Pour celles d'entre vous qui ont plusieurs enfants, je ne sais pas si cela va vous interpeller, mais figurez-vous que les trois miens, ils sont "jaloux" les uns des autres... Je crois pourtant avoir essayé, comme toute maman, de ne pas faire de "différence", mais je me demande aujourd'hui si ce n'était pas illusoire... Nos enfants on les aime bien sûr, on les aime de tout notre coeur, mais peut-on aimer notre fille pareil que notre fils? (Sachant qu'en plus, une fille et un fils ne sont pas forcément accueillis de la même manière dans les familles..)

Et que dire des affinités que l'on a avec tel ou tel(le) enfant, parfois? Que penser de l'histoire familiale qui pèse probablement dans la balance? Par exemple, ma grand-mère maternelle a perdu son papa lorsqu'elle avait 10 ans. Mon arrière-grand-mère, veuve, a dû travailler (en 1911 pas de CAF, pas de RSA, pas d'allocation veuvage), alors elle a placé sa grande fille chez la grand-mère suisse d'icelle (laquelle ne l'aimait pas parce qu'elle était Française), gardant avec elle sa plus jeune fille ..

L'histoire s'est répétée lorsque ma grand-mère à son tour s'est retrouvée veuve et qu'elle a placé ma maman chez sa grand-mère (une autre) qui elle non plus ne l'aimait pas...

Les petites filles qu'étaient alors ma grand-mère et ma mère ne se sont-elles pas, inévitablement, senties moins aimées de leur mère que leurs soeurs? Dans quelle mesure les blessures des enfants qu'ont été nos parents ne se transmettent pas d'une génération à l'autre?

boude