Bonjour à tous,

le devoir du lundi je le fais aussi le mardi !

Voici le texte auquel j’avais d’abord pensé pour cette consigne.

Bonne lecture et belle journée à vous !

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Tout à l’heure tu rendras la clé qui n’ouvre qu’une porte provisoire, offre des étreintes éphémères pour quelques heures parisiennes. Tout à l’heure tu repartiras mais nous n’en sommes pas là.

Nous n’en sommes qu’au silence.

Au silence qui n’est pas une absence de mots, pas un manque, pas une perte. Un silence habité, avec un poids, une senteur, une mobilité. Ce silence de toi, comme une force qui se meut, une matière mouvante, conductrice de vagues, de toi à moi, extensible, rétractable.

Ce silence de nos voix qui se taisent au dehors de la bouche. Ce silence de nos yeux au moment où nous nous faisons face.

Enfin.

Est-ce que tu sais depuis quand j’attends ce moment-là ? Mon petit cheval fou bondit en tous sens, cogne à l’intérieur à me faire hurler.

Calme-toi ma violence, calme-toi !

Je te regarde, je regarde tes mains, tes longues mains brunes, et le désir me monte à la gorge, au bord des lèvres, un désir magnifique, rayonnant, et soudain comme par devers moi, dans une tranquille audace sans un mot je m’approche de toi.

Voilà. Nous nous faisons face. C’est simple. Tu sais bien de quoi j’ai envie, tu le sais hein. Mes doigts qui tremblent font le tour de ta bouche, les tiens courbent ma taille tendre, je me coiffe de ton silence, toi tu lis dans le mien comme un livre grand ouvert, tu me plais tu sais, tu me plais tellement !

Regarde, quelque chose s’est ouvert à l’intérieur de moi, entends-tu ces vibrations musicales qui tombent comme des fleurs autour de nous ? Je veux les cueillir comme un bouquet, tiens mon aimé, tiens, un bouquet des vibrations que tu me fais! Mon souffle se suspend, j’interroge l’air autour de moi, est-ce un rêve ? Es-tu vraiment là ? La mélodie de te voir est si poignante que les larmes me montent aux yeux. Mais toi doucement tu prends mon visage entre tes mains, la tête me tourne, cet enchantement que savent dispenser tes doigts, mon Dieu ! Je jette mes bras autour de ton cou, tu me traites de folle, d’emportée, tu ris.. Emportée c’est vrai je le suis et je me colle à toi, je m’installe tranquillement dans l’espace où tu es, et au fur et à mesure que mon désir croît, l’attente de te goûter est de plus en plus insupportable, ma perception se fissure, comme si dans une folle résonnance toutes mes forces et tous mes sens ne tendaient plus qu’à une chose, être à toi, être en toi, à en devenir folle..

Puis d‘un seul coup, c‘est là, oui, c‘est là, ta langue vient de franchir mes lèvres entrouvertes, ta bouche est tiède et douce, ton nez frôle le mien, je te sens sur mes dents, je te tète doucement, tu t’écartes un peu et j‘ai un petit cri plaintif, à peine,

comme un chiot ..