vendredi 27 avril 2018

Pour l'éternité

    Julie. Elle s’appelait Julie. C’est son nom que je porte, et celui de son père. Dans ma famille, tout le monde faisait comme si elle n’avait jamais existé. Carrément. Pour approcher Julie il m’avait donc fallu, au sens littéral, voyager dans le temps. L’enquête a été longue, enchaînement crescendo alimenté par ma curiosité de plus en plus grande, cheminement sans rupture, d’une rare intensité, moi qui suis si peu patiente. Allegro appassionato. Pourtant, la mission semblait perdue d’avance : les secrets de... [Lire la suite]

samedi 31 mars 2018

J'aurais dû faire médecine

Bonjour à vous en ce premier matin de week-end pascal ! Un soleil magnifique illumine l'Île-de-France. Rien ne me met plus en joie que d’ouvrir les volets sur une telle luminosité, même si la SNCF a décidé d’en profiter pour faire des travaux sur la ligne que j’emprunte pour aller à la piscine (et à partir de lundi soir nous enchaînons avec les grèves. Cool !). Donc si je veux aller nager aujourd’hui ce sera à pied (entendez par là qu’il va me falloir me servir de mes jambes si je veux ensuite me servir de mes bras).... [Lire la suite]
mardi 23 janvier 2018

Tu fais n'importe quoi!

Fête de la Rose à Gerberoy, 21 juin 2015   Quand je regarde en arrière et que je pense à ce que j’ai fait de ma vie, je me dis que je n’ai rien fait. Rien du tout. Je la trouve morne ma vie. Triste et morne. Et puis l’autre soir, j’ai eu une discussion avec ma fille aînée, elle me faisait part de sa peine, de son chagrin immense de n’être jamais mère. D’une manière tout-à-fait fugitive j’ai pensé à tout ce qu’elle avait pu faire (comme partir en Corée) précisément parce qu’elle n’est pas mère, mais je me suis dit que ce... [Lire la suite]
dimanche 31 décembre 2017

Pot d'colle

avec mon cousin (à droite)   L’année 2017 s’en va sur la pointe des pieds. Si je ne devais retenir qu’une seule chose de ces derniers mois c’est le progrès que j’ai fait sur le chemin du détachement. Le détachement ! Je sais, ça fait pompeux, dit comme ça... Mais si vous saviez ce que ma manière d’aimer, ma façon de m’attacher aux autres et d’y rester, surtout  (Pot d’Colle !) a pu et peut encore générer de souffrance ! Pas d’autres choix, donc, que d’agir sur moi et sur ma perception des choses, de... [Lire la suite]
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mercredi 29 novembre 2017

Partir loin

Il y a eu un moment où je me suis dit que ce n’était plus possible. Je ne peux pas, comme ça, m’accrocher à ce qui n’est plus. Je ne peux pas espérer des autres qu’ils ne suivent pas le chemin qu’ils ont à suivre même si c’est un chemin où je reste sur le bord. Je ne peux pas vouloir, d’un claquement de doigts, me détacher sans souffrir de quelque chose à laquelle je suis attachée en souffrant. Il y a eu un moment où je me suis dit : ça ne peut plus durer. Il faut que je bouge. Même si bouger, en l’occurrence, passe par... [Lire la suite]
Posté par Ambre Neige à 10:40 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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mercredi 25 octobre 2017

Je veux respirer

Mes parents, 1969 (on revenait de Grèce)   "C'est triste d'en parler au passé..." dit Célestine en réponse à ma narration du jour où je me suis fait aborder par un homme (beau de son état, donc dangereux pour moi). Non, Zosio, ce n’est pas que je "renonce". Juste, je ne veux plus souffrir. Or, si je regarde bien, ma relation à l’homme a toujours été souffrance. À commencer par celle avec mon père, que j’aimais comme une folle. Mon Dieu. J’ai écrit 'que j’aimais comme une folle'. Déjà, là, on se dit : il y a un... [Lire la suite]
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mardi 31 janvier 2017

Comme un boomerang

Lorsque j’étais petite, je réclamais inlassablement à ma mère : des câlins, des bisous, des câlins et des bisous. Maman, les bras ballants, se laissait enlacer en disant : "Arrête de faire la meule !!" En grandissant, on aurait pu espérer que la chose s’arrange. Pas du tout. J’ai continué à faire la meule. Là où on vous "NON", vous faites quoi, vous ? Vous laissez tomber et vous changez de crèmerie, je suppose ? Eh bien pas moi. J’insiste. Encore. Encore. S’teuplèèè!! Allééé ! Dis-moi qu’tu m’èèèmes !! En fait,... [Lire la suite]
mardi 3 janvier 2017

La place du vagabond

J’espère que vous avez passé une belle fin d’année, et pour ceux qui étaient seuls, que 2016 s’est éteinte avec beaucoup de douceur. Pour la vie qui continue en ce troisième matin de 2017, je vous souhaite, et je me souhaite, d’accepter les choses comme elles viennent et d’accueillir le cœur grand ouvert tout ce qui n'est pas prévu, chose pour laquelle, il me semble, on a toujours beaucoup de mal. Or, lutter contre ce qui est ne sert à rien, si ce n’est à nous laisser exsangue – et je sais de quoi je parle, j’ai nagé à contre-courant... [Lire la suite]