sauterelle shalabasana 12 mars 2019

 

Hier, pas de yoga nidra pour finir: ce n’était pas le premier cours du mois, mais le premier cours après les vacances. Pour une fois que j’étais motivée !

Je suis la seule à ne pas aimer yoga nidra, tous les autres ont râlé!

À la place on a eu droit à shalabasana, la posture de la sauterelle, qui renforce paraît-il la détermination. Chez moi elle a surtout renforcé la sensation que mon sang stagnait dans mes fesses sans espoir d'atteindre le cerveau! Quant aux lombaires, elles se sont réveillées avec un grand cri de désespoir en se demandant ce qu’elles avaient fait de si peu recommandable pour devoir expier de la sorte!

Heureusement, après l’enchaînement habituel de cobra, montagne et autre pince (j’adore quand on fait ça à toute vitesse, ma prof se relève avec les cheveux tout emmêlés, si on la voyait comme ça hors contexte on penserait tout de suite à autre chose !), on a fait :

une révérence à la terre.

J’adore la révérence à la terre. Déjà, rien que le nom est merveilleux. Ramasser l’espace des cieux dans notre cœur et dans notre respiration, prendre conscience qu’on est rien du tout, du tout, et en même temps qu’on est tout. D’un seul coup, avoir une importance incroyable : être soi, être là.

J’adore.

J’ai passé la soirée avec une pêche formidable. Comme d’habitude j’ai fait la vaisselle en musique, et au moment d’I will survive (qui me transporte systématiquement à une fête scolaire de mon fils petit), je me suis mise à danser, les bras en l’air, les assiettes au bout des bras, comme je ne l’avais pas fait depuis bien longtemps. J’ai pensé à la connivence incroyable que, malgré tous les malgré, on a toujours eue, et cela m’a rendue terriblement heureuse.

 

>>>>> soupir niais <<<<

 

La vie est belle, ne trouvez-vous pas ?