Que je vous narre mes dernières mésaventures. Mon fils, avant son retour imminent avec sa chérie qui vit sur la terre de ses ancêtres (à lui) (le pire c'est que c'est vrai, comme quoi: il n'y a pas de hasard!), avant son retour imminent, disais-je, mon fils voulait revoir la mer.

Ni une ni deux nous voilà partis comme un seul homme, on voulait retourner à Équihen, une plage découverte la semaine dernière, super chouette et complètement déserte (maintenant on sait pourquoi, comme va le prouver la suite de l'histoire). Cette fois-ci j'avais tout prévu, mon maillot et des serviettes, pour n'avoir pas comme la dernière fois à me contorsionner dans la voiture pour me changer intégralement.

Bref on arrive, le ciel est bleu et la mer est haute, d'ailleurs elle bat comme une folle contre les rochers au point que de plage, point. Folle de joie je commence à trépigner sur mon siège, c'est tout juste si je ne pique pas une tête avant même que la voiture soit arrêtée, nonobstant la couleur marronnasse de la mer qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille (comme va le prouver la suite de l'histoire).

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Vous commencez à me connaître, rien ne m'arrête, et me voilà qui avance dans les vagues, armée de mon meilleur ami (mon APN) qui n'en menait pas large, ce en quoi il avait bien raison (comme va le prouver la suite de l'histoire).

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Mon fils était comme moi les pieds dans l'eau, enfin quand je dis les pieds c'est une façon de parler puisqu'en cinq minutes trois quarts on était éclaboussés jusqu'à la taille. Seulement voilà, brave mais pas téméraire il s'est dit comme ça qu'il n'allait tout de même pas se prétendre plus fort que les éléments, ce en quoi il a eu raison (comme va le prouver, etc).

Moi, toute à ma joie de faire des photos merveilleuses, je m'approche des rochers quand soudain, une vague m'attaque par derrière (à moins que ce soit une algue qui se soit sournoisement entortillée autour de mes chevilles), je me retrouve les quatre fers par terre mais surtout, contrairement à la fois où il m'était arrivée le même genre de tribulation à Étretat, je n'ai pas eu le temps de lever les bras pour protéger mon cher appareil que j'entends me dire glou-glou dans un adieu déchirant. Alors là je ne suis pas contente! Et encore moins quand je m'aperçois que je me suis étalée sur un espèce de machin en ferraille, j'ai un genou qui pisse le sang et l'autre qui n'est pas mieux, je hurle à la mort en brandissant mon appareil qui me regarde avec des yeux étonnés, jamais il ne m'a vue dans cet état, habitué qu'il est à ce que je sois calme et posée.

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Suite du programme, trouver une pharmacie ouverte à 13h30 pour acheter tout un attirail de compresses et autres pansements - donc j'ai déboulé en ville en maillot de bain où j'ai fait mon petit effet à défaut de faire un effet certain (je ne voulais pas mettre du sang plein mon pantalon!!), retour hors ville (quand même) pour me changer.

Puis direction Calais où mon fils avait envie de rêver devant l'Angleterre...

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Calais dans le vent, lalala lala! ♪♫

 

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3 juin 2015