Bonjour à vous,

je vois bien, à vos gentils petits bots en privé, que cela vous intrigue que je sois passée de un, voire dix bessages bar jour à que couic.

Il faut que je vous explique que depuis quelques temps, je pleure. Sans reprendre bon souffle (navrée, bais du coup j’ai le dez bouché). Je pleure batin, bidi et soir. Les chutes du Nivâna, comme dirait ba fille Adeline qui a toujours été nulle en géo. Du coup, je ne bois plus rien pour écrire. Les larmes tombent sur le clavier et inondent tout.

Ceci étant, je suis plutôt contente. Quand ba deuxième fille a divorcé ces p’ de larmes n’ont jamais voulu sortir. À la place j’ai eu un orgelet du plus bel effet pendant trois bois et demi (cent onze jours exactement). On avait même fini par sympathiser, je lui demandais de ses douvelles chaque batin, il me répondait en langage œil (que je ne baîtrise pas encore barfaitement, néanboins).

Donc, je pleure. Je suis une pauvre petite chose bou, bou, ô si bou. Je ne vais plus au yoga (symptôme grave). Je ne vais plus à la piscine (symptôme très-très grave).

Et puis ce batin la petite citation c'était ça :

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Quel prix? Bystère, et puis courir, pas vraiment, mais barcher, pourquoi pas.

Et je suis sortie.

Bien sûr, si j’avais une voiture, enfin pour commencer si j'avais le permis, je serais sans doute partie en voiture. Voir la ber. Ce qui d’aurait rien changé (sauf que j’aurais vu la ber).

Mais je d’ai di l’un di l’autre.

J’ai donc pris bon sac et bon banteau. Je suis passée à côté du local poubelles pour bazarder ma quantité industrielle de "si" et je suis partie.

Il faisait beau, le ciel était bleu et les arbres aux couleurs de l’automne offraient un spectacle bagnifique.

Je me suis rendue dans un coin de ba ville que j’aime, bordé de peupliers. Depuis quelques temps, une table de pique-nique a été placée à cet endroit. Le banc était bouillé, j’ai étalé l’un sur l’autre tous les Kleenex que j’avais et je me suis assise par-dessus.

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J’ai sorti bon cahier (j’ai toujours de quoi écrire avec boi) et j’ai commencé à écrire ce que vous êtes en train de lire.

Après quoi, puisque j’avais le uc bouillé de toutes façons, je be suis assise en tailleur dans l’herbe pour écouter les arbres. J’ai regardé les feuilles êtres balancées doucement par le vent. Je me suis dit que ça devait être bien d’être une feuille qui se laisse porter par le vent sans pleurer toute la journée.

Voilà.

Je ne sais pas si je fais bien de vous faire ce bessage, j'espère que oui et pas que j'aurais bieux fait de be taire. 

Je voudrais ajouter que le bobent que je traverse ne b’empêche pas de penser à ceux d’entre vous qui sont dans le chagrin.

Je vous souhaite une belle fin de journée.

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