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La banderole que j'avais fixée l'année dernière commence seulement à se décoller. C'est d'ailleurs à ça que j'ai réalisé que je ne l'avais pas enlevée!

Que l'année a passé vite! Si vite! (On s'exclame souvent ce genre de choses! Enfin, sauf quand on est en train de souffrir ou qu'on attend de retrouver son amoureux-se, auquel cas tout le monde sait que le temps passe trop lentement!).

Globalement, je suis plutôt contente de mon année. Beaucoup de situations qui semblaient sans issue sont résolues - on ne le croit jamais et pourtant c'est vrai: le temps est notre ami, même si mes filles ne me croient jamais quand je le leur dis. De nouvelles situations sont apparues, qui permettent de ne pas s'endormir sur nos lauriers... ce qui serait la pire des choses, je crois.

La chose la plus importante que j'ai découverte cette année est la gratitude. Enfin, je pense être ce qu'on appelle "une bonne nature", c'est en tout cas ce que ma mère disait. Je suis heureuse avec des "rien", plus exactement, avec des choses simples.

Je me rappelle, gamine, parfois soudain je suspendais mes gestes, je m’arrêtais de jouer, d’écrire, de pleurer. Je me sentais si heureuse que l’air autour de moi ne bougeait plus. Un sentiment d’élation gonflait ma poitrine, quelque chose qui me donnait très faim et en même temps me rassasiait. C’est assez difficile à exprimer.... Dans ces moments-là, je me disais : que j'aime la vie! Que c'est merveilleux d'être en vie!

Peut-être la différence, maintenant, tient-elle dans le fait que j'essaie de le formuler? Enfin: nous apprenons, mes filles et moi.

Car à propos des filles, j'ai cette chance-là aussi: nous avançons en choeur. Ma fille cadette, ça fait longtemps qu'elle pratique, avec ses "gratitude game" par ci, ses "découverte des gens du monde" par là. C'est surprenant d'ailleurs, quand on est une poor lonesome cowgirl, d'avoir des filles si ouvertes.

Ma grande, c'est grâce à elle que maintenant je médite. Enfin, disons, que je pratique pour la première fois quelque chose qui se rapproche le plus de la méditation.

Peut-être que c'est ça le paradoxe: toujours avoir besoin d'être coachée?

Et vous, quel bilan de votre année?