Jeudi, ma fille rencontrait les enseignants de ses enfants en Bourgogne. Comme on y allait ensemble en voiture, mercredi soir je lui ai proposé de dormir à la maison, surtout qu’on partait tôt le lendemain matin de manière à aller déjeuner chez mon fils et sa Gazelle avant, puisque par un hasard tout-à-fait hasardique ils habitent à une heure d'où vivent mes petits-fils maintenant…

Mercredi soir, ma fille a donc fait un saut chez elle pour donner à manger à son chat Tigrou.

Jeudi…

Premier enfant, premier village, première école :

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Deuxième enfant, deuxième village, deuxième école:

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Troisième enfant, troisième village, troisième école:

Ouf ! Les trois rendez-vous se sont bien passés, les enseignants ont été compréhensifs (pas évident de se présenter sereinement quand on est une mère qui n’a pas la garde de ses enfants, surtout qu’elle était en "territoire ennemi" et Dieu sait comment 'on' a parlé d'elle) mais du coup, c’est la décompression, les vannes lâchent, la tension se libère, et je n’ai pas trop envie de laisser mon bout de fille toute seule dans sa grande maison froide avec tout ça dans la tête. Alors une fois encore je lui propose de dormir à la maison… Donc de retour en Île-de-France on passe nourrir Titi.

Vendredi : on (se) récupère, je la gave de bonbons de photos de câlins, on va se promener à St Ouen l’Aumône (très joli parc, très apaisant), puis retour chez elle.

"Attention, Titi", dit ma fille en poussant la porte d’entrée car son chat a l’habitude de l’attendre juste derrière.

Tigrou commence par sortir sur le pas de la porte, constate qu’il pleut et re-rentre aussitôt. Ma fille va voir où en est la gamelle lorsque son chat s’affale à mes pieds, étendu sur le côté comme s’il ne tenait plus sur ses pattes…. Faut dire que c’est un vieux pépère et les seules pensées qui me viennent c’est "Il est en train de mourir !!!"… Oh non !!!!!!! Ma fille accourt, "Oh non mon bébé d’amour, j’ai besoin de toi moi !", on pense immédiatement au deuxième chat qu’elle avait (qui est en fait le premier) et qui, comme par hasard aussi, est mort juste avant qu’elle quitte son mari. Bref, elle prend son chat dans ses bras, il miaule de douleur, il pendouille lamentablement, comme inerte…. Ni une ni deux elle le met dans sa caisse de transport, il ne se défend pas ce qui n’est pas bon signe, et nous voilà repartis dans ma ville où se trouve le vétérinaire. J’avoue que sur le trajet les larmes me montent aux yeux chaque fois que j’entends un pauvre petit miaulement de détresse qui sort de la caisse, je sais ce que représente Titi pour ma cadette depuis qu’elle n’a plus ses enfants avec elle.

Verdict du vétérinaire : le chat n’a rien, rien de rien! Il va même très bien!!! La preuve c’est qu’arrivé à la maison Titi déambule comme un pacha bien solide sur ses quatre pattes (où est passée la pauvre petite chose qui ne tenait plus sur ses pattes ?), va dans la cuisine histoire de me réclamer une gamelle et retourne voir sa maîtresse l’air de dire : "Tu ne crois tout de même pas que je me serais laissé avoir trois soirs de suite, quand même ?"