posture de la vache

Après cette posture, impossible à faire correctement pour moi (je dois avoir les bras trop courts, je n’arrive pas à joindre les doigts dans mon dos), le cours s’est terminé de la façon suivante : la prof nous a demandé de nous boucher délicatement les oreilles et de prononcer cinq Ooooooooo, tel un bourdonnement qui nous masserait l’intérieur du crâne, du thorax. Cela nous ferait du bien, assurait-elle, car cette pratique fait "tomber" les colères, les rancoeurs, bref, tout ce qui est négatif et pesant.

La prof a pour habitude de clore le cours en penchant la tête avec les mains jointes pour nous remercier. Cette fois, elle nous a suggéré de nous remercier également nous-mêmes.

Lorsque je quitte le cours, je revisite mentalement tout ce que nous avons fait et tout ce que la prof a dit (elle n’arrête pas de parler, en fait, pendant une heure et demi). Cette fois, je bute sur : me remercier moi-même. C’est comme quand on dit de s’aimer soi-même ou de se faire du bien à soi, je reste persuadée que ça ne peut pas être pareil que lorsque c'est une autre personne qui vous aime et vous fait du bien. En même temps, je repense à un moment où nous étions en position debout avec les bras tendus, paumes tournées vers le ciel, et la prof nous a dit de recevoir. Imaginer recevoir, du soleil, de la pluie, ce qu’on voulait. Ce n’est pas évident de recevoir, a-t-elle ajouté. Ce n’est pas facile d’ouvrir son cœur.

Quel paradoxe! Avoir envie de recevoir, et peur en même temps.

Je vais essayer de réapprendre à m’ouvrir.

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