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J’imagine ma mère revenir à la vie et qui me demanderait : "Mais qu’est-ce que tu fabriques assise par terre à ne rien faire ??"

Je fais partie d’une génération où l’oisiveté, ou du moins, ce qui peut être considéré comme telle, n’était pas bien vue. Gamine, je lisais les BD en cachette, enfin quand je dis BD, je parle des illustrés bien sûr : Les Pieds Nickelés, Bibi Fricotin, Placid et Muzo, Tartine (je l'ai découverte en Italie (et en italien) sous son nom d'origine, Nonna Abelarda, puisque comme vous le savez peut-être, ce personnage est la Popeye italienne (sans les épinards)), ah et puis Popeye... Bref, juste pour dire que lire des illustrés ou écouter des 45 tours était considéré comme du temps perdu, en tout cas pour mon père.. Pas sûre de m'être débarrassée de cette culpabilité de faire quelque chose avec plaisir.

D’ailleurs, qu’avait pensé Maman lorsque j’étais allée au cours de yoga pour la première fois ? Que c'était encore une de mes drôles de lubies? Lui en avais-je parlé ? Je ne m'en souviens plus ..

C’est bizarre.. J’étais très proche d’elle, dans tous les sens du terme (le détachement et moi !), on se parlait tout le temps!

Mais se parlait-on vraiment ?

 

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