Bonjour à vous,

cette semaine l'aîné de mes petits-fils a eu quinze ans et ça m'a fait vraiment tout bizarre, j'avais pourtant l'impression que ses terreurs nocturnes de bébé c'était hier, que mon fils apprenait à lui changer ses couches avant-hier.. Non? Ce n'était pas hier?

C'est fou comme le temps file, et encore, de quoi me plains-je, si c'était mon aînée qui s'y était collée au même âge que sa soeur, je serais en train de vous dire que j'ai un petit-fils de vingt-deux ans!

En ce moment je pense souvent au temps qui passe à toute allure, et pourtant, ce n'est pas faute de savourer le fait d'être vivant, au présent (comme dit ma prof de yoga).

Il y a quelques jours j'ai eu ma cousine au téléphone. Nos mères, qui étaient soeurs, étaient inséparables, et de ce fait, comme elles se voyaient au minimum tous les week-ends, mes trois cousins sont omniprésents dans mes souvenirs d'enfance et d'adolescence. C'est par l'aîné, par ses copains plutôt, que j'ai appris comment on fait les bébés (*), la seconde me confiait son fils petit à garder pour pouvoir aller traîner avec ses potes motards; quant au plus jeune (nous avons le même âge), il était censé m'épouser, mais vous savez comment sont les garçons dès qu'ils commencent à découvrir le vaste horizon truffé de femmes...

Bref.

Ma cousine (comme ma soeur) ne supportant aucune forme de joug, s'est éloignée de l'Île-de-France où était rassemblée toute notre famille. Comme ni elle ni moi n'aimons le téléphone je vous laisse tirer les conclusions. J'avais des nouvelles par son frère, celui que je n'ai pas épousé (le grand, c'est le même genre que moi: terré dans sa tanière).

Mais depuis quelques temps j'ai envie de me rapprocher de ma famille - enfin... ceux qu'il me reste.

Et donc, j'ai eu ma cousine au téléphone.

C'était absolument incroyable d'entendre sa voix, d'écouter son rire. C'était incroyable d'être projetée dans un espace-temps où il n'y avait plus de temps. Merveilleux de retrouver spontanément notre "langage", celui qui permet d'entendre les choses qui ne sont pas dites. Un moment chargé d'émotions diverses, parce que la vie, comme je dis toujours, ce n'est pas que du blanc ou que du noir. La vie est toujours là dans ses innombrables nuances, avec un rire et avec une larme.

Au cours de ce très long échange, il y a donc eu des larmes, des rires et des frissons. Une cousine qui est comme une soeur, n'est-ce pas un cadeau divin?

 

À gauche, ma cousine posant un bras protecteur sur son petit frère (blond) et sur moi; à côté de moi ma soeur et ensuite l'aîné de mes cousins. Devant, mon père et derrière, on distingue ma mère qui ne se teignait pas encore en blonde. C'était nos premières vacances à Franceville (Normandie) tous ensemble.

 

Je vous remercie de m'avoir laissé partager ce moment avec vous. Je vous souhaite une douce journée!