C’est un message un peu particulier que je voudrais partager aujourd’hui. Peut-être parce que Noël approche, peut-être parce que, curieux hasard vraiment, je commence à échanger avec une nouvelle amie, évoquant la période qui a suivi le décès de ma mère et tout ce qui a entouré ce moment où j’avais vraiment dégusté.

Le hasard sur internet, c’est quelque chose de too much : on ne se voit pas, alors on ne peut pas dire que quelque chose du physique de la personne nous attire inconsciemment. Alors comment se fait-il que ce quelque chose nous entraîne irrésistiblement vers tel ou telle ? Ou, tout aussi bien d’ailleurs, qu’on ne "sente" pas certaines personnes sans trop savoir pourquoi ? 

Mais bref, voilà : on est poussé vers tel ou telle, et à mesure qu’on se découvre, la magie opère. C’est un phénomène dont je n’arrive pas à me lasser. Oui donc, les mots nous ont conduites, cette nouvelle interlocutrice et moi (interlo-mailiste?), à évoquer la période où Maman avait décidé de partir se reposer pour l’éternité, me laissant dans un désarroi indescriptible et plus seule que jamais.

Au lieu de m’arrêter là, je ferais bien d’ajouter que c’est AUSSI à ce moment-là que j’ai fait les plus merveilleuses rencontres qui soient : je citerai Fazounette pour le seul plaisir de parler de ma Fazou qui n’est plus de ce monde, je citerai aussi celui qui pour toujours m’a réconciliée avec le genre masculin (je ne te remercierai jamais assez. Je sais que tu le sais, mais j’aime bien te saouler avec ça).

Allons bon. Où suis-je encore partie ?

Je m’égare, je m’égare.

Permettez-moi de sauter allégrement de Charybde en Scylla, et d’arriver au sujet qui me préoccupe : le divorce de mes enfants.

Alors il se trouve que comme ma fille n’a pas de PC, sa boîte mail a été créée sur le mien. Si c’est bien elle qui échange avec son ex en utilisant son tel portable – sauf rares fois où ce dernier fait du zèle, auquel cas j’envoie le mail sous sa dictée -, il se trouve que je suis aux premières loges puisque les mails me passent sous le nez.

Quatre ans se sont écoulés. Le divorce est prononcé. Et nous en sommes encore aux bassesses, aux menaces, aux vacheries.

Quand j’ai lu tout à l’heure que mon ex-gendre menaçait de re-saisir le tribunal, juste après le haut-le-cœur j’ai eu envie d’intervenir. Mon Dieu. Toi que j’ai accueilli comme mon fils, mais qu’est-ce que tu fous ? Est-ce indispensable d’être blessant à ce point ? Qu’est-ce que ça changerait de dire les choses plus gentiment?

Évidemment, je ne peux nier que ça me rappelle quelque chose… Des blessures qui ne se refermeront jamais, parce que pour qu’elles se referment, il faut être deux à le vouloir. Or, mon ex à moi il aime encore, depuis tout ce temps faire mumuse avec mes nerfs (à sa décharge, de la pâte glaise je suis).

Oui, donc, simultanément à mon désir d’intervenir j’ai imaginé la tête de ma fille si je me mêlais de ses affaires. Elle me dirait encore que je crois au Père Noël, que son ex a réussi à m’endormir, même moi, qui pourtant, etc..

Mais quand même, ne pourrait-on pas se haïr avec un peu plus d’amour ?

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