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Une semaine passée avec mon fils et sa petite compagne. Leur départ laisse un grand vide.

D’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours ressenti ça, une béance lorsque je me sépare, quelque chose d’infiniment .. désagréable. Comme une vague qui ne parvient pas à se dérouler, bloquée contre le sternum.

Est-ce "normal" ?

Mon fils aime bien venir, il aime bien rentrer aussi, je ne pense pas qu’il ressente ce genre de chose.

D’ailleurs je me demande si ce ne serait pas un ressenti plutôt féminin? Est-ce que vous, pères, grands-pères, éprouvez ce pincement lorsque vos enfants vous quittent?

Et puis je suppose que cela dépend des femmes. Moi je suis plutôt "Ne me quitte pas, l’ombre de ton ombre, l’ombre de ton chien", etc.

Non, décidément, les séparations, ce n’est pas mon truc (en supposant que ce soit le truc de quelqu’un)(Ambre, shut up!).

En attendant, je progresse sur le chemin du détachement, je progresse! (je n’ai pas le choix, en même temps, alors autant positiver !).

À quoi ça sert ? me demande mon fils qui voit que je veux changer.

À quoi ça sert ..

C'est comme des battements d’ailes de papillon, des choses minuscules qui vont aider à se sentir mieux, à ne plus enquiquiner le monde.

Ne plus enquiquiner le monde : un bel objectif, non ?

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