La semaine dernière je devais me rendre à Garges.

Alors, Garges, comment vous dire ? Vous quittez votre commune bien-aimée qui allie merveilleusement les avantages de la ville et les délices de la campagne (verdure, forêt à deux pas, petits oiseaux) pour descendre gare de Sarcelles où déjà, rien que le nom fait frémir.

Vous prenez le bus. Misère, à quand remonte la dernière fois où j’ai pris le bus ? Une trentaine d’années, il me semble. C’était à Paris et il était très tard (sinon, je marche !).

Bref, me voilà dans le bus ! Le conducteur n’est pas bavard, ne dit même pas bonjour ! Mon dernier souvenir de chauffeur de bus ? Un homme avenant et discutant (ça n’existe pas, discutant, comme adjectif ? Ah bon ?). Il prenait toujours de mes nouvelles. En même temps, j’étais enceinte et je prenais le bus deux fois par semaine : ça crée des liens !

Bref.

Donc, pas bonjour.

Et puis le trajet commence. En même temps que les hurlements d’un rappeur en détresse à volume maximum.

Ne vous méprenez pas : je n’ai rien contre le rap, j’en ai d’ailleurs longtemps écouté (bourrage de crâne par mon fils – heureusement, depuis, la Gazelle l’a mis au pas !). Donc, le rap, pourquoi pas ? Mais à un volume raisonnable, par pitié. Pas ce truc qui vrille les tympans. C’est qu’il avait l’air de souffrir, le pauvre !

Nous aussi. D’ailleurs, personne ne mouftait (en même temps, ça aurait été inu... inaudible).

La Muette (la mal nommée ?), tout le monde descend !

Le monde est gris… Bienvenue à Garges!

DSCN3288 la tour Eiffel Garges

La Tour Eiffel... mais si, cherchez bien!