranquillou, tout baigne!"

 

Finalement, peut-être que ma belle-fille a raison de ne pas laisser son bébé pleurer (mon fils m'a dit que certains jours, ma petite-fille est dans les bras H24).

Je suis d'une génération où soi-disant, un bébé qui pleure "se fait la voix". C'est en tout cas ce que disait ma mère, qui pestait après ma grand-mère lorsqu'elle me berçait…À part que ma grand-mère, dont la mère était nourrice (au sens premier : elle allaitait ses enfants et ceux qu'elle gardait), savait très bien s'occuper des nourrissons pour la bonne raison qu'à son grand désespoir, sa mère la gardait avec elle pour prendre soin des bébés au lieu de l'envoyer à l'école..

C'est ma grand-mère qui m'a appris plein de choses pour ma première née.

Par exemple qu'on ne réveille pas un bébé qui dort. Elle m'avait montré comment lui donner le biberon sans la réveiller… tout doucement … C'est pour ça que j'avais été étonnée en lisant le texte où Alain décrit une scène similaire où on lui enfonce la tétine à l'étouffer. Mamy ne m'avait pas du tout montré ça, quelle horreur ! elle était vraiment très très douce avec les bébés.

Oui et donc, quand je pleurais elle me berçait… c'était avant mes 4 ans puisqu'après, mes parents ont eu leur propre logement.

Ça m'est resté longtemps ce besoin d'être bercée, ou plutôt ce besoin de rassurance, je me suis longtemps "balancée" dans mon lit avant de m'endormir.

Tout ça pour dire que oui, peut-être que ma belle-fille a raison de ne pas laisser pleurer sa fille, de la rassurer, et que non, la petite ne fait pas des caprices.

D'ailleurs je pense la même chose. Je n'ai jamais pu laisser pleurer mes bébés, ça me rendait malade de devoir attendre pour les prendre dans mes bras car naturellement, j'ai passé mon temps à me disputer avec le(s) papa(s) à ce sujet!

Il(s) disai(en)t : l'éducation commence au berceau !

Eh ! On n'est pas à l'armée!

 

Et vous, pensez-vous qu'un bébé qui pleure "fait la comédie"?

Mesdames, quel genre de Maman avez-vous été?

Messieurs, aviez-vous le même point de vue que la maman?

 

❤♥●•٠·˙. ˙·٠•●♥❤

 

Je vous souhaite une très belle journée,

aussi ensoleillée qu'en Île-de-France!

 

☼*´¨`*•.☼

 

Catégorie La vie de tous les jours

15 mars 2026

Le point final

 

Lorsque j'écris sur un de mes ancêtres, ce qui me manque le plus au bout d'un moment, c'est de le/la voir.

À qui ressemble-t-il? Comment était-elle?

Ses cheveux étaient-ils blonds? Bruns? Roux?

Ses petits doigts tordus, comme les miens?

Et ses yeux ? De quelle couleur?

 

Je n'ai qu'une seule photo de l'aïeule dont je suis en train de raconter l'histoire. 

J'ai presque fini mon récit.

C'est un moment que j'aime, quand la boucle est bouclée, j'ai l'impression de revenir d'un long voyage, et quelque part, c'est bien de cela qu'il s'agit.

Alors je m'autorise à m'impatienter.

À guetter le point final. Ce devrait être pour bientôt.

Je pourrai enfin partager avec ma sœur (devenue une fan inconditionnelle de ces récits!), avec ma cousine..

J'ai hâte!

 

 

Et vous?

Ressentez-vous cette curiosité, cette frustration?

Si vous pouviez découvrir le visage d'un seul de vos ancêtres, quel serait-il?

 

 

Bon dimanche ! 

et bon vote !

 

☼*´¨`*•.☼*´¨`*•.☼*´¨`*•.☼

 

Catégorie Entre nous

11 mars 2026

L'anniversaire

 

Dimanche, j'avais anniversaire de ma fille aux yeux bleus.

Un repas familial que j'avais anticipé depuis un mois pour que les jeunes puissent s'arranger (l'aîné de mes petits-fils et sa compagne travaillent le week-end).

Le seul absent était mon second petit-enfant.

En revanche la grande était là !

On a mangé une raclette, c'est convivial, tout le monde aime ça !

Dire que j'avais un "four à raclette", qui me venait de mes parents, vous savez ces appareils où l'on met un demi-fromage …. Forcément, avec de la famille suisse …

C'était le temps des grandes, très grandes, tablées familiales, chacun attendait son tour pour manger sa délicieuse tranche de raclette fondue.

Et la religieuse ! Vous savez, la croûte de fromage croustillante qu'il reste à la fin de la demi-meule de raclette, ce que c'était bon !

En attendant d'être servi on faisait des jeux ou on écoutait le grand-père et l'arrière-grand-mère pousser la chansonnette (tube du grand-père : "Ma canne". Je ne l'ai pas retrouvée sur le net, ça doit être trop vieux!)

"Pf, c'est trop long de devoir attendre que tout le monde soit servi", m'a dit mon aînée !

Ah lala ces jeunes, toujours pressés !

 

Alors sinon, le plus jeune de mes petits-fils.

À l'école, il est catalogué tout un tas de trucs en -iste. C'est difficile de s'en rendre compte quand on le voit, c'est un jeune homme très fin, très intelligent. Il a une capacité à capter les situations, les ressentis des autres, de s'y adapter, de comprendre, voire de les anticiper. Cela m'avait tellement surprise chez un enfant si jeune, car ce n'est pas d'aujourd'hui.

Par contre il est sans filtre ! il dit les choses comme il les ressent, telles qu'il les voit, mais toujours sans méchanceté.

C'est mon petit-fils, quoi, il est génial !

À côté de ça on peut avoir avec lui des échanges tels celui-ci :

(Fille Cadette) Quelle est ta date de naissance ?

(son fils) Heu … 2007?

(Fille Cadette) Oui mais quel jour ?

(son fils) Heu … c'était un mardi je crois.

(Fille Cadette) Non, la date ! (elle glisse un regard vers sa sœur à elle)

(son fils) Ah oui, tata Adeline est du 19 septembre et moi du 21!

(Fille Cadette) Voilà !

(son fils) Mais ça tombe le jour de mon anniversaire ! Je la connais ma date d'anniversaire, pourquoi tu ne m'as pas demandé directement ma date d'anniversaire?!

 

Ah bah oui, pourquoi ? On se le demande !

 

À la suite de ça ma grande se lamente. "Je vais avoir 50 ans !"

"50 ans!" m'écriè-je, "c'est un de mes meilleurs âges ! C'est une période que j'ai adoré, la cinquantaine ! la soixantaine aussi d'ailleurs !"

"Et", ajoute-je,"à 50 ans j'avais déjà deux petits-fils! Quel bonheur!"

 

Me reviennent alors tous ces souvenirs délicieux que ma cadette m'a offerts, le fait qu'elle avait rapidement fait de ma maison une succursale de chez elle, il faut bien le dire, en amenant biberons, changes, lits pliants (enfin, ça c'est pour quand ils étaient tout petits, après je les couchais sur un matelas au sol dans ma chambre – oui, j'étais grand-mère poule autant que j'ai été mère-poule !), sans oublier ses "consignes" quand même ! dont la fameuse bonne journée qu'il fallait faire tous les soirs !

(si le cœur vous en dit : CLIC)

 

Je vous laisse méditer tout cela et je vous raconte la suite demain !

 

Bonne soirée et bonne nuit mes amis !

 

PS mon titre, ça me fait penser au dernier livre de Liane Moriarty que j'ai lu. Je vous le conseille ! J'adore cette auteure!

 

 

Catégorie La vie de tous les jours

28 février 2026

"Je pense à toi"

 

Petit partage après avoir lu "Mère et belle-mère" ici : CLIC

 

 

Il y a presque toujours une connotation négative lorsqu'on (nous) compare à notre mère/père.

C'est là qu'il faudrait se poser des questions ...

Il paraît que je ressemble à ma mère en vieillissant. Ce qui est très fort puisque je ressemble physiquement à mon père.

Ma mère revendiquait comme elle le pouvait des idées très modernes pour son époque, ma mère était une personne fragile, en carence de père, qu'elle avait eu la chance de trouver, finalement, dans l'homme qu'elle aimait.

Ma mère ne disait pas je t'aime, ou plus exactement pas comme maintenant, pas pour faire genre, pas parce que c'est la mode, maintenant qu'on ne sait plus le montrer, qu'au moins on sache le dire !

Ma mère déposait de rares je t'aime. Ici sur une lettre à mon père, le jour où je suis née. Là sur une carte d'anniversaire qu'elle m'a écrite, alors qu'on habitait à un quart d'heure l'une de l'autre, et que j'avais invité mes parents pour l'occasion. Mais j'étais malheureuse, ma mère le savait, alors elle avait écrit, Je t'aime.

Les je t'aime de ma mère, c'est tout ce qu'il me reste.

Avec ses "je pense à toi", sobre, efficace.

"Je pense à toi", quand tu vas passer cet examen qui compte tant pour toi.

"Je pense à toi", quand tu vas te faire opérer.

"Je pense à toi".

C'est tout ce qu'elle disait.

C'était le Je t'aime de ma mère.

Alors, allez-y, comparez-moi à ma mère ! Où est le problème ? Elle donnait ce qu'elle pouvait.

Est-ce qu'on n'en est pas tous là ?

 

Maman, Noël 1996

 


Bon week-end à vous !

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¸.•´¸.•*¨) ¸.•*¨)
(¸.•´ (¸.•´ .•´ ¸¸.•`¨•

 

Catégorie Entre nous

 

27 février 2026

"Autour du coeur"

 

J'avais 29 ans, je vivais encore avec le père de mes filles.

Ça faisait quoi? Un an, deux peut-être, que mon mari m'avait annoncé que sa décision était prise, il avait décidé de se consacrer à son propre épanouissement, et les arguments fallacieux que je lui opposerais comme le fait qu'il avait une famille n'y ferait rien. D'ailleurs il avait déjà filé sa dém' du travail où il excellait, avec sa tchatche légendaire : il était vendeur de prêt-à-porter féminin rue du Sentier, travail qui s'était révélé être une véritable opportunité puisqu'il n'avait aucune formation (et ne cherchait d'ailleurs même pas de travail).

On s'était donc assis sur l'indemnité de chômage.

Ce jour-là donc, mon mari était en plein développement personnel, c'est-à-dire je ne sais où avec je ne sais qui pendant que je faisais tourner la maison. Mes filles étaient à l'école et heureusement pour la suite, ce jour-là je les avais laissées à la cantine.

Je venais de finir mon ménage (j'adore faire le ménage!), ne me restait plus qu'à étaler la lessive après quoi j'allais m'atteler aux quatre ou six heures de cours que je donnais tous les jours (il m'était vite apparu qu'on se lasse rapidement de vivre d'amour et d'eau fraîche).

Je me penche donc avec grâce sur le hublot de ma machine à laver quand brusquement je ressens une épouvantable douleur dans le haut du dos. Enfin je ne sais pas pourquoi je dis épouvantable, une douleur c'est rarement festif. Or donc cette saloperie ne passe pas. Pire, elle empire, j'ai mal dans le bras maintenant, et l'impression d'avoir le thorax comprimé dans un étau.

Pas moyen de joindre mon médecin, les dieux du téléphone font grève (dans ces temps lointains, le téléphone dont je parle est relié au mur de ma maison par un fil). Finalement je réussis à joindre une petite jeunette qui débute, elle me dit qu'elle va passer ... (eh oui, les médecins se déplaçaient encore).

La douleur, elle, prend ses quartiers d'hiver, je me vois partir dans les vapes...

Dans l'immeuble où j'habitais, la seule personne qui était là à cette heure était ma voisine du dessous, une dame d'un certain âge (en fait, elle devait avoir l'âge que j'ai aujourd'hui😊).

Je décide donc d'aller chez elle, enfin façon de parler car la descente d'escalier s'apparente plutôt à une descente aux enfers, vous savez comme quand on voit dans les films un truc au ralenti parce que la personne est droguée et ne tient plus sur ses jambes... Je réussis à arriver et à toquer et hop! Le trou noir, je me réveille sur son paillasson, offrant ainsi à la chère dame la possibilité pendant les six années suivantes de raconter à qui veut l'entendre le choc qu'elle a ce jour-là en ouvrant sa porte et en voyant quoi, RIEN DU TOUT.

Enfin si, moi sur sa carpette.

Elle me traîne je ne sais comment jusqu'à son canapé, où je décide de m'installer et de ne plus jamais bouger. Là-dessus la petite doctoresse se pointe, et là, chance, elle vient justement d'étudier un cas de maladie cardiaque ce qui lui permet de briller en prononçant le diagnostic: péricardite.  

Ensuite on m'emmène à l'hôpital sans me demander mon avis, à part qu'entre temps j'ai retrouvé toute mon énergie et que je ne suis absolument pas d'accord pour y rester, dans leur hosto! (Tout le monde s'en fout, de ce que je peux bien dire!)

Eh, j'ai plein de cours à donner, moi, et autre chose à faire que strictement rien dans un lit! Sans compter que je fumais comme un pompier et que là, j'avais pas le droit!

Je n'ai pas eu gain de cause, et comme la sécu n'était pas encore en déficit on m'a gardée pendant une semaine, toujours sans me demander mon avis! J'ai été une malade épouvantable, je le sais et je m'en excuse infiniment rétrospectivement même si ça ne sert pas à grand-chose.... Toujours est-il qu'ils m'ont filé du Tranxène pour essayer de me calmer mais je ne suis pas sûre que ça ait fait beaucoup d'effet!

Je ne vous en dirai pas plus sur "ma" péricardite pour la bonne raison que dans les années 80 ce n'était pas comme aujourd'hui, on vous collait à l'hôpital sans vous donner d'explications, vous n'aviez pas accès à votre dossier médical et on ne vous disait RIEN, ce qui permettait aux toubibs de garder leur aura je suppose.

Enfin voilà, c'était mon premier séjour à l'hosto.

Je ne savais pas encore que pile poil deux ans plus tard, j'allais me séparer de mon mari...

 

 

 

 

(¯`v´¯)
`·.¸.·´

☻/
/▌
/ \

 

 

Belle journée à vous mes loulous ! 

 

Catégorie Ma vie

21 février 2026

La cousine de ma grand-mère

la cousine de ma grand-mère

 

 

Quel âge puis-je avoir ? Huit ans ? Neuf?

Comme souvent, je demande à ma grand-mère le petit carton qui contient toutes ses photos.

Mamy pendant ce temps repasse. Elle repasse tout le temps, 22h sur 24 comme elle dit. Sa table à repasser c'est toute sa vie.

Nous nous trouvons encore à la teinturerie dont elle est la patronne, dans ce que j'appelle "la vieille maison", où au-dessus, avec mes parents jeunes mariés, puis ma petite sœur, j'ai passé mes quatre premières années.

Cette maison n'existe plus, elle a été démolie, mes grands-parents expulsés, mais je n'ai rien oublié.

L'espèce de grande panière sous la table à repasser, destinée à accueillir les robes de communion, les draps, les vestons … et où Mamy déposait mon père bébé pendant qu'elle travaillait (de nos jours, elle aurait les services sociaux aux fesses).

Il y a le poêle, avec les fers qui chauffent et que Mamy attrape avec un morceau de tissu pour ne pas se brûler.

Et puis la pattemouille bien sûr. Qui repasse encore avec une pattemouille ? Jeune femme, je l'ai fait. 

 

Donc, je regarde les photos.

Dans quelques années je les connaîtrai par cœur. Jusqu'au jour lointain – mais ça je ne le sais pas encore, et tant mieux, parce que pour moi ma mamy est immortelle – où j'hériterai de ce petit carton.

Je regarde les photos et je demande à Mamy, Qui c'est ?

C'est mon père, me dit-elle, et je note soigneusement son nom au dos. Mamy me corrige : ça ne s'écrit pas comme ça. Sa famille paternelle est Belge et 'oe' ne se prononce pas 'oe' mais 'ou'.

Donc quand elle dit 'ou', il faut écrire 'oe'.

Et là, c'est ma grand-mère maternelle, dit Mamy, qui encore une fois corrige l'orthographe du patronyme. Plus tard, je saurai que la lignée de sa grand-mère est de l'Aisne et qu'ils parlent avec l'accent du coin, une certaine façon aussi de prononcer les a et les au, un peu comme les chti. Vous voyez ce que je veux dire, lo ?

Donc quand elle dit 'o' il faut écrire 'a' et quand elle dit 'ou' il faut écrire 'au'.

Et puis il y a cette photo de Yvonne Magenta (je change le nom de famille), la cousine de Mamy.

 

J'ai dans les onze, douze ans.

Mes parents ont enfin obtenu un petit 2 pièces où ma sœur et moi partageons l'unique chambre.

Ça fait déjà un moment que les baffes pleuvent et je me demande aujourd'hui si ce n'est pas pour ça que je me lance dans la généalogie. Pour essayer de comprendre, donner du sens.

Creuser la violence, la faire mienne.

Plutôt la violence (papa) que ce que je perçois comme de l'indifférence (maman). Bien entendu rien n'est jamais si simple, mais je ne suis encore qu'une enfant. Je comprendrai plus tard.

Pour l'instant, je commence par remonter la lignée du nom que je porte.

Je ne le sais pas encore, mais quelque part, ça va me sauver la vie. Non pas au sens propre, évidemment, mais ça va me permettre de comprendre, de pardonner, de me réconcilier.

 

J'ai dans les cinquante ans.

Ma fille (celle qui est maman) me demande de raconter mon histoire pour ses fils.

Je me mets donc à écrire. Et à écrire, et à écrire. Car il y a mon histoire, mais mon histoire c'est aussi l'histoire de ma mère. De mon père. De mes grands-mères. De mes arrière-grands-mères.

De Julie, celle dont je porte le nom. La rejetée de la famille. Comme moi.

Quand j'étais jeune, j'avais écrit quelque chose qui s'appelait "Histoire des femmes de ma famille".

 

Et me voilà donc à noircir des pages – c'est une expression, heureusement que l'ordi existe maintenant ! Encore que ce présent texte a d'abord été manuscrit, comme la plupart de ce que j'écris.

(D'ailleurs je vous informe qu'il est en train de lever comme un gâteau car à la base je voulais juste vous parler de la cousine de ma grand-mère !).

 

Et c'est comme ça que je me mets à raconter l'histoire de ma famille.

La vraie histoire, pas juste des noms et des dates. Je relis tous les actes, je m'intéresse aux parrains, marraines, témoins, amis. J'étudie les recensements, qui fournissent tant d'informations, les frères et sœurs, la façon dont on les appelait (vous avez remarqué, dans les actes il y a deux ou trois prénoms, comment savoir par lequel on les nommait?), j'ai même parfois trouvé des personnes qu'on appelait tout-à-fait différemment de leur prénom de baptême, à commencer par la grand-mère paternelle de ma mère, ce qui me permet ensuite de chercher pourquoi on ne l'appelait pas par son prénom…

Bref, moi la fille la moins patiente de la terre, je suis capable de tourner des trentaines et des trentaines de pages quand je cherche des noms dans un recensement ..

Je me penche sur leur façon de vivre, sur leur place dans le village, leurs conditions de travail …

Il y a souvent beaucoup de manouvriers, journaliers, et autres valets de labour dans nos généalogies, ce qui représente la couche la plus basse dans la hiérarchie du Tiers-État, juste avant les plus démunis, tout en bas de l'étage social du village.

La plupart sont propriétaires de quelques biens : une maison avec son jardin et quelques arpents de terre, parfois un peu de bétail. Pour survivre, ces paysans non qualifiés louent leurs bras pour les grands travaux agricoles saisonniers en échange du labourage de leur modeste lopin, tandis que leurs épouses se chargent d'enfants en nourrice ou s'activent dans de multiples travaux tels le filage ou le tissage…

Pour eux, l'espoir de promotion sociale est mince, et ils sont les premiers à glisser dans l'endettement, l'indigence ou la mendicité.

Pour autant, appartenir à cette classe sociale modeste ne fait pas de nos ancêtres des "petits". En effet, la place occupée alors par chacun au sein du village dépend d'autres critères tels que l'ancienneté de la famille, ce qui représente alors une valeur importante, ou encore l'estime qu'on lui porte – autant de prix qui à cette époque, importent autant, sinon plus, que le niveau de fortune.

C'est pour ça que dans certains actes on peut trouver "le sieur Tartempion" (ou "honorable" ou "Monsieur"), un qualificatif d'estime qui le tire de la masse des manouvriers et des travailleurs.

 

C'est bien joli tout ce blabla, mais la cousine de Mamy, alors ?

J'y viens (j'avoue, je ne pensais pas vous raconter ma vie ! Ce n'est pas du tout mon genre!).

Oui donc, la cousine de Mamy s'appelle Yvonne Magenta.

Or, il existe bien une Yvonne, fille de son oncle et qui par conséquent est censée porter le nom de son père à elle qui ne s'appelle pas du tout Magenta.

Cette cousine Yvonne a sans doute épousé un Monsieur Magenta, alors ?

Rien à faire, depuis toutes ces années, pas de Monsieur Magenta.

Suspense, hein ?

 

Finalement, je viens de la trouver, cette Yvonne Magenta!

Par hasard!

En effet, en ce moment j'écris l'histoire d'une de mes lignées qui est axonaise, et c'est comme ça que l'énigme s'est résolue : Yvonne Magenta n'est pas la cousine de Mamy, mais une cousine de Mamy .. (elles ont les mêmes arrière-grands-parents ..).

 

C'est drôle ..

Cette dame aurait 119 ans … Elle n'a sans doute jamais su que, quelque part en Île-de-France, une petite fille a gardé une photo d'elle toute sa vie en se demandant qui elle était ..

 

 

Catégorie Ma vie

18 février 2026

Il a dit oui

 

J'ai passé la Saint-Valentin avec .. mon deuxième petit-fils, qui s'est invité à la maison, et le dimanche soir au téléphone avec le grand et sa compagne. Qu'est-ce qu'elle est mignonne cette jeune fille !

Déjà, premièrement, elle a l'esprit de famille. Quelque chose qui est important pour moi et qui, à mon sens, se perd quelque peu.

Deuxièmement, elle adore les photos, ce qui est une grande qualité. Et bien sûr, je ne dis pas ça parce que je les adore aussi !

Bilan, je leur ai envoyé une clé pleine de photos il y a quelques mois et une récemment. Ce n'est pas assez !

"T'as qu'à envoyer toutes tes photos, Mamy!" me dit mon petit-fils, qui n'a aucune idée du nombre de photos que j'ai pu faire de lui et de ses frères depuis qu'il est né (il y a 22 ans).

 

À part ça, ma petite-fille a deux mois et je ne l'ai toujours pas vue.

Ceci dit, je ne suis plus triste ni en colère. Quelque chose a lâché d'un seul coup. À quoi sert que je passe par tous les états d'âme, puisque c'est comme ça ?

En revanche j'ai tapissé ma chambre de photos d'elle et mon frigo de magnets. Qu'est-ce qu'elle est belle !

Je sais bien que tous les grands-parents pensent ça de leur petite-fille (mais pour la mienne, c'est vrai !).

Elle a le haut du visage de mon fils et elle a la bouche de sa maman. Une très jolie bouche, d'ailleurs.

Et en plus, elle est super sage, comme était mon fils bébé (c'est après que ça s'est corsé, quand il a commencé à gambader partout).

Mais donc, pour en revenir à ce bébé que je n'ai pas encore vu, ça va.

Ma foi, ce qui compte, n'est-ce pas que chacun aille bien, mon fils, ma belle-fille et la petite? Ah oui, maintenant je peux vraiment dire ma pré-bru. Plus de PACS, FB nous a appris qu'ils vont se marier !

Quand j'ai lu ça, ça ne m'a même pas fait mal. C'est bon, c'est intégré dans le disque dur qui me sert de cerveau : si je veux des nouvelles de ma belle-fille, il faut que j'aille sur FB.

Serais-je enfin devenue une reine en zénitude ?

De toutes façons, dans l'immédiat, je ne peux pas y aller. Ma copine arthrose étant de retour (jambe non opérée), j'avais pris rendez-vous avec le chirurgien.

Au moment où je l'ai vu (fin janvier), il m'a posé tout un tas de questions : mal en dormant ? en montant les marches ? boiterie ? lombaires ?

J'ai dit non à tout.

Seulement, depuis, je me rends compte qu'en vrai, j'ai mal en dormant, en montant les marches, etc..

Je devais être dans le déni, comme d'habitude.

Ce qu'il faudrait, c'est que je retourne nager .. mais je ne sais pas pourquoi, je n'ai envie que de marcher.

C'est bien simple, mes voisins/voisines me font coucou de leur fenêtre à force de me voir passer deux fois par jour..

Donc, globalement, tout va bien !

 

Et pour vous ?

 

2008

avec mon fils et mes deux petits-fils

 

2006

découverte des pâquerettes du jardin

par le cadet de mes petits-fils

 

 

Catégorie La vie de tous les jours

14 février 2026

Tout un binz

Maman et Pierre, un de ses béguins

(comme on disait alors)

 

 

Lorsque j’étais jeune j’avais une idée très précise de ce que je voulais faire plus tard :

1- je voulais prendre la route. Pour l'Inde, exactement.

2- je voulais faire un bébé toute seule. Plus précisément, je voulais en faire (au moins) quatre : un Blanc, un Noir, un Jaune, un Rouge. Mais ce que je ne voulais surtout pas, c’était vivre avec un homme.

Pour mes dix-huit ans, mes études pas finies et mes désirs de voyages plein la tête, Maître Destin sur son Nuage Perché me tînt à peu près ce Mirage :

Ambre, cadeau ! En voilà un beau ! Il a dix-sept ans, et des yeux .. une bouche ! Et la tête ! Alouette !! Pour ton p'tit Blanc il fera très bien l’affaire !

C’est vrai qu’il était beau, purée..

 

En fait de voyage en Inde il m'a emmenée à Trestraou (Bretagne).

On est rentrés au bout de trois jours, fauchés comme les blés.
 

Quant à mes p'tits Noir/Jaune/Rouge, .. 

 

Allez savoir pourquoi il m’en a fait tout un binz ?

 

Et vous, vos rêves de jeunesse ? vous les avez réalisés ?

 

Catégorie Old Stories

 

10 février 2026

Une miette de pain

Février 2018

Ah oui, c'est rare d'avoir autant de neige en RP !

 

Il y a un certain temps, enfin toute ma vie d’avant en fait, j’avais tout le temps chaud. Mais quand je dis "chaud", c’est vraiment chaud ! Au lit, c’est moi qui réchauffais les pieds, c’est vous dire ! J’avais en permanence la sensation d’être un moteur en surchauffe.

Comme par ailleurs j’ai toujours été particulièrement patiente, pulsive, calme et modérée, vous avez juste à imaginer ce qu’était ma vie (et celle des autres) !

Ceci dit, quand on a quelque chose qui est casse-bonbon dans la vie on a forcément autre chose qui compense. Et ma compensation, c’est sur ma facture d’EDF que je l’avais, surtout l’hiver. Ben oui, pas besoin de chauffer vu que j'avais toujours trop chaud ! Pas besoin non plus de gros pulls, d’emmitouflage et autres mitaines !

Or, un jour qu’il est possible (je dis bien possible. Chacun voit midi à sa porte) que j’aie très très légèrement pété les plombs, ainsi qu’un certain nombre d’assiettes qui de toutes façons étaient toutes dépareillées, mon conjoint secouant la tête d’un air las m’enjoignit très fortement d’aller consulter. J’adhérai à son enjoignement avec d’autant plus de grâce que 1) la grâce est innée chez moi et que 2) je commençais à ne carrément plus me supporter.

Ce qui, vous en conviendrez, est drôlement embêtant.

C’est comme ça que j’appris qu’un nodule chaud s’était logé dans ma glande thyroïde. Ni une ni deux le médecin me débita toute une panoplie d’arguments censés me convaincre de me faire opérer.

- Vous ne serez plus maigre !

- Comment ça je suis maigre ? Mon poids me convient très bien !

- Vous n’aurez plus les yeux exorbités !

- C’est avec des arguments comme ça que vous réussissez à envoyer vos patientes sur le billard ?

- Écoutez de toutes façons, vous n’avez pas le choix, parce qu’il n’y a pas d’autre solution que l’ablation. Mais ne soyez pas inquiète, nous maîtrisons parfaitement la thyroïdectomie à présent. Après vous avoir endormie, bien entendu (huhuhuhu), on va vous ouvrir le cou en deux..

- Glps..

- .. ensuite, un petit coup de bistouri et hop ! Plus de nodule ! On vous laisse comme ça le temps de l’analyser ..

- Ah bon ? Parce que si c’est bénin vous me le remettez ?

- Mais non mais bon, on va pas refermer si deux secondes après faut rouvrir pour enlever tout le reste ! On n’a pas que ça à faire non plus !

- Ben justement, si vous n’avez pas que ça à faire je vais plutôt rester chez moi..

- Non-non ! je viens de vous dire que vous n’avez pas le choix ! Allons mon petit qu’est-ce que c’est qu’un nodule de rien du tout ? hein ? une goutte d’eau, une miette de pain dans la boulangerie de votre vie !

- Oui ben moi j’y tiens à ma miette !

- Tsss tssss.. Bon, allez chercher vos petites affaires, qu’on ne perde pas une minute. Le temps c’est de l’argent !

Et voilà. C’est comme ça que je me suis retrouvée sans radiateur intégré.

C’est comme ça que, pour la première fois de ma vie, j'ai découvert ce que c'était que d'avoir froid.

Mais bon … vaut mieux avoir froid (vous mettez cinq pulls et c'est bon) que trop chaud (une fois que vous avez tout enlevé vous faites quoi, hein ?).

Z'êtes pas d'accord?

 

Février 2018

 

Et vous, mes amis, la chaleur, le froid, ça vous parle ?

 

Belle fin de journée à vous !

 

❤♥●•٠·˙. ˙·٠•●♥❤

 

Catégorie Old stories

3 février 2026

Pour le plaisir du partage ..

 

Une petite photo avec mon frère..

2012

 

*

Allez, encore une !

2021

Ah oui, c'est une spécialité familiale de prendre les photos de traviole !

 

*

Et une sans mon frère...

2021

C'est vrai que je n'étais pas épaisse .. Je m'en rends compte maintenant en regardant les photos !

 

 

Très belle Journée à vous ! 

 

☼*´¨`*•.☼*´¨`*•.☼*´¨`*•.☼*´¨`*•.☼*´¨`*•.☼*´¨`*•.☼

 

Catégorie Note éphémère

31 janvier 2026

"Les épines du Christ"

 

Mon frère ne peut plus vivre seul.

Il y a quelques jours, je suis allée chez lui pour l'aider à préparer son baluchon pour "le pad'" (comme il dit). J'ai ouvert les placards pour prendre des affaires de toilette.

Vides.

Complètement, absolument, totalement VIDES.

Où sont passés les serviettes, draps, gants, couvertures, que ma mère avait en abondance ?

Quelque chose a commencé à se vider à l'intérieur de moi. Comme le placard.

Je suis allée dans la chambre de ma mère.

La première chose qui m'a sauté aux yeux, ou plutôt qui ne m'a pas sauté aux yeux, c'est la plante. La plante que ma marraine avait offert à sa sœur et qui, par miracle, n'était pas morte en même temps que ma mère.

"Les épines du Christ" pour ceux qui connaissent.

La plante n'était plus là.

Dans l'armoire de Maman gisaient deux cintres inutiles.

Où sont passés tous ses vêtements?

Quelque chose en moi s'est brisé, je ne sais pas quoi, je ne sais pas pourquoi. J'avais envie de pleurer.

En bas, rien de changé depuis toutes ces années : des piles de vêtements, récupérés où ? qu'il ne met pas, ils ne sont même pas à sa taille !

Des baskets dépareillées, entassées, des outils rouillés, des seaux… un bric-à-brac invraisemblable.

Oh ! Ce n'est pas nouveau, qu'il se débarrasse des choses en bon état pour les remplacer par un bazar innommable.

Ma sœur m'avait dit que ça porte un nom.

Le syndrome de Diogène.

Pour moi c'était juste une façon de se ré approprier les lieux, de pouvoir continuer à vivre dans cet endroit où il avait toujours vécu avec nos parents… en ôtant de sa vue ce qui lui rappelait trop ma mère ..

Mais jusqu'à présent, il ne s'était pas débarrassé de tout, tout, tout ….tout ce qui était à nos parents, à la maison …

Dans la cuisine, plus de vaisselle non plus.

Pauvre maison ..

À qui a-t-il tout donné ?

Pourvu que mes parents ne puissent pas voir ça.

Pourvu que ma mère ne puisse pas voir ça. Oh ! Pourvu que ma mère ne puisse pas voir ça !

La dame qui l'accompagne depuis deux ans (SAVS) l'a donc emmené racheter des vêtements et du linge de toilette. J'ai appris par la même occasion qu'il avait donné sa voiture à son voisin (conduire était devenu trop anxiogène pour lui) et qu'elle était allée y récupérer les papiers de la voiture et expliquer au voisin que mon frère ne pouvait pas donner sa voiture comme ça !

Oh lala ! Jamais je n'aurais pu prendre la décision de le placer.

Non, jamais je n'aurais pris cette décision. "Heureusement" que cela arrive maintenant, avec les dames du SAVS!

Mon frère est très content. Ça fait des mois et des mois qu'il clame à qui veut l'entendre qu'il ne veut plus vivre dans cette ville. Il ne supporte plus rien. Il ne supporte plus sa doctoresse. Il ne supporte plus ses voisins. Il veut partir. Il veut déménager !

 

Pour moi, les insomnies s'invitent souvent ces derniers temps.

Tout va bien pourtant, les dames du SAVS ont trouvé à mon frère une place dans un établissement tout neuf. Le frangin est enchanté.

Mais va-t-il se plaire ? Lui qui ne supporte rien..

Au moins, il aura des vrais repas…

 

Et puis d'un seul coup, je pense au rendez-vous qu'elles lui ont pris … chez un neurologue…

Et toutes ces choses qu'il invente, depuis quelques temps..

Et tout doucement, il y a un mot qui essaie de tracer son chemin jusqu'à ma conscience.

Alzheimer.

Ce mot, c'est Alzheimer..

 

Mon frère ne peut plus vivre seul dans la maison de nos parents. 

 

avec mon frère et ma soeur

Noël 1961

 

La vie de tous les jours

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